Actualités professionnelles
Cette rubrique est avant tout destinée aux professionnels de la vigne et du vin. Ils y retrouveront des informations techniques ou liées à la vie de leurs associations professionnelles.
19 juillet - COMCO : les consommateurs face à l'euro
Le nouveau président de la Commission de la concurrence (COMCO) Vincent Martenet veut lutter contre les prix élevés en Suisse. Les consommateurs helvétiques doivent profiter davantage de l'euro faible, souligne- t-il dans une interview parue dans la "NZZ am Sonntag".
"Quand l'euro baisse, nous attendons que les différences de change se répercutent sur les prix". La COMCO intervient si elle trouve des indices de cloisonnement des marchés, souligne le Neuchâtelois, en poste depuis début juillet.Selon lui, il est inacceptable que les prix soient plus élevés en Suisse parce que le pouvoir d'achat y est plus fort. Vincent Martenet menace d'ouvrir une enquête: "Nous cherchons des cas exemplaires qui permettent d'orienter le marché", ajoute-t-il. Le principe du Cassis de Dijon va fournir des impulsions positives sur le long terme, considère le président de la COMCO. Depuis le 1er juillet, les biens importés de l'Union européenne ne doivent plus satisfaire au préalable aux prescriptions suisses, souvent plus strictes. Contrairement à son prédécesseur Walter Stoffel, Vincent Martenet ne se prononce pas en faveur d'une adhésion à l'UE. Il souhaite par contre que davantage de pouvoir soit accordé au régulateur afin de réduire la durée des procédures. Une autre préoccupation est l'accès correct des opérateurs aux réseaux de fibre optique.
14 juillet - OGM: Bruxelles propose la culture à la carte dans l'UE
Les États membres de l’UE pourront désormais décider librement et individuellement d’autoriser ou d’interdire les cultures transgéniques. Ainsi en a décidé la Commission européenne mardi dans le cadre de la promulgation d’un paquet de dispositions sur l’ingénierie génétique: les États membres de l’UE pourront dorénavant bénéficier de conditions simplifiées pour définir eux-mêmes des zones sans OGM, c.-à-d. qu’ils ne devront plus justifier scientifiquement leurs décisions. Bio Suisse salue la décision de la Commission européenne de laisser plus de marge de manœuvre aux États membres pour interdire les OGM sur leur territoire ou pour définir des zones sans OGM. Puisqu’elle diminue la pression actuellement exercée sur la Suisse pour qu’elle autorise sur son territoire les cultures transgéniques autorisées dans l’Espace européen, cette décision renforce le désir de la Suisse de continuer d’avoir une agriculture non transgénique. S’il veut pouvoir se maintenir dans les conditions qui se dessinent, le secteur agroalimentaire suisse à besoin d’une stratégie de qualité qui mérite vraiment ce nom, et la production agroalimentaire sans OGM représente déjà un des principaux piliers de cette stratégie. En effet, le fait d’avoir une agriculture sans OGM est, en plus de l’écologie, du bien-être des animaux et de la haute qualité de la production agricole et de la transformation agroalimentaire, une importante preuve de la crédibilité du secteur agroalimentaire suisse.
13 juillet - Agriculture et biodiversité font bon ménage
Pour cette étape estivale de son voyage virtuel à l’enseigne de l’Année internationale de la biodiversité, le canton de Vaud invite ses habitants à découvrir le Plateau. Il montre comment une région agricole oeuvre pour le maintien de sa biodiversité. Voir www.vd.ch/biodiversite-plateau.
Coquelicots, bleuets, bruants jaunes, pie-grièche écorcheurs, lièvres figurent ainsi parmi les espèces que vous pouvez observer en parcourant le Gros de Vaud. Si l'agriculture a tout intérêt à prendre soin de la biodiversité, c'est que celle-ci le lui rend bien, en lui fournissant aussi de précieux services: les milieux naturels proches des cultures abritent de nombreux auxiliaires de l’agriculture, tels les insectes pollinisateurs ou prédateursdes ravageurs. La diversité des plantes et les haies assurent également la stabilité des sols et limitent l’érosion. Et finalement, chacun profite de cette diversité biologique des campagnes, même si l'économie de marché peine encore à reconnaître à son juste prix cet élément qualitatif essentiel. Notre société accorde cependant une importance croissante à un paysage de qualité. Les plus curieux retrouvent même des saveurs gustatives végétales que l’on croyait oubliées, le long des haies ou des chemins, et jusque sur les meilleures tables de la région.
5 juillet - L'ambroisie va bientôt fleurir; il faut l'arracher maintenant
L'ambroisie peut pousser dans un jardin, au bord d'une route, dans un champ ou un pré. Bientôt, cette plante originaire d'Amérique du Nord va produire son pollen potentiellement allergène en Suisse. Afin d'enrayer la prolifération de l'ambroisie, les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW appellent à l'arrachage de cette plante exotique dans le cadre de la stratégie de lutte. Tous les détails se trouvent dans le document ci-joint.
2 juillet 2010 - Terrains agricoles genevois
Genève taxera de 15% les plus-values sur la vente de terrains agricoles.
Genève va taxer de 15% les plus-values foncières réalisées sur la vente de terrains agricoles déclassés en zone à bâtir. Le parlement a accepté jeudi soir de modifier dans ce sens la loi d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. Cette taxe vise à compenser la valorisation due au déclassement. A Genève, le mètre carré vaut 8 francs environ en zone agricole, passant à 150 francs en zone de développement. Or l'accord sur le logement, entré en vigueur en 2007, le porte à 450 francs afin d'inciter les propriétaires à vendre et de permettre la construction de logements, a rappelé le ministre des Constructions Mark Muller. Le produit de cette taxe sera versé aux communes pour la construction d'équipements importants - comme des écoles - dont les difficultés de financement les motivent à s'opposer à la densification de certaines zones. Il servira aussi à valoriser les produits agricoles genevois.
2 juillet 2010 - Les vins valaisans devraient atteindre les objectifs en 2015
La viticulture valaisanne devrait atteindre l'objectif d'un chiffre d'affaires de 440 millions de francs en 2015. Si le secteur se porte bien, une étude de la faculté des HEC de l'Université de Lausanne met en garde contre la banalisation de certaines spécialités comme l'arvine.
La 3e partie du rapport de la faculté des Hautes études commerciales (HEC) était présentée vendredi à Châteauneuf (VS). Parmi les recommandations, l'auteur de l'étude VITI 2015, le professeur Bernard Catry, appelle aussi l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV) à chapeauter les activités de la branche. Des objectifs communs doivent être décidés. L'IVV doit jouer un rôle de "phare" de la collectivité des producteurs de vins valaisans, a dit à l'ATS M. Catry. L'étude demandée par le Conseil d'Etat indique que la consommation de vins valaisans a progressé de 4,9% depuis 2005, dans un marché pourtant difficile pour les vins suisses. Le chiffre d'affaires de la filière augmente annuellement de 3,1% et a atteint 425 millions de francs en 2008. Une politique de contrôle à la vigne, de dégustation et qualitative a été mise en place. Depuis cinq à six ans, la part des spécialités de haute gamme valaisannes comme la petite arvine ou le cornalin a augmenté dans le chiffre d'affaires. M. Catry appelle à ne pas capitaliser sur cette notoriété pour "brader" ces produits de qualité. Le rapport recommande aussi un accueil et des structures en conséquence. "Le vin est une composante de l'intérêt du Valais comme destination touristique", insiste encore le professeur Catry. Des efforts peuvent être encore réalisés dans la professionnalisation des visites en cave ou de la politique de suivi des clients, notamment avec des bases de données informatisées.
1er juillet - Légère hausse en 2009 du soutien aux agriculteurs de l'OCDE
L'aide aux agriculteurs des pays parmi les plus riches de la planète a connu une légère hausse en 2009, selon une étude de l'OCDE publiée jeudi. C'est la première augmentation depuis 2004. Ces subventions visaient à contrer la chute des prix agricoles et du lait en particulier.
Dans son rapport, baptisé "Politiques agricoles des pays de l'OCDE" qui parait tous les deux ans, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prône un "meilleur ciblage" des aides. "Compte tenu des contraintes budgétaires qui découlent de la crise économique, les pouvoirs publics doivent réévaluer et adapter leurs politiques de soutien agricole" pour répondre à "certains impératifs", telles que la gestion des risques ou la protection de l'environnement, selon l'OCDE. En 2009, les aides accordées aux producteurs des pays membres de l'OCDE - une trentaine, dont la Suisse - se sont élevées à 182 milliards d'euros (242,7 milliards de francs, soit +1,4%). Ce soutien représente 22% de l'ensemble des recettes agricoles brutes des producteurs. La Suisse fait partie du peloton de tête. Le rapport de l'OCDE mentionne notamment que les paiements directs y ont augmenté pour compenser la poursuite de la réduction du soutien du marché. Il relève aussi l'abolition des contingentements laitiers à l'issue d'une période de transition de trois ans. La Suisse est parmi les pays qui apportent le plus fort soutien aux producteurs, avec un taux, en 2009, de 63% (exprimé en % des revenus des producteurs), contre 58% en moyenne pour la période 2007-2009. A titre de comparaison, en 2009, la Nouvelle-Zélande est à moins de 1% et l'Australie à moins de 3%. Les taux élevés en Suisse et en Norvège s'expliquent par le fait que dans ces deux pays, la mise en valeur du paysage façonné par l'agriculture, le développement rural et le bien-être des animaux sont des objectifs relativement important, analyse l'OCDE.
1er juillet - L'agriculture produit aussi de la biodiversité
Loin d'être inconciliables, productivité et biodiversité vont de pair dans l'agriculture.
L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a montré aujourd'hui que l'agriculture, qui représente un tiers de l'utilisation des surfaces en Suisse, influe sur la diversité biologique plus qu'aucune autre activité ; elle développe d'ailleurs également la biodiversité. Or, la production agricole et la biodiversité sont souvent perçues comme inconciliables. Cependant, l'agriculture a besoin de la biodiversité, qui est une ressource indispensable dans ce secteur. De même, la biodiversité a besoin de l'agriculture : les surfaces cultivées et les surfaces naturelles reliées entre elles préservent et favorisent la diversité de la nature. De nombreuses espèces, races et variétés ne peuvent survivre sans entretien de l'espace naturel; les prairies sèches fleuries sont envahies par la forêt si elles ne sont pas fauchées régulièrement. Les exemples d'Ulmiz ont montré comment concilier la production agricole et la biodiversité. Ainsi, un projet de mise en réseau a été réalisé en parallèle à une amélioration foncière intégrale, ce qui a permis d'améliorer les conditions pour la production tout en aménageant et élargissant délibérément les habitats nécessaires à la biodiversité.
30 juin - Vins de Genève
L’institut d’étude de marché MIS Trend remet à l’OPAGE son étude sur les vins genevois.
L'OPAGE (Office de Promotion des Produits agricoles de Genève) a mandaté l'institut MIS TREND à Lausanne pour une étude consommateurs sur l'image, la consommation, les prix et la diffusion des vins de Genève auprès d'un échantillon représentatif de la population genevoise. Cette étude, organisée au mois d'avril 2002, 2006 et 2010 en reprenant chaque fois les mêmes questions, montre une évolution positive et significative pour ces quatre indicateurs. Un exemple concernant l'image : l'essentiel des réponses porte sur le niveau de qualité, jugée bonne voire très bonne et même excellente par 66 % des répondants en 2010 (contre 50 % en 2006 et 48 % en 2002). L'étude est disponible sur l'Extranet pour les membres de Vitiswiss.
30 juin - Nouveau groupe de direction por AGRIDEA
La réorganisation interne d'AGRIDEA se poursuit. Après la nomination du directeur à fin janvier 2010, les autres membres du groupe de direction sont maintenant également désignés. Ils prendront, avec le directeur, la direction commune des sites de Lausanne et de Lindau dès le 1er janvier 2011. Communiqué de presse d'Agridea
30 juin - Baisse de 10% du soutien au marché agricole
L'agriculture bénéficiera de 6,73 milliards de francs en 2012 et 2013. Fixée mercredi par le Conseil fédéral, l'enveloppe prévoit une coupe de 10% dans les fonds affectés à l'amélioration des bases de production et aux mesures sociales, ainsi qu'au soutien du marché.
Selon le gouvernement, les moyens proposés permettent une évolution supportable au plan social, dans la mesure où les cessations d'exploitations continueront de s'effectuer principalement au moment du changement de génération. Pour les paiements directs, le gouvernement propose une enveloppe maintenue au niveau actuel. Le crédit de 5,61 milliards correspond à une baisse de 0,2%. Les autres réductions de crédit sont liées au programme de consolidation du budget de la Confédération 2012/2013. Les moyens affectés à l'amélioration des bases de production et mesures sociales seront rabotés de 9,8% à 351 millions de francs. Les aides à la production et la vente seront réduites de 10,6% à 763 millions de francs. Le Parlement doit encore se prononcer.
29 juin - Budget 2011: Déception et incompréhension de l’USP concernant le programme d’économie du Conseil fédéral.
L’Union suisse des paysans est déçue du budget 2011 et du plan financier adoptés le 24 juin par le Conseil fédéral. Les montants budgétés reprennent en grande partie les propositions du programme de consolidation de la Confédération en ne tenant que très partiellement compte des demandes formulées dans le cadre de la procédure de consultation. Le budget de l’économie agroalimentaire pour l’année 2011 est de 3621 millions de francs. Il est en baisse de 2,2 % par rapport au budget 2010. L’agriculture est le seul poste budgétaire à subir une diminution. Maigre consolation, le Conseil fédéral a toutefois décidé de reporter à 2012 la mise en œuvre des mesures liées au réexamen des tâches. Communiqué de presse de l'USP
25 juin - Le jardin aux deux cents plantes adventices
Pour son vingtième anniversaire, le jardin des plantes adventices de Wädenswil a été réaménagé et une nouvelle brochure descriptive a été fraîchement imprimée.
Le jardin de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW héberge deux cents espèces de plantes différentes. Outre les adventices, importantes en agriculture, le jardin recèle des plantes médicinales, des herbes importantes du point de vue écologique ainsi que des espèces exotiques. Cette collection vivante sert de terrain d'expérimentation aux étudiants et aux apprentis. Le jardin est accessible à tous et est ouvert toute l'année.
23 juin - Des mini émetteurs pour tout savoir sur les abeilles
Des scientifiques britanniques équipent des abeilles de mini émetteurs pour comprendre leur déclin.
Des abeilles vont être équipées de petits émetteurs radio pour étudier leurs déplacements et l'éventuel impact des pesticides sur leur comportement, ont annoncé mardi des scientifiques britanniques menant plusieurs études sur le déclin des insectes pollinisateurs. Ces mini émetteurs devraient permettre de déterminer si les pesticides perturbent le cerveau des insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, bourdons, etc.) au point d'altérer leur capacité à récolter de la nourriture, à se déplacer et à communiquer avec leurs congénères. Selon les experts, trois des 25 espèces de bourdons du Royaume-Uni ont totalement disparu tandis que la moitié a vu sa population décliner jusqu'à 70%. Une disparition qui a des conséquences écologiques mais également économiques, a relevé le professeur Andrew Watkinson, directeur du programme "Living with Environmental Change" qui finance les 10 million de livres sterling de l'étude.
18 juin - Importations de la misère
La Suisse ne va pas interdire l'importation d'aliments produits dans de très mauvaises conditions sociales et écologiques. Le Conseil des Etats a jugé cette mesure trop rigoureuse et contraire aux engagements internationaux de la Suisse. Par 22 voix contre 7, il a refusé jeudi de donner suite à cinq initiatives cantonales romandes.
Les demandes étaient formulées par le Jura, Neuchâtel, Genève, Fribourg et Vaud. Outre l'interdiction d'importation, trois cantons (JU, GE, FR) demandaient à la Confédération de s'engager, dans les négociations internationales, pour instaurer des conditions de travail équitables et une déclaration obligatoire concernant la durabilité de la production. Le problème est sérieux, a plaidé en vain Robert Cramer (Verts/GE). Il ne frappe plus seulement l'Espagne mais aussi l'Italie du Sud et l'Afrique du Nord. Ces fruits et légumes sont produits dans conditions de travail inhumaines, hors saison et sont de mauvaise qualité. Et le Vert de souligner qu'il s'agit d'une concurrence déloyale pour les maraîchers suisses. Mais les sénateurs ont préféré s'en tenir aux conclusions d'un rapport remis par l'administration. Ce document présente les prescriptions internationales et suisses ainsi que les initiatives de l'Etat et des acteurs privés dans ce domaine. Il en ressort qu'il existe déjà un appareil important auxquels les Etats se sont eux-mêmes soumis et qui les astreint à respecter des normes bien précises, a expliqué Helen Leumann (PLR/LU) au nom de la commission. La Suisse n'a pas la possibilité de contrôler que ces normes sont bien appliquées à l'étranger. Et si elle décrétait une interdiction d'importation, elle violerait ses engagements envers l'Union européenne et l'OMC. Mme Leumann a tenu a souligné que Berne s'engageait déjà à plusieurs niveaux en faveur de conditions de production durables.
17 juin - Les eurodéputés veulent plus d'origine géographique
Le Parlement européen a voté mercredi en faveur de la mention obligatoire, sur les étiquettes des aliments, de l'origine géographique de tous les types de viandes et des produits laitiers. Cette indication n'est pour l'heure obligatoire que pour le boeuf non transformé, le poisson, les fruits et légumes frais, les oeufs, le miel et le vin.
Un règlement inédit, qui va imposer un étiquetage nutritionnel unique pour les aliments et les boissons non alcoolisées vendus dans toute l'UE, a donné lieu à des discussions passionnées entre les eurodéputés. Après leur vote préliminaire en première lecture, la balle est toutefois dans le camp des gouvernements européens qui pousseront leurs propres amendements. Une fois la loi adoptée, l'industrie alimentaire aura trois à cinq ans pour s'y conformer. Les eurodéputés ont décidé d'allonger la liste actuelle à tous les types de viande et aux produits laitiers. Ce qui permet d'imaginer à l'avenir les mentions "beurre belge" ou "poulet français" dans les supermarchés. Les parlementaires européens veulent aussi que l'origine de la viande et du poisson soit indiquée pour des produits transformés, mais à l'issue d'une étude sur le coût économique de la mesure. Selon leurs voeux, l'étiquetage des viandes devra mentionner où l'animal est né, élevé et tué. La mise à mort d'animaux sans les étourdir au préalable (comme l'exigent les traditions religieuses musulmanes ou juives) devra également être signalé.
17 juin - Libre-échange: des réserves pour l’agriculture seront créées
Les paysans suisses bénéficieront d'un matelas financier pour les aider à adoucir le choc d'un éventuel accord de libre-échange avec l'UE ou l'OMC. Le Conseil des Etats a mis tacitement sous toit jeudi la révision partielle de la loi sur l'agriculture.
Selon la modification législative prévue, ce fonds spécial sera alimenté jusqu'en 2016 par les recettes découlant des droits de douane sur les importations de produits agricoles et de denrées alimentaires. L'enveloppe atteindra au total 3 à 4 milliards de francs. La révision législative a failli succomber au National, victime d'une alliance des deux ailes opposées de la Chambre. Réfractaire par principe à toute ouverture du secteur agricole, l'UDC jugeait que la création de cette réserve était un premier pas en direction d'un accord de libre-échange. Le camp rose- vert réclamait pour sa part que le financement d'une stratégie de qualité pour les produits suisses soit garanti. Il aura fallu trois essais à la Chambre du peuple, qui voulait d'abord enterrer le texte puis le renvoyer au Conseil fédéral, pour que le projet passe la rampe. Une partie des élus socialistes s'est laissée convaincre par les efforts déjà fournis par le Conseil fédéral en faveur de la biodiversité et de la durabilité des produits. Le Conseil des Etats a approuvé jeudi la précision apportée par le National sur l'affectation des fonds. Cet article stipule que les réserves seront bel et bien destinées à l'agriculture et non pas à des intermédiaires.
10 juin - Le National accepte finalement de créer des réserves
Le Conseil national a finalement accepté la création de réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un éventuel accord de libre-échange avec l'UE ou à l'OMC. Après avoir refusé l'entrée en matière puis souhaité renvoyer le projet, il l'a approuvé par 90 voix contre 87 et 8 abstentions. L’USP salue cette décision.
L’Union suisse des paysans (USP) est satisfaite de l’approbation par le Conseil national. Une décision qui va cependant à l’encontre des réserves formulées par certains milieux paysans, l'UDC et le conseiller national Josef Zisyadis (POP/VD), qui craignent que cette réserve au bilan ne soit interprétée comme un blanc-seing ou que la Suisse en ressorte affaiblie en vue des prochaines étapes de l’ouverture des frontières (OMC, libre-échange agroalimentaire). Un argument rejeté par Charles Favre (PLR/VD). Il s'agit de "donner un message politique à l'agriculture pour lui dire que nous sommes sensibles à sa situation en cas d'ouverture des frontières", a-t-il fait valoir. Pour l’USP, il s’agit plutôt d’un filet de sécurité pour d’éventuelles mesures d’atténuation des effets de ces accords. Au vu des mesures d’économies en cours, il est en effet important de traiter précocement les questions financières liées à de possibles scénarios. « Et si cet argent n’est pas utilisé, ce sera tant mieux ! », précise l’USP dans un communiqué diffusé jeudi. Toutefois, cette approbation ne change rien à la position de l’USP, qui continuera à se battre contre tout accord de libre-échange agroalimentaire avec l’UE et contre un accord de l’OMC de portée excessive.
10 juin - ALEA : un accord en perte de vitesse
La signature de l’Accord de libre-échange agricole (ALEA) semble de plus en plus compromise : sa conclusion est reportée à une date ultérieure dans le calendrier officiel des négociations et le PDC est dorénavant officiellement favorable à un arrêt des négociations.
L’objectif du Conseil fédéral d’une signature rapide d’un accord de libre-échange agricole (ALEA) avec l’Union européenne (UE) semble s’éloigner. Ainsi, le calendrier officiel des négociations qui prévoyait jusqu’à maintenant une conclusion de l’accord en 2010 déjà a été dernièrement modifié. Ceci est dû à deux facteurs importants. D’un côté, l’UE s’avère être un partenaire plus coriace que prévu alors que, d’un autre côté, le vent semble avoir tourné au sein des partis politiques. Le PDC est dorénavant officiellement favorable à un arrêt des négociations le 1er septembre prochain. L’ASSAF-Suisse qui a engrangé de nouvelles adhésions ces dernières semaines (fédération des moulins bernois ainsi que plusieurs membres individuels) ne peut que se féliciter de la tournure actuelle des événements.
10 juin - AOC Genève : aussi pour les vins issus de vignobles français voisins
Le vin élaboré dans le canton de Genève à partir de la récolte des vignes situées sur territoire français peut à nouveau prétendre à une appellation suisse. Le Conseil d'Etat a adopté le règlement permettant d'étendre l'aire géographique de l'AOC aux vignes françaises limitrophes.
Depuis de nombreuses années, des viticulteurs genevois exploitent des vignes en France voisine. En 2009, le Tribunal fédéral avait annulé la disposition transitoire octroyant à cette production le droit à une dénomination suisse, suite à un recours de vignerons genevois, rappelle le gouvernement mercredi dans un communiqué. Dès lors, l'accord bilatéral entre la Suisse et l'Union européenne sur les produits agricoles de même que divers textes fédéraux ont été adaptés. Ainsi le vin élaboré dans le canton à partir de la récolte provenant pour 140 hectares au maximum de communes françaises limitrophes pourra obtenir une désignation suisse dès la vendange 2010. Des exigences uniformes régiront l'AOC Genève de part et d'autre de la frontière. Il en est de même des contrôles, mais ils seront réalisés sur territoire français par un organisme agréé.
9 juin - Peut-être une caisse de retraite pour les agriculteurs
Le canton de Vaud songe à ouvrir la voie à une prévoyance professionnelle pour les paysans. Le Grand Conseil en a discuté mardi lors de l'examen de la loi sur l'agriculture. Il poursuivra le débat et votera la semaine prochaine.
Sur demande de la profession, le Conseil d'Etat pourrait obliger les agriculteurs indépendants à cotiser à une institution de prévoyance professionnelle. L'Etat participerait au financement à hauteur d'un tiers (environ 3,5 millions par an), les agriculteurs assumant le reste. "La profession gagnerait à une généralisation du principe de prévoyance, même si le projet ne fait pas l'unanimité chez les agriculteurs", a relevé l'UDC Pierre-André Pidoux. A ses yeux, l'importance croissante des prestations d'intérêt général assumées par l'agriculture justifierait cette aide de l'Etat. Auparavant, la gauche, les Verts et l'Alliance du centre avaient fait passer une disposition "politiquement symbolique" stipulant que l'Etat porte une attention particulière aux conditions de travail des ouvriers agricoles. La droite s'est insurgée contre une "tentative d'introduire une CCT". Les députés ont également inscrit dans la loi un article sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Celui-ci précise que les OGM sont exclus de la production des aliments et végétaux, dans la limite de la législation fédérale.
7 juin - Les variétés anciennes enrichissent la diversité
Les amateurs d'anciennes variétés de pommes de terre ou de spécialités rares peuvent se réjouir. A partir du 1er juillet, les paysans suisses pourront cultiver les variétés dites "de niche". Le Département fédéral de l'économie (DFE) a révisé l'ordonnance sur les semences et plants en ce sens.
"Des produits des champs aux couleurs, saveurs et formes nouvelles" vont enrichir les marchés helvétiques, indiquent les services de Doris Leuthard dans un communiqué diffusé lundi. L'obstacle "insurmontable" des prescriptions légales dans ce domaine a été levé, ajoutent-ils. A partir du 1er juillet, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) pourra autoriser la commercialisation de semences et plants pour les variétés "de niche". Les nouvelles patates et autres courges devront toutefois remplir les exigences en matière de protection de l'environnement et des consommateurs. Cette révision intervient à l'occasion de l'Année internationale de la biodiversité. Selon le DFE, la Suisse est le seul pays à avoir adopté une réglementation pour les variétés dites "de niche". Ainsi, ces variétés ne pourront pas être exportées pour le moment.
2 juin -Analyses de résidus dans les vins
Les membres intéessés par une telle analyse peuvent prendre contact avec Vitiswiss soit par mail soit par téléphone (031 385 26 36).
2 juin - Information: protection du vignoble contre les dégâts d'oiseaux avant les vendanges
La protection du vignoble contre les dégâts d’oiseaux se pose chaque année avec la même acuité. Peu d’espèces posent réellement des problèmes aux vignerons mais elles peuvent faire des dégâts considérables tant qualitativement que quantitativement. Il est souvent indispensable de recourir à un moyen de protection surtout lorsque les parcelles sont isolées ou située à proximité d’une lisière de forêt ou encore s’il s’agit de cépages précoces ou encore de vendanges tardives. Se pose alors la question du moyen de protection à privilégier.
Pour faire le point, Vitiswiss en collaboration avec la section PI 3 Lacs organise une demi-journée d'information le 23 juin prochain. Plus d'info
25 mai - Champignons pathogènes suisses recensés sur le net
Le groupe de mycologie de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW a constitué et entretenu, depuis plus de quarante ans, une importante collection de champignons, essentiellement patho-gènes des cultures. Cette mycothèque est un témoin de première importance de la pathologie des maladies fongiques en Suisse. Elle représente également un outil fondamental pour la recherche. Etant donné que l’importance de cette collection dépasse nos frontières, une base de données informatique va lui permettre de rejoindre le projet mondial du « Barcode of Life » et la rendre accessible aux chercheurs et au public à large échelle. Plus d'info
25 mai - Biodiversité : paysans bientôt mieux indemnisés
Les paysans devraient être mieux indemnisés au titre des compensations écologiques, considère Moritz Leuenberger. Le conseiller fédéral l'écrit dans un message à l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité de dimanche.
Il souligne que dans le domaine de la biodiversité "il n'y a pas de quoi pavoiser" en Suisse. Pour le conseiller fédéral, "il nous faut réparer les dégâts de notre négligence". Cette négigence a d'ailleurs été pointée du doigt par l'OCDE, rappelle-t-il dans un communiqué publié par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). "Les mesures concrètes devraient suivre après l'été", estime-t-il. "Nous entendons proposer des dédommagements lorsque cela s'avère nécessaire. Les paysans doivent être mieux indemnisés au titre des compensations écologiques, des paysages ouverts ou des vergers à haute tige". Davantage que la protection d'espèces et biotopes, le gouvernement suisse veut encourager la variété dans les zones urbaines et rurales. "En tant que pays disposant des meilleures infrastructures de transport de la planète, nous avons de bonnes raisons d'investir aussi davantage dans l'infrastructure qu'est la biodiversité", plaide M. Leuenberger, chef du DETEC.
19 mai - Baisse des investissements agricoles en Afrique (CNUCED)
Les investissements dans l'agriculture ont baissé de manière dramatique ces dernières années en Afrique, a affirmé mercredi la CNUCED.
L'agence de l'ONU appelle à renverser cette tendance en stimulant la recherche et l'innovation dans ce secteur sur le continent. L'Afrique dépend de plus en plus de ses importations alimentaires pour se nourrir, souligne un rapport de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) publié mercredi, le premier d'une série sur la technologie et l'innovation. Le déficit a dépassé les dix milliards de dollars (35 milliards d'exportations contre 25 milliards d'importations).Les agriculteurs de l'Afrique subsaharienne ont perdu 25% de leur pouvoir d'achat au cours des 25 dernières années et leur revenu moyen est tombé à moins de 200 dollars (231 francs) par an, indique le rapport. Pour la CNUCED, ces tendances négatives sont la conséquence d'un sous- investissement dans la production agricole, alors même que l'agriculture compte pour 16% du PNB de l'Afrique, contre 6% pour l'Asie et 10% l'Amérique latine. Ce secteur représente 60% des emplois en Afrique subsaharienne. Et parmi eux, 90% sont des petits paysans.
19 mai - Révision de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce : entrée en vigueur au 1er juillet 2010
Le 19 mai 2010, le Conseil fédéral a décidé de mettre en vigueur au 1er juillet 2010 la révision de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC) et a approuvé, parallèlement, une ordonnance d'exécution y relative qui entrera en vigueur en même temps. Plus d'info
18 mai - Vol de colonies d’abeilles
Entre le 12 et le 15 avril 2010, des abeilles de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP ont été volées sur un site proche de l’établissement pénitentiaire de Bellechasse.
Les chercheurs du Centre de recherches apicoles (CRA) de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP se sont retrouvés face à des cadres vides le vendredi matin 16 avril 2010. Les voleurs n’ont pas hésité à desserrer les barres de pro-tection, ont ouvert les cadres et sont repartis avec les rayons et les abeilles. Treize colonies servant à des essais ont ainsi été perdues. Cela représente un revers amer pour la recherche. Il ne s’agit pas uniquement d’une perte de matériel et de miel mais aussi d’un préjudice pour les travaux de recherche et les résultats attendus. Les essais en champ s’étendent sur des années et sont naturellement compromis suite à une telle action. Un vol réduit à néant d’un coup le travail effectué pendant plusieurs années. Cette recherche est au service des apiculteurs, des consommateurs et de l’environnement.
18 mai - Genève se dote d'un cadastre en 3D
Le canton de Genève dispose désormais d'un cadastre en trois dimensions, une première en Suisse. Baptisé "GEO 3D", cet outil disponible gratuitement sur Internet doit permettre de mieux gérer le territoire grâce à une meilleure compréhension des projets d'aménagement.
Cette représentation a été réalisée à partir d'une carte en deux dimensions et de photographies aériennes. Après 18 mois de travaux, le système d'information du territoire genevois (SITG) a mis en ligne le nouveau cadastre qui comprend 72'000 bâtiments avec leur base, leurs façades et leur toit, ainsi que 20 ouvrages importants et des modèles numériques de terrain. GEO 3D donne à la fois des indications sur le bâti existant tout en permettant de mieux visualiser l'impact d'un projet dans son environnement, a déclaré mardi devant les médias Laurent Niggeler, directeur du Service de la mensuration officielle du canton de Genève. Il a déjà été utilisé dans le cadre des récentes votations relatives au CEVA et à la tranchée couverte de Vésenaz. "Cet outil permet de modéliser les interfaces de transports publics, comme à Bel-Air où il s'agira de gérer les flux de piétons, de bus et de voitures", a ajouté la conseillère d'Etat Michèle Künzler, à la tête du Département de l'intérieur et de la mobilité. Il donne aussi des indications sur les toits solarisables et sur la végétation du territoire.
17 mai - Nouvelles méthodes analytiques au service des exportateurs des vins
Le laboratoire d’Analyse des vins de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW élargit son offre d’analyses pour les exportateurs de vins avec le dosage d'une nouvelle substance: la natamycine. L’utilisation de ce fongicide et agent antimicrobien est interdite pour les producteurs de vin dans la plupart des pays, dont la Suisse. En décembre dernier, des traces de cette substance ont été détectées en Allemagne dans quelques vins provenant d’Argentine et d’Afrique du Sud; son dosage est dès lors exigé par les autorités japonaises sur tous les vins exportés dans le pays. Les experts d’ACW proposent désormais une méthode rapide utilisant la technique de la chromatographie pour la détection des traces de natamycine dans les vins. Plus d'info
12 mai - Plus de paiements directs
Le Conseil fédéral adopte le paquet agricole
Plus de paiements directs pour la région de montagne, pour l'agriculture de montagne et pour les grandes cultures : l'augmentation des contributions permettra d'assurer l'exploitation de terrains difficiles dans les régions de montagne et de prévenir la régression des terres assolées et de l'agriculture biologique. Le 12 mai 2010, le Conseil fédéral a adopté la modification de 13 ordonnances agricoles, dont la déclaration obligatoire de la viande de lapin produite selon un système d'élevage interdit en Suisse. Les produits phytosanitaires représentant un risque selon une analyse de l'UE seront examinés d'une manière ciblée.
11 mai - Rencontre des organisations paysannes de Suisse et d’Autriche
À l’occasion d’une visite en Suisse, le présidium de la Chambre autrichienne d’agriculture s’est entretenu avec le président et la direction de l’Union suisse des paysans. Les affaires internationales ont été au centre de la rencontre et des discussions.
À l’occasion d’une visite en Suisse de deux jours du présidium de la Chambre autrichienne d’agriculture, emmené par son président, Gerhard Wlodkowksi, les responsables de l’Union suisse des paysans ont abordé un certain nombre de questions internationales. S’agissant de l’accord de l’OMC, les deux organisations paysannes sont unanimes : la poursuite de la libéralisation menacerait l’existence des exploitations paysannes familiales et doit donc être combattue. Un accord qui ne profiterait qu’à quelques pays et aux grandes exploitations industrielles ne servirait pas les intérêts de nos deux pays. Les deux organisations paysannes exerceront donc leur influence sur leurs gouvernements respectifs et directement auprès de l’OMC. Les Autrichiens comprennent le rejet par l’Union suisse des paysans d’un accord de libre-échange agroalimentaire entre la Suisse et l’UE, en raison de la chute des revenus qu’il entraînerait. La situation de l’Autriche est différente, puisque ce pays est membre de l’UE. La Chambre autrichienne considère que l’appartenance de son pays à l’UE est positive, car l’agriculture est parvenue à maintenir ses parts du marché intérieur et augmenter ses exportations.
11 mai - À la découverte des saints de glace qui fondent
Mamert, Pancras, Servais et Boniface sont de retour. Redoutés des jardiniers et des paysans, ces "saints de glace" se fêtent du 11 au 14 mai. Scientifiquement, rien ne prouve qu'ils apportent le froid: MétéoSuisse a voulu en avoir le coeur net et donne un coup fatal à la légende.
Pour leur enquête, les météorologues ont dépouillé les données sur le gel récoltées à la station de Payerne (VD) depuis 1965. S'ils constatent qu'il gèle régulièrement jusqu'à la mi-avril, la fréquence des gelées s'atténue ensuite. Entre le premier et le 25 mai, les chercheurs relèvent la présence de gel sur environ 10% des jours. Cette proportion est toutefois légèrement plus élevée entre le 14 et le 16 mai, de même qu'entre le 22 et le 24 mai. Mais, en tant que tel, le phénomène des saints de glaces n'est pas détectable en Suisse, indique lundi MétéoSuisse. La croyance dans les saints de glace remonte au Moyen-Âge. Les quatre compères occupaient alors d'autres cases du calendrier: ils se fêtaient dix jours plus tard, entre le 21 et le 24 mai. La réforme du calendrier en 1582 par le pape Grégoire XIII, qui a écourté l'année de dix jours, les a déplacés à la mi-mai. Ce changement a contribué à semer la confusion dans les esprits des jardiniers.
10 mai - Néophytes envahissantes - des invitées indésirables
Les Nations Unies ont déclaré l'année 2010 comme étant celle de la biodiversité. Pourtant, la diversité biologique essuie chaque année des pertes considérables. La prolifération des plantes exotiques, aussi nommées néophytes envahissantes, en est une des raisons. Ces dernières refoulent la faune et la flore indigènes. C'est pourquoi, la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW se consacre à la recherche des néophytes envahissantes, afin d'éviter leur prolifération au préjudice de la biodiversité. Plus d'info
10 mai - Apiculture : hiver meurtrier
Les apiculteurs suisses tirent la sonnette d'alarme: 22% des abeilles de Suisse n'ont pas survécu à l'hiver 2009/2010. Et quelque 8% d'autres ont tant souffert qu'elles ne survivront pas longtemps. La perte estimée pour les apiculteurs est de 10 millions de francs.
Quant aux pertes écologiques liées à la disparition de ces abeilles, elles sont beaucoup plus lourdes, indique vendredi dans un communiqué l'Association alémanique et romanche des amis des abeilles. Celle-ci se base sur les chiffres fournis par les 18'000 apiculteurs de Suisse. La cause exacte de la mort des abeilles reste encore floue, malgré plusieurs recherches scientifiques. Selon les apiculteurs, le responsable principal serait un acarien, le Varroa destructor, originaire d'Asie, un parasite également porteur de maladies.Pour l'association des amis des abeilles, il est grand temps de mettre sur pied des structures professionnelles de prévention et de conseils. Une motion dans ce sens a été récemment acceptée au Parlement.
7 mai - Ouverture du Vinorama
Pour la première fois, un lieu présente l'ensemble des vins de Lavaux. Le Vinorama, érigé sur l'ancien emplacement des moulins de Rivaz (VD), ouvrira ses portes au public le 15 mai. Ses responsables espèrent attirer entre 20 et 30'000 visiteurs par an.
Didactique et convivial, le nouvel espace est dédié à la promotion de la vigne et du vin dans une région, Lavaux, classée depuis 2007 au patrimoine mondial de l'UNESCO. "C'est un espace un peu hybride: à la fois un centre de dégustation de vin et un lieu de découverte du vignoble", a expliqué jeudi à l'ATS Sandra Joye, sa gérante. Une salle présente quelque 170 crus de la région, dont on peut déguster une sélection de la semaine au bar. Les vins sont classés par ordre géographique, de Pully jusqu'à Veytaux-Chillon. Un espace de dégustation permet de découvrir les vins de son choix en toute liberté, selon une formule totalement automatisée. Deux machines, contenant huit blancs et quatre rouges, serviront aux intéressés un demi-déci ou un déci de vin. Elles pourront être utilisées avec une carte de crédit, chargée au bar. Une salle de projection montre un film qui raconte "une année vigneronne" dans le vignoble. Le film est diffusé en huit langues, dont le mandarin. Enfin, une salle de séminaires pourra accueillir diverses manifestations.
7 mai - UE : emplois agricoles en chute libre
L'UE a perdu un quart de ses emplois agricoles depuis 2000
L'emploi agricole dans l'Union européenne a baissé de 25% entre 2000 et 2009, correspondant à la perte de 3,7 millions d'emplois à temps plein, selon des données publiées vendredi par Eurostat. Hongrie, Luxembourg et Irlande sont les trois pays les plus touchés. L'office communautaire de la statistique a en outre confirmé une forte baisse du revenu agricole dans les 27 pays de l'UE l'an dernier, due à la baisse des cours de nombreux produits. Le revenu réel par actif dans le secteur agricole a reculé de 12%, à comparer à une estimation de 12,2% communiquée en décembre. En France, il a baissé de 19%, moins qu'en Hongrie (-32%), au Luxembourg (-25%) ou en Irlande (-24%), les trois pays les plus affectés.
5 mai - "Agri" contre La Poste Suisse : Le TAF devra revoir sa décision
Le Tribunal administratif fédéral (TAF) devra revoir sa décision de priver l'hebdomadaire "Agri" de l'aide à la presse. Son veto est annulé par le Tribunal fédéral (TF).
Mon Repos juge que la motivation du TAF est "erronée". Selon les juges fédéraux, ce n'est pas parce que ce journal est publié par une société à responsabilité limitée qu'il ne peut constituer une organisation à but non lucratif. Journal des agriculteurs, l'hebdomadaire revendique une "mission éditoriale foncièrement associative". Comme il est distribué par abonnement, il n'est pas nécessaire que ses destinataires précisent encore dans une déclaration séparée qu'ils souhaitent recevoir le journal que leur association publie à leur intention, indique le TF. Les frais de justice de 2000 francs sont mis à la charge de la Poste Suisse. Fixée auparavant à 80 millions de francs par année, l'enveloppe accordée aux éditeurs pour l'acheminement des journaux a été réduite à 30 millions. Une baisse qui a amené La Poste à revoir ses critères de sélection et à réserver l'aide aux titres régionaux et locaux ainsi qu'à la presse associative.
4 mai 2010 - Protéger les auxiliaires
Parmi les insectes et les arachnides, on trouve aussi bien des ravageurs que des auxiliaires. Ces derniers accomplissent gratuitement un travail valant plusieurs millions de francs. Les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW s'intéressent par conséquent à la protection des auxiliaires: ils évaluent le risque pour les auxiliaires lors des utilisations de produits phytosanitaires. Leur attention porte aussi dorénavant sur les zones limitrophes des surfaces agricoles, car celles-ci sont un réservoir pour les auxiliaires et un soutien pour la biodiversité. Plus d'info
3 mai 2010 -Les négociateurs dans le domaine de l'agriculture se préparent à reprendre les discussion après avoir fait le bilan.
Le Président David Walker a dit aux négociateurs le 3 mai 2010 qu’il adapterait ses plans concernant les négociations sur l’agriculture ultérieurement ce mois-ci, pour tenir compte de leurs suggestions. C’est à la réunion du 3 mai que les négociateurs se sont revus pour la première fois après les séances de la fin de mars consacrées au “bilan” dans le cadre du Cycle de Doha, réunion qui était censée permettre de discuter de la manière dont les pourparlers sur l’agriculture devraient se poursuivre. Plus d'info
3 mai 2010 - La Suisse élargit son réseau de libre-échange
La Suisse tisse un réseau toujours plus dense de traités de libre- échange. A l'heure actuelle, elle comptabilise 22 accords avec des Etats hors de l'Union européenne.
Très prochainement, des accords de libre-échange avec la Colombie, la Serbie, l'Albanie et plusieurs Etats du Golfe entreront en outre en vigueur. La majorité de ces traités ont été conclus par la Suisse dans le cadre de l'Association européenne de libre-échange (AELE), soit de concert avec la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. Les discussions avec la Chine au sujet d'un possible traité de libre-échange sont toutefois bilatérales. Et la Suisse prévoit de signer des accords similaires, en dehors de l'AELE, avec le Japon et les îles Féroé. Ces traités de libre-échange ont un contenu différencié: la plupart réduisent uniquement les barrières douanières et les entraves au commerce, tout en protégeant la propriété intellectuelle, tandis que d'autres ont un contenu beaucoup plus détaillé, régulant par exemple le commerce des services. Il y a vingt ans, la Suisse n'avait paraphé de traités de libre-échange qu'avec l'Union européenne et l'AELE. Depuis, elle a montré sa volonté d'élargir son réseau, en s'associant dans les années 90 aux pays du centre et de l'est de l'Europe ainsi qu'aux pays méditerranéens, puis, récemment, à plusieurs pays des continents et américain.
30 avril 2010 - Biodiversité: Vignobles "bio" et biodiversité accrue ne riment pas
Les vignobles respectant les normes de la production biologique n'abritent pas davantage d'espèces par rapport à ceux cultivés selon les critères de la production intégrée (IP). Telle est la principale conclusion d'une étude entreprise à l'Université de Fribourg et cofinancée par le Pôle de recherche national (NCCR) Survie des plantes. Ce réseau interdisciplinaire est piloté par l'Université de Neuchâtel. Elle vient d'être publiée dans la revue "Biological Conservation", a indiqué vendredi le service de presse de l'Alma Mater fribourgeoise.
Dans le cadre de son travail de master, Odile Bruggisser a comparé des cultures IP et biologiques de vignobles situés sur les rives du lac de Bienne. Elle avait pour objectif d'évaluer les conséquences écologiques d'une approche bio, ainsi que celles de différentes méthodes traditionnelles de la lutte contre les mauvaises herbes ou les ravageurs. La jeune biologiste a mesuré les impacts de ces méthodes de production sur les plantes, les sauterelles et les araignées. Aucune influence positive tant sur l'abondance que la diversité de ces trois groupes d'organismes n'a été constatée dans les vignobles bio lors de cette expérience. Concernant les sauterelles, leur diversité était même plus importante dans les vignobles IP. Plus d'info
29 avril 2010 - Engagement en faveur du système alimentaire mondial
Les sciences agronomiques et alimentaires bénéficient d'un regain d'intérêt à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich depuis que le département concerné se concentre sur la formation de la relève nécessaire au développement durable du système alimentaire mondial.
Cependant, il est prévu de dissoudre le Département d'agronomie et des sciences alimentaires à la fin 2011. Les collaborateurs et étudiants ont été informés qu'il ne s'agissait pas d'une suppression, mais d'un regroupement des forces. Les sciences alimentaires formeront dès 2012 avec celles des locomotions et d'autres disciplines le nouveau département „Santé et technologie“ et le département actuel des sciences environnementales devra se transformer avec les sciences agronomiques en un département Environnement et ressources naturelles. Les deux départements formeront dès 2012 un nouveau centre de compétences, qui sera chargé en premier lieu de renforcer l'engagement de l'EPF Zurich en faveur du système alimentaire mondial.
29 avril 2010 - Vins vaudois : faire connaître le label Terravin
Une campagne de promotion du label de qualité Terravin va être lancée outre-Sarine. Elle veut enrayer la baisse de consommation des vins vaudois. Le canton finance en partie la démarche.
La campagne de publicité se fera sur tous les supports, mais aussi via une présence sur place, lors de foires ou d'expositions dans les grandes villes. Le canton de Vaud apporte 688'000 francs sur trois ans (2010-2012). Mais d'autres partenaires financiers doivent encore être convaincus. Pour promouvoir Terravin, les responsables mettront l'accent sur le fait qu'il s'agit d'un label de qualité et non pas d'un concours. Les vins labellisés Terravin représentent 4,4% du volume des vendanges AOC vaudoises.
27 avril 2010 - Libre échange agricole: Vers un enterrement de la réserve pour aider les paysans
L'idée de constituer des réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un accord de libre-échange agricole avec l'UE ou à l'OMC semble vouée à l'échec. Par 13 voix contre 12, la commission de l'économie du National recommande au plénum de refuser le projet. Si la Chambre du peuple s'aligne sur cette position, le projet sera définitivement enterré, a souligné le président de la commission Hansruedi Wandfluh (UDC/BE) mardi devant la presse. Le National a en effet déjà refusé une fois d'entrer en matière avant d'opter pour un renvoi au Conseil fédéral. Par 12 voix contre 8 et 6 abstentions, la commission recommande de ne pas poursuivre cette dernière option. Lors de la dernière session, le Conseil des Etats a refusé le renvoi; il tient à mettre de côté 400 à 500 millions de francs par an pour assurer des mesures d'accompagnement aux agriculteurs. Pour leur part, les membres de la commission du National campent sur leurs positions, a dit M.Wandfluh. Les UDC et autres milieux agricoles refusent toute idée de libéralisation à travers des accords internationaux. Le camp rose-vert ne veut pas thésauriser des moyens tant qu'une stratégie de qualité n'est pas assurée dans la politique agricole. Seule une minorité soutient la révision partielle de la loi sur l'agriculture qui prévoit de réserver jusqu'en 2016 les recettes découlant des droits de douane à l'importation des produits agricoles et des denrées alimentaires pour un total de 3 à 4 milliards. Un catalogue de 80 mesures concrètes a été établi par le Département fédéral de l'économie.
21 avril 2010- La biodiversité régresse
Dans le cadre d'un vaste projet de recherche, plus de 80 scientifiques et spécialistes ont montré que la biodiversité continuait à être menacée en Suisse. L'objectif de stopper les pertes jusqu'en 2010 n'a manifestement pas été atteint.
La biodiversité continue à diminuer en Suisse, car trop peu d'efforts ont été entrepris pour la préserver et la promouvoir. Telle est la conclusion d'une vaste conférence organisée en conclusion d'un projet de recherche du Forum Biodiversité Suisse, dont les résultats ont été publiés dans un livre. La conférence s'est tenue à la station de recherche agricole Agroscope Reckenholz-Tänikon ART à Zurich. Plus d'info
20 avril 2010 - «Léger recul de la consommation de vin en 2009
Le recul de la consommation se fait au détriment des vins suisses
En 2009, les amateurs de vin ont bu 2,757 millions d'hectolitres de vin. Cela représente une baisse de 26'410 hectolitres (-0,9%) par rapport à l'année précédente selon le rapport « Année viticole 2009 » publié aujourd'hui par l'Office fédéral de l'agriculture. Le recul de la consommation se fait au détriment des vins suisses, dont la consommation diminue de 49'030 hectolitres. Après deux années d'augmentation, la consommation de vins suisses diminue à 1,030 million d'hectolitres (-4,5%). La consommation de vins étrangers augmente pour atteindre 1,726 million d’hectolitres. En 2009, les vins étrangers représentaient 63% de la consommation totale de vin en Suisse. Après une baisse en 2008, les importations de vins ont augmenté de 3,4% pour atteindre 1'908'197 hectolitres tous vins confondus. Cette hausse des importations concerne en particulier les vins rouges (+4,3%), les vins blancs en bouteilles (+5,9%) et les vins mousseux (+5,5%). L'Italie reste le plus grand exportateur de vins vers la Suisse puisque ce pays détient 37% du volume, devant la France (23%) et l'Espagne (20%). En terme de valeur, la France reste cependant aux avant-postes en raison de sa position de leader dans le marché des vins mousseux. Lire le communiqué de presse de l'OFAG et le rapport "Année viticole 2009"
20 avril 2010 - Le Musée de la vigne et du vin fait peau neuve
Le Musée de la vigne et du vin d'Aigle fait peau neuve 40 ans après sa création. Situé dans le Château entièrement rénové, il propose un parcours interactif autour de cinq thèmes. Des journées portes ouvertes samedi et dimanche marqueront la réouverture.
Le Musée de la vigne et du vin d'Aigle propose désormais de nouvelles thématiques centrées sur le "Triangle du chasselas", formé par les villes de Genève, Bienne (BE) et Sierre (VS), ont expliqué mardi les responsables du musée dans un communiqué. L'institution se veut désormais un lieu de référence en matière de culture et de mise en valeur de ce plant typique. Le nouveau parcours de visite s'ouvre sur le thème "Nature et paysage". Une maquette géante des vignobles et des projections audiovisuelles sur grands écrans plongent le visiteur au coeur de la problématique du paysage cultivé. Le deuxième espace est consacré aux "Visages du vin". Carte de visite du vigneron et de son vin, l'étiquette associe paysages, graphisme ou expression d'événements particuliers à des réglementations souvent très strictes. Le public découvre ainsi la riche collection du musée, présentée sous forme thématique.
20 avril 2010 - Arvinis: Fréquentation record à Morges (VD)
Quelque 22'000 amateurs de vin ont afflué dans les travées du 15e salon Arvinis qui a fermé ses portes lundi à Morges (VD). Il s'agit du record de fréquentation pour cette manifestation qui a duré six jours et était installée dans les halles des CFF de la localité. Les ventes ont été très bonnes, se réjouissent les organisateurs dans un communiqué publié lundi soir. Ceux-ci saluent en outre "le comportement exemplaire" des visiteurs. Le public a pu déguster quelque 2500 crus, notamment ceux produits en Californie qui était l'hôte d'honneur de ce salon des vins. La prochaine édition est prévue du 13 au 18 avril 2011.
16 avril 2010 - Vitiswiss adhére à l'agence d'information agricole Agir
L’Arboretum du Vallon de l’Aubonne a accueilli, ce matin, l’assemblée générale de l’Agence d’information agricole romande (AGIR). L’occasion pour AGIR d’évoquer devant ses membres et de nombreux invités les aléas d’un exercice 2009 à la fois mouvementé et positif et de présenter quelques points forts sur les projets 2010. Le travail de sensibilisation du grand public inlassablement effectué par l’Agence en faveur de la production de proximité par des articles, reportages, dossiers, organisation de conférences de presse et présence dans de nombreuses manifestations, porte ses fruits. Les consommateurs prennent en effet de plus en plus conscience des enjeux qui agitent notre agriculture et une part croissante d’entre eux en tiennent compte lors de leurs achats. Lire le communiqué de presse
16 avril 2010 - L'ASSAF enregistre trois adhéssion en provenance du secteur vitivinicole
Depuis 2001, en conséquence à la signature du Cycle d’Uruguay, la
Confédération libère chaque année un contingent à faible taxe douanière de
170 millions de litres de vins. La consommation intérieure ayant fortement
diminué depuis le début des années nonante, les importations se situent
généralement en-dessous du contingent à tarif réduit. Le marché vinicole
suisse est donc de fait déjà fortement libéralisé. Par ailleurs, les vignerons et
les encaveurs helvétiques ont effectué de grands efforts ces dernières années
en matière de qualité. La vitiviniculture représente donc, à plus petite échelle,
la vision des autorités fédérales couplant un accord de libre-échange agricole
(ALEA) et une « stratégie qualité ». Or, le monde de la vigne et du vin s’oppose
également à l’ALEA puisque l’ASSAF-Suisse a enregistré dernièrement trois
adhésions en provenance de ce secteur. Lire le communiqué de presse de l'ASSAF.
15 avril 2010 - Assemblée générale de la FSV
Le Valais fait son retour après 3 ans d'absence. Voir le compte rendu publié par 20 Minutes online ainsi que le communiqué de presse de la FSV
30 mars 2010 - Clôture des cours d’hiver 2009-2010 à Châteauneuf
« Année de nouveautés ! ». C’est ainsi que Guy Bianco, le directeur de l’Ecole d’agriculture du Valais a qualifié l’exercice écoulé dans son discours, ce matin à Châteauneuf-Conthey, lors de la cérémonie de clôture des cours d’hiver 2009/10. Avec cette dernière volée, la barre des 200 apprentis (toutes classes confondues) a été franchie pour la première fois depuis la création de l’école en 1923.
Au chapitre des nouveautés signalées par le directeur de Châteauneuf, on peut citer la reprise des cours de formation de paysagistes, l’ouverture d’une classe dite AFP (Attestation formelle professionnelle), sans oublier les nouveaux professeurs et la réorganisation des domaines en centre de compétence. Le nombre d’élèves inscrits – 205 apprentis – pour l’année 2009-2010 s’explique par le haut niveau de formation et par l’arrivée d’une nouvelle classe pour les paysagistes – 23 apprenants – en première année. La mise en place de la nouvelle ordonnance supprime le principe du tronc commun et exige l’ouverture des classes par formation : agriculture (17 élèves), arboriculture (5); viticulture (9), maraîchère (6) ; cave (4), paysagisme (23) et AFP (2). La recherche d’une synergie maximale entre les branches a donné par mal de fil à retordre. Quant au maintien de toutes les classes, il n’est pas garanti
29 mars 2010 - Une serre high-tech pour l'étude des pathogènes agricoles
La station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW vient de mettre en service une nouvelle serre à haute technologie afin d'étudier le feu bactérien, le flétrissement bactérien de la tomate, les nématodes et autres agents pathogènes des cultures agricoles. Dans ce bâtiment hermétiquement clos, les chercheurs peuvent étudier les pathogènes sur leurs plantes hôtes, une procédure qui leur est interdite en plein champ. Les spécialistes d'ACW acquièrent ainsi des connaissances qui permettront de lutter le plus efficacement et écologiquement possible contre les pathogènes agricoles. Plus d'info
24 mars 2010 - Gratuite et sympathique l’application météo de LANDI
Selon fenaco, avec la collaboration de Météo Suisse et MeteoNews les prévisions fiables de LANDI Météo sont maintenant aussi disponibles partout et à chaque heure sur iPhone. Téléchargez vos prévisions météo de poche maintenant sur l’App-Store.
Deborah Nizard, la présentatrice compétente et aussi très jolie de la MeteoNews Sarl est maintenant aussi sur l’iPhone. Ceci est rendu possible grâce aux agriculteurs suisses et leurs LANDI. En 2004 créé comme service pour ses membres, un service météo a été mis en place et il s’est répandu comme un feu de paille. Depuis des années près de 50'000 visiteurs par jour utilisent les prévisions de LANDI Météo. Même les images radar de ce service sont aussi utilisées dans de nombreuses tours de contrôle d’aéroports. Dès maintenant le service très apprécié LANDI Météo est adapté pour l’iPhone. Comme point fort, les prévisions seront commentées trois fois par jour (9, 13 et 20 heures).
22 mars 2010 - Vins : technique contre les millésimes bidons
Des chercheurs australiens ont mis au point un test de datation du vin au carbone 14 qui permet de définir à l'année près son millésime. Une menace pour les tricheurs habitués à vieillir abusivement leur produit.
Le test, inventé à l'Université d'Adelaide, joue sur la différence entre le carbone 12 et le carbone 14, deux isotopes présents dans le gaz carbonique absorbé par les végétaux, notamment le raisin. Le carbone 12 est stable tandis que le carbone 14 est radioactif et que sa quantité varie suivant les années. La présence du carbone 14 dans l'atmosphère a particulièrement augmenté à partir du milieu du XXe siècle avec la multiplication des essais nucléaires à la surface du globe, avant de diminuer à partir des années 1960, explique le chercheur Graham Jones, qui a présenté ses conclusions dimanche devant l'American Chemical Society.
22 mars 2010 - Azote assimilable et qualité des vins
Un vin de bonne qualité ne peut être issu que d'un processus fermentaire maîtrisé à partir d'une matière première équilibrée. Dans ce contexte, l'azote assimilable des moûts joue un rôle prépondérant. La Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW analyse les incidences des pratiques culturales sur la teneur en azote du raisin et des moûts. Plus d'info
22 mars 2010 - France - Produits phytosanitaires - Quels scénarios possibles pour arriver à leur diminution de 50% ?
Ecophyto 2018 a pour ambition de réduire l’usage des pesticides « de 50% en dix ans, si possible ». A la demande des pouvoirs publics, les chercheurs ont fait un état des lieux des pratiques d’utilisation des produits phytosanitaires et évalué les possibilités et les conséquences sur les exploitations. Une réduction de leur utilisation de 33% imposerait par exemple le passage de toutes les surfaces nationales en production intégrée. Plus d'info
15 mars 2010 - Le Conseil des Etats tient à thésauriser pour aider les paysans
La Suisse doit constituer dès maintenant des réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un éventuel accord de libre-échange agricole avec l'UE. Le Conseil des Etats a confirmé lundi tacitement sa volonté de mettre de côté 400 à 500 millions de francs par an.
Le projet a toutefois du plomb dans l'aile. Après un refus d'entrer en matière, le Conseil national a décidé début mars de renvoyer le projet au gouvernement en le chargeant de présenter un message garantissant le financement d'une stratégie de qualité pour l'agriculture. Critiquant une décision "irresponsable", la ministre de l'économie Doris Leuthard a rappelé que le Conseil fédéral a déjà élaboré une stratégie de qualité pour l'agriculture. Si le projet retourne au gouvernement, il ne se passera rien durant les deux à trois ans à venir. Il serait plus honnête de dire que l'on ne veut pas de cette réserve financière, a-t-elle ajouté. La balle retourne dans le camp du National. Il suffit qu'il confirme son vote pour parvenir à ses fins.
15 mars 2010 - Alliance entre agriculture et secteur alimentaire
Le secteur agroalimentaire, désireux de booster sa valeur ajoutée, mise sur une stratégie qualité. Dans le cadre d'un atelier qualité réunissant tous les partenaires contribuant à la valeur ajoutée, ceux-ci ont discuté aujourd'hui de questions concrètes liées aux éléments clé de cette stratégie : le leadership de qualité, l'offensive sur le marché et le partenariat pour la qualité.
Les représentants des organisations de producteurs, de transformateurs et de détaillants, ainsi que de la restauration et du tourisme, des consommateurs et des associations environnementales se sont rencontrés aujourd'hui, sur invitation de l'Office fédéral de l'agriculture, pour participer au premier atelier qualité. Cet atelier constitue la première étape d'un processus qui doit permettre de développer en commun la stratégie qualité du secteur agroalimentaire suisse. Jean-Claude Biver, président de l'entreprise horlogère Hublot et producteur de fromage, a présenté dans son exposé introductif les enseignements que le secteur agroalimentaire peut tirer en matière de qualité de l'industrie horlogère suisse. Il a rappelé que le swissness comporte en plus de la qualité un élément d'innovation et qu'il faut intégrer l'émotion et la passion dans la communication. Les groupes poursuivront leurs travaux ces prochaines semaines. Un deuxième atelier qualité, consacré à la compilation des résultats, est prévu avant les vacances d'été.
12 mars 2010 - Conseil de saison
Le premier conseil de saison est paru cette semaine dans l'Agri. Vous retrouverez ces informations sur la page "Conseil de saison" durant toute l'année 2010.
11 mars 2010 - Décisions agricoles du Conseil des Etats
Auto-approvisionnement, agriculture bio, protection des abeilles et pâturages boisés… Autant de sujets débattus et tranchés lors de la session de printemps du Conseil des Etats ce jeudi à Berne.
Comme le National, le Conseil des Etats veut que la Confédération couvre les besoins alimentaires de la population en privilégiant une production agricole indigène de qualité, durable et diversifiée. Il tient en outre à garantir un certain taux d'auto-approvisionnement. La Chambre des cantons a donné suite jeudi, par 27 voix contre 13, à une initiative parlementaire du conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR), qui demande de compléter la loi sur l'agriculture. Le texte du directeur de l'Union suisse des paysans prévoit notamment d'y inclure le principe de la souveraineté alimentaire comme but de la politique agricole.
Par 23 voix contre 11, le Conseil des Etats a enterré une motion du National réclamant un plan d'actions pour l'agriculture biologique. Le but était de porter à au moins 20% - contre 11% aujourd'hui - les surfaces agricoles consacrées au bio. La Suisse fait déjà partie des pays à la pointe dans le domaine, a estimé la majorité.
Il a également modifié et tacitement transmis une motion du National s'inquiétant de l'impact d'un pesticide sur la disparition de colonies d'abeilles. Le Conseil fédéral est chargé d'examiner l'autorisation de la clothianidine et de son application, mais pas de suspendre son utilisation d'ici là comme l'aurait voulu la conseillère nationale Maya Graf (PS/BL), auteur de la motion.
La Chambre des cantons a enterré une autre motion du National réclamant une meilleure prise en compte des pâturages boisés dans la surface agricole utile. Un accès élargi aux paiements directs de l'agriculture permettrait de sauver ces pâturages essentiels à la biodiversité, a argumenté en vain une minorité issue des cantons de l'arc jurassien et du Valais.
10 mars 2010 - Paiements directs
Le National soutient une réforme du système, au dam de l'UDC
Le système des paiements directs doit être réformé et devenir plus efficace. Par 115 voix contre 49, le Conseil national a transmis mercredi une motion du Conseil des Etats. Seule l'UDC et quelques radicaux ont combattu la réforme qui touchera le monde agricole. La motion demande au gouvernement de concrétiser son récent concept sur le développement des paiements directs d'ici fin 2011. L'aile agricole traditionnaliste, UDC en tête, a plaidé en vain pour l'enterrement de la motion. Il faut cesser d'exiger toujours plus d'écologie et l'extension des surfaces, a fait valoir Ernst Schibli (UDC/ZH). Le président de l'Union des paysans Hansjörg Walter (UDC/TG) a tempéré ces propos. La branche soutient l'adaptation des paiements directs; il vaut mieux procéder aux retouches maintenant plutôt que d'attendre la pression d'un accord international, selon M. Walter. Pour lui, la marge d'interprétation qui subsiste inquiète pourtant une partie des agriculteurs. Doris Leuthard a assuré que le système actuel, qui est bon, ne serait pas révolutionné. Des corrections sont toutefois nécessaires. Le Conseil fédéral présentera son message sur le nouveau système de paiements directs en 2011 au Parlement, en même temps que le cadre financier dont bénéficier l'agriculture pour 2014 à 2017.
5 mars 2010 - Un expert de l'ONU défend les petits agriculteurs
L'expert de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, a appelé vendredi les Etats à prendre d'urgence des mesures d'aide aux petits producteurs agricoles.
Dans son rapport sur le droit à l'alimentation présenté au Conseil des droits de l'homme, l'expert belge Olivier De Schutter affirme que "la concentration de la chaîne agro-alimentaire" ne cesse de croître autour de grands acheteurs de matières premières agricoles et de grands distributeurs. Face à cette concentration, les petits producteurs se trouvent en position d'infériorité pour fixer leurs prix. Ils doivent subir les exigences posées par les acheteurs contre lesquels ils ne sont pas suffisamment protégés. Cette situation les relègue à une "agriculture de subsistance", a-t-il affirmé. Les petits producteurs des pays en développement représentent le groupe le plus important de personnes souffrant de la faim dans le monde, a souligné le rapporteur. Il a demandé aux Etats de soutenir davantage leurs petits producteurs, d'inciter les grands groupes à changer leur politique dans un sens plus équitable et de mieux réguler le comportement des acteurs de la chaîne alimentaire.
5 mars 2010 - Toujours plus d’intoxications alimentaires aux États-Unis
Environ 5000 personnes meurent chaque année d'intoxication alimentaire aux Etats-Unis. Et ce phénomène coûte quelque 152 milliards de dollars par an à la collectivité, selon un rapport publié jeudi.
Selon les Centres de contrôle des maladies (CDC), il se déclare chaque année aux Etats-Unis 76 millions de cas d'intoxications alimentaires graves. Elles provoquent 325.000 hospitalisations et 5000 décès. Les Etats-Unis ont connu récemment plusieurs épisodes de contaminations aux salmonelles et à la bactérie E.Coli. Les fruits et les légumes, frais, en conserve ou congelés, comptent pour 19,7 millions des cas de maladies et sont responsables à eux seuls de 39 milliards de dollars de pertes économiques. Dans ces coûts, le rapport prend en compte les soins médicaux mais évalue aussi la perte économique associée à la maladie (décès, souffrance, incapacité). La publication de ce rapport intervient alors que l'autorité fédérale des médicaments (FDA) et le ministère américain de l'Agriculture doivent édicter de nouvelles règles sanitaires pour la production de produits frais.
4 mars 2010 - Le séisme au Chili a touché la production viticole: La production de vin chilien 2009 amputée de 12,5% par le séisme
Le vignoble du Chili, cinquième exportateur mondial de vin, devrait voir sa production 2009 amputée de 12,5% à la suite du séisme qui a affecté le centre du pays, qui concentre 70% des domaines. Mais cela n'aura aucun impact à l'exportation. "Nous avons pu quantifier la perte à 125 millions de litres, ce qui équivaut à 250 millions de dollars, mais si l'on se reporte à la récolte abondante de 2009 (1 milliard de litres), la perte représente 12,5%", a déclaré mercredi Rene Merino, le président de Vinos de Chile, entité privée qui regroupe 92% des viticulteurs du pays. Les dégâts sont très inégalement répartis entre les propriétés, et aucune n'a été détruite totalement, a-t-il ajouté. Le séisme au Chili est survenu à l'orée des vendanges, qui avaient déjà commencé dans certains domaines. Le cycle de production a déjà repris par endroits, quatre jours après le séisme, les lignes de mises en bouteille sont d'une manière générale en état opérationnel. Le directeur général de la Corporation chilienne du Vin, Antonio Larrain, a écarté un problème d'approvisionnement pour les exportations. Le Chili était en 2008 le neuvième producteur mondial de vin, et le cinquième exportateur au monde, selon les données de l'Organisation internationale de la Vigne et du Vin.
26 février 2010 - Un livre blanc d'experts propose une nouvelle politique agricole
La réforme de la politique agricole suisse menée depuis une vingtaine d'années est nettement moins efficace que ne l'affirment régulièrement les sources officielles et les milieux paysans. Fort de ce constat, des experts proposent une nouvelle voie dans un livre blanc.
Cet ouvrage analyse les réussites et les carences de l'actuelle politique agricole et propose des solutions concrètes. Il est le fruit du travail de plusieurs experts réunis dans l'atelier de réflexion indépendant baptisé "Vision Landwirtschaft" (Vision pour l'agriculture), créé en 2007. Ce livre blanc est édité en allemand, avec un résumé en français. Un des rares Romands parmi ces experts n'est autre que Philippe Roch, ancien chef de l'Office fédéral de l'environnement. Le livre blanc auquel il a participé, s'il met en avant le rôle environnemental de l'agriculture, ne néglige pas pour autant les notions de revenu et d'approvisionnement.
26 février 2010 - Produits agricoles : informer les consommateurs sur les prix
Les consommateurs doivent mieux être informés des prix agricoles. Ayant remarqué qu'ils ne bénéficiaient que peu des prix à la baisse sur les marchés agricoles, l'Office fédéral de l'agriculture va leur mettre à disposition sur internet l'évolution des prix payés aux producteurs.
Le site Internet publiera régulièrement des données sur les prix du lait, de la viande, des fruits, des légumes, des pommes de terre et des céréales, indique l'OFAG vendredi dans un communiqué. Il est en effet apparu que les consommateurs n'ont de loin pas profité des baisses de prix versés aux producteurs pour le lait ou le porc l'an dernier, note par exemple l'OFAG. Le nouveau site a aussi pour objectif de faciliter le choix de produits suisses de haute qualité et produits dans le respect de l'écologie. Il présentera un tableau saisonnier des fruits et légumes le plus souvent achetés, précise l'OFAG dans son communiqué.
25 février 2010 - Le climat stresse la vigne
Communiqué de presse d'ACW
Les facteurs environnementaux - eau et température - ont une influence décisive sur le développement de la vigne. La station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW étudie le rôle joué par les conditions du sol et du climat telles la réserve en eau des sols, la répartition des précipitations et l'évolution climatique (hausse des températures). Ces facteurs peuvent largement déterminer les stress environnementaux chez la vigne et influencer la qualité des raisins et des vins.
Pour plus d'info lire le communiqué de presse
23 février 2010 - Vinea se dote d'une directrice et d'un nouveau président
L'assemblée générale de Vinea a élu mardi Elisabeth Pasquier au poste de directrice et François Murisier à la présidence.
Une nouvelle structure est mise en place pour s’adapter au mieux aux missions de l'association Vinea : la mise en valeur de la vigne et des vins de toute la Suisse. François Murisier, ancien chef de la viticulture et de l'œnologie à Agroscope Changins-Wädenswil, est expert à l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) et président du comité scientifique du Centre de recherches, études et valorisation pour la viticulture de montagne (Cervim), communique Vinea mercredi. Il remplace les co-présidents Vincent Bonvin et Dominique Rouvinez. Elisabeth Pasquier occupait jusqu'ici le poste de secrétaire générale. Avec cette nouvelle structure, Vinea passe pleinement d'une manifestation régionale en faveur des vins du Valais a un centre de compétences pour la vigne et les vins suisses, précise encore le communiqué.
Ambroisie à feuille d'armoise
Le site www.ambrosia.ch
- Quelle est la situation dans les cantons ?
- Comment reconnaître la plante ?
- Où et comment annoncer un foyer ?
- Quelles sont les stratégies de lutte?
Sur ce site, vous trouverez également des informations sur la biologie et l'écologie de cette plante envahissante ainsi que sur les problèmes sanitaires liés à son pollen.
www.aAmbrosia.ch a été conçu par AGRIDEA, sur mandat de l'OFAG, avec le soutien d'un groupe d'experts constitué de représentants d'Agroscope, de MétéoSuisse et des services phytosanitaires cantonaux.
De moins en moins de colonies d'abeilles
En Europe centrale, le nombre de colonies d'abeilles a fortement diminué au cours des dernières décennies. Quant au nombre d'apicultrices et d'apiculteurs, il a chuté dans toute l'Europe.
Pour la première fois, on dispose d'une vue d'ensemble à l'échelle européenne du problème du recul du nombre de colonies. D'autres insectes pollinisateurs comme les abeilles sauvages et les syrphes étant aussi touchés par ce problème, la pollinisation, dont dépend un grand nombre de plantes cultivées, risque de ne plus être assurée. Tel est le résultat auquel est parvenu l'IBRA (International Bee Research Association - Association internationale pour la recherche apicole) lors d'une étude menée en étroite collaboration avec le Centre de recherches apicoles d'Agroscope Liebefeld-Posieux ALP. Côté apiculteurs, les scientifiques supposent que la cause de ce recul se trouve dans les changements sociaux et économiques survenus ces dernières décennies. Des revenus plus élevés ont fait perdre aux populations rurales l'attrait envers l'apiculture pratiquée comme hobby. Par ailleurs, les coûts pour lutter contre les maladies des abeilles comme l'acarien Varroa peuvent rapidement engloutir le revenu apicole d'une année entière. Il devient donc peu intéressant économiquement de détenir des abeilles à petite échelle. L'étude de l'IBRA et d'ALP apporte certes une pièce de plus au puzzle, mais elle ne résout pas l'énigme du recul du nombre d'abeilles.
Nouveau logo pour les produits biologiques européen
La Commission européenne a présenté lundi le nouveau "logo biologique" qui figurera sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l'Union européenne (UE) dès le 1er juillet. Quelque 130'000 personnes ont voté en ligne pour choisir le nouveau symbole parmi les projets de trois finalistes.
A compter du 1er juillet 2010, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée. Pour Urs Niggli, directeur de l'Institut de recherche pour l'agriculture biologique en Suisse qui a participé au choix du lauréat, le logo comprend deux messages clairs: la nature et l'Europe. Autre avantage, il n'est pas "dominant", et ne concurrence donc pas des labels additionnels, se bornant à leur adjoindre "une composante européenne verte". En Suisse, il n'existe aucun label bio étatique. Le label du "bourgeon", issu de l'économie privée, fait toutefois office de marque bio depuis près de 30 ans, a relevé Jacqueline Forster-Zigerli, porte-parole de Bio-Suisse, interrogée par l'ATS. Il est si bien implanté que le nouveau label européen ne fournit pas plus de transparence pour les clients, estime-t-elle. "De plus, il est parfois moins sévère que le bourgeon".
Un nouveau parasite débarque dans nos vignobles
Un nouveau parasite menace les vignes suisses. Venue d'Amérique du Nord via l'Italie, "Phyllocnistis vitegenella" a été observée l'an passé dans les vignobles tessinois du Mendrisiotto. Les chenilles de ce minuscule papillon attaquent les feuilles, en y creusant des mines.
La station fédérale Agroscope Changins-Wädenswil (ACW) suivra l'évolution de ce ravageur "pour évaluer sa réelle nuisibilité dans les conditions tessinoises", précise-t-elle lundi. "La mineuse américaine de la vigne" est apparue pour la première fois en Europe, en Vénétie, en 1994. Elle colonise aujourd'hui plusieurs régions du nord-est de l'Italie. Le parasite a été trouvé également dans le sud de la péninsule il y a deux ans, de même qu'en Slovénie en 2008, selon Agroscope. Plus d'info et photo
Assemblée générale de l'Union suisse des oenologues (USOE)
C'est dans le cadre d'Agrovina que s'est tenue l'assemblée générale de l'USOE. Le point phare de cette réunion est incontestablement la nomination de Daniel Dufaux, oenologue chez Badoux SA à Aigle à la présidence. Il succède à Mike Favre de Chamoson qui aura ainsi passé plus de 17 ans au comité dont 2 à la présidence. Plus d'info
Biodiversité dans l’agriculture
AGRIDEA, HESA et l’USP lancent un concours de projets « biodiversité dans l’agriculture » pour les paysans en activité et les personnes en formation.
La diversité biologique n’est pas seulement une ressource indispensable : c’est aussi un produit à multiples facettes de l'agriculture, qui revêt une importance croissante en Suisse. Ensemble, la centrale de vulgarisation agricole AGRIDEA, la Haute école suisse d’agronomie (HESA) et l’Union suisse des paysans lancent un concours de projets « biodiversité dans l’agriculture » pour les paysans en activité et les personnes en formation. On découvrira en 2010 les meilleures idées en matière de promotion de la biodiversité dans le cadre d’une exploitation agricole suisse ou pour la commercialisation des produits qui en sont issus. Le concours est soutenu par les offices fédéraux de l’agriculture et de l’environnement ainsi que par la Fondation Sur-La-Croix. Vous trouverez des formulaires de participation et de plus amples informations à l’adresse www.agrigate.ch.
Nouveau directeur nommé à Agridea
Le comité de l’Association AGRIDEA a élu hier Ulrich Ryser au poste de nouveau directeur d'AGRIDEA.
M. Ryser va commencer son activité le 1er juillet 2010. Le poste de directeur unique pour les deux sites de Lausanne et de Lindau est nouveau. Il émane du processus de réorganisation interne qui sera effectif au 1er janvier 2011. Ulrich Ryser, né le 10 mars 1968, domicilié à Unterbözberg (AG) est ingénieur agronome HES et au bénéfice d’un MBA de la Haute Ecole de St-Gall. Il est actuellement chef de la division « Fiduciaire et Estimation » à l’Union Suisse des Paysans (USP), à Brugg, suppléant du chef de département et membre de la direction élargie de l’USP. M. Ryser est convaincu de la nécessité d’avoir une vulgarisation forte, à même de répondre aux défis de l’agriculture et de l’espace rural.
En viticulture, l'entretien du sol et le désherbage se pratiquent aujourd'hui avec de nouveaux enjeux: la nécessité de mieux protéger le sol (érosion, portance, fertilité), la pression exercée sur les herbicides (retrait d'homologation, contamination des eux, développement de mauvaises herbes résistantes), la prise en compte et la promotion de la biodiversité. Pour relerver ces défis, une meilleure connaissance de la flore des vignobles s'impose. En effet, c'est en identifiant les espèces présentes et en tenant compte du véritable impact qu'elles ont sur la culture qu'il est possible d'intervenir à bon escient. | |
De paysans à paysans: Expériences réussies pour ménager les sols. | ||
Dans 9 courts métrages, des agriculteurs et viticulteurs de toute la Suisse racontent leurs expériences avec des techniques culturales ménageant les sols :
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Classeur des fiches techniques édité par Agridea:
Deux nouvelles fiches viennent d'être éditées avec l'appui de Vitiswiss. L'une d'elles est consacrée aux interceps, alternatives intéressantes pour diminuer voire éviter l'utilisation des herbicides alors que la seconde est consacrée à l'utilisation des buses anti-dérive. Le classeur peut être directement commandé chez Agridea.
Agriadress 2010
Edité par l’Agence d’information agricole romande (AGIR), l’Agriadress 2010 répertorie les adresses actuelles des organisations et associations liées à l’agriculture suisse. Un document indispensable régulièrement remis à jour, au vu de la rapide évolution qui prévaut dans le secteur primaire. Il peut être commandé auprès d'AGIR pour le prix de Fr. 12.--
La coccinelle asiatique boude le millésime 2009
Communiqué de presse d'ACW - 15 décembre 2009
La présence dans le vignoble suisse de la coccinelle asiatique Harmonia axyridis agent de faux-goûts potentiels dans les vins a été suivie en 2009 par la Station de recherche Agroscope Changins Wädenswil ACW. Les parcelles viticoles contrôlées de Bâle Campagne à La Côte vaudoise n'ont pas permis l'observation de l'insecte sur les grappes avant les vendanges.
Conditions climatiques et vendanges 2009
Communiqué de presse d'ACW - 11 décembre 2009
Quelle quantité de produits phytosanitaires y-a-t-il dans les cours d'eau?
Communiqué de presse d'ACW du 16 novembre 2009
Améliorer les analyses œnologiques
Communiqué de presse d'ACW du 12 novembre 2009
Mêmes les bonnes bouteilles sont soumises à des lois : l’analyse des vins permet d’en mesurer la qualité et de vérifier que ses composants correspondent véritablement à ce qui est déclaré. Mais quelle est la précision de ces analyses? Depuis 1995, divers laboratoires œnologiques cantonaux et privés se soumettent volontairement à une évaluation comparative. Les spécialistes en analyses de la station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW évaluent les résultats recueillis par la Haute École Valaisanne. Les laboratoires œnologiques suisses progressent ainsi dans l’excellence d’une démarche tout en faveur des consommateurs.
113 ans dans une bouteille de vin
Communiqué de presse d'ACW du 26 octobre 2009
C'est à peine croyable, mais vrai: les microbiologistes de la station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW ont réanimé une levure de vinification découverte dans une bouteille de vin, millésime 1895. Cette levure a été pour la première fois utilisée pour fabriquer du vin à l'automne 2008 après un sommeil long de 113 ans. Cette vieille levure présente de remarquables propriétés de fermentation, les vins qu'elle produit sont d'excellente qualité et ont été récompensés par des médailles d'or lors de dégustations reconnues.
Une nouvelle plante exotique s'installe dans les vignobles: la vergerette de Buenos Aires
Communiqué de presse d'ACW du 3 septembre 2009
84 ans d'observations du développement de la vigne
Communiqué de presse du 1er septembre 2009
Varier les produits phytosanitaires permet de prévenir les résistances
Les agriculteurs observent de plus en plus fréquemment que ravageurs, maladies et adventices développent des résistances aux produits phytosanitaires qu'ils utilisent fréquemment. Afin de réduire ce risque, la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW recommande de pratiquer des stratégies de lutte durable contre les ravageurs et, notamment de varier régulièrement les différents groupes de matières acitves utilisées. Test de résitance chez une larve de carpocapse (Phot ACW)
Utilisation du carbendazime en viticulture: suite à l'interdiction du carbendazime dans l'Union Européenne pour des raisons de toxicologie humaine, l'utilisation de produits contenant cette matière active n'est plus autorisée avec effet immédiat pour le Certificat Vitiswiss. Pour les PER, l'usage reste autorisé dans les limites des autorisations en vigueur.
Les spécialités commerciales concernées sont les suivantes: Ramag C, Sumico.
Mara, le dernier né des cépages d'Agroscope ACW: Le "C41", issu du croisement Gamay x Reichensteiner sélectionné à la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW vient d'être baptisé du nom de "Mara". Suite aux expériences positives obtenues avec ce cépage de la même lignée que le Gamaret et le Garanoir, du matériel de multiplication standard a été distribué en 2008 et 2009 aux pépiniéristes viticoles suisses. Plus d'info
| Le Nouveau guide viti 2009-2010 est disponible! Comme à l'accoutumée, la partie phytosanitaire est consacrée à l'entretien des sols, à la nutrition de la vigne et à la protection phytosanitaire. L'application des produits phytosanitaires revient en détail sur le dosage des produits phytosanitaires adapté aux surfaces foliaires. Les actualités viticoles sont consacrées à la cocinelle asiatique, à de nouvelles espèces botaniques potentiellement peu concurentielles pour l'engazonnement de la vigne, à la flavescence dorée ou encore à la protection des eaux superficielles. Enfin, il comprend la liste jaune soit l'index phytosanitaire, document indispensable à chacun. Ce guide peut être commandé auprès d'ACW à Changins |
Journée d'information viticole du 15 janvier 2008: Résumé des conférences. Cette journée a été organisée par Vitipus, ACW, l'Ecole d'Ingénieurs de Changins et Prométerre.
L'année viticole 2007, Document publié par l'Office fédéral de l'agriculture
15 avril 2008


