Actualités professionnelles
Cette rubrique est avant tout destinée aux professionnels de la vigne et du vin. Ils y retrouveront des informations techniques ou liées à la vie de leurs associations professionnelles.
24 janvier - Accords Suisse-UE
Johann Schneider-Ammann veut un 3e paquet d’accords bilatéraux avec l’UE.
Pour le ministre suisse de l’économie, il n’est pas question de mettre un terme à la discussion sur le libre-échange agricole, malgré les craintes des paysans qu’il a assuré prendre au sérieux. De manière générale, le chef du Département fédéral de l’économie veut une agriculture misant sur les produits de qualité pour gagner de nouveaux marchés : « Pas question de retomber dans le protectionnisme agricole !», a-t-il déclaré.
18 janvier - Vendanges valaisannes - Un millésime 2010 presque parfait
Les vins valaisans du millésime 2010 seront remarquables. L'état sanitaire de la récolte est très bon et les raisins ont été récoltés à maturité optimale. La quantité globale place 2010 parmi les années à faible récolte, le Valais suivant par là la tendance suisse. La vendange 2010 produira 39,3 millions de litres de vins. Au cours de la dernière décennie, seules les années 2005 et 2003 ont été plus faibles en quantité, selon le rapport annuel de la vendange publié mardi par le canton. La production atteint 16,2 millions de litres de vins blancs et 23,1 millions de litres de vins rouge. Les vins blancs du millésime sont fruités, structurés et toniques. Les rouges présentent une large palette d'arômes avec des tanins bien présents. La vigne a bénéficié de conditions météorologiques favorables et clémentes en septembre et octobre, qui expliquent la qualité du millésime. Au plan suisse aussi, le millésime 2010 promet d'atteindre des sommets en matière de qualité, mais les quantités seront modestes, selon l'Office fédéral de l'agriculture. Le volume de production a baissé de 7,8% par rapport à l'année précédente, à 102,3 millions de litres. En 2010, la surface viticole représentait 14'978 hectares (ha), soit l'équivalent d'un peu plus de la moitié du canton de Genève.
17 janvier - Crédits agricoles
Une commission du Conseil des Etats corrige l'enveloppe 2012-2013
La commission des finances du Conseil des Etats est d'accord d'augmenter légèrement le crédit agricole de 2012 et 2013, mais pas autant que le National. Elle recommande de gonfler l'enveloppe proposée par le Conseil fédéral de 122 millions de francs pour la porter à quelque 6,850 milliards. Ce sont 8 millions de francs de moins que le crédit de 6,858 milliards voté par le Conseil national en décembre et qui correspond au niveau actuel. Pour des raisons d'orthodoxie budgétaire, la commission refuse à l'unanimité d'aller au- delà d'un geste de 122 millions, ont communiqué vendredi les services du Parlement. Cette somme correspond à la coupe pour l'agriculture prévue dans les mesures d'économies que la commission a repoussé jeudi. La ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf venait de lui annoncer pour 2010 un bénéfice de 3 milliards au lieu d'un déficit de 2 milliards, qui a rendu superflues des mesures d'économies à court terme.
11 janvier - Consommation mondiale de vin en hausse
Selon une étude réalisée par Vinexpo à Bordeaux, la consommation mondiale de vins devrait augmenter de façon modérée d’ici à 2014.
Selon une étude réalisée par Vinexpo, salon du vin et des spiritueux à Bordeaux, la consommation mondiale de vin devrait augmenter de 3,18% d’ici à 2014, soit moins que le prévoyait une étude réalisée au début 2009 avant que s’étende la crise économique. La consommation de vins non pétillants, qui constitue l’essentiel du marché, sera portée essentiellement par les Etats-Unis, la Chine et la Russie. En 2012 déjà, les Etats-Unis occuperont le premier rang de la consommation de vin, devant l’Italie et la France où la consommation tend à diminuer.
4 janvier - Zone protégée par rapport à la flavescence dorée
Après la découverte en 2004 du premier foyer de flavescence dorée au Tessin, le reste de la Suisse est toujours exempt de cette maladie de la vigne. Classé zone protégée en 2009, le Nord des Alpes est aussi soumis à une réglementa-tion plus stricte en ce qui concerne les exigences phytosanitaires auxquelles doivent satisfaire les végétaux du genre Vitis. Plus d'info
4 janvier - Les paysans mettent en garde contre la dépendance des importations
L’Union suisse des paysans (USP) entend s’engager à l’avenir à ce que plus de la moitié des denrées alimentaires soit issue de la production indigène.
La Suisse dispose depuis des années d’un taux d’approvisionnement stable à 60%, indique le président de l’USP Hansjörg Walter. Une situation due en premier lieu à une volonté politique qui se traduit par des paiements directs et une protection douanière. Or, la souveraineté alimentaire subit de fortes pressions. Le sol cultivable se raréfie. La plupart des carburants, produits phytosanitaires et engrais sont d’ores et déjà importés. Les paysans mettent en garde contre des accords de notre pays avec l’UE et l’OMC qui modifient profondément notre agriculture. Il ne faut pas que seuls subsistent chez nous la production de quelques rares aliments stratégiquement avantageux tels que le lait et le fromage, l’approvisionnement en produits de base se faisant avant tout par des aliments importés. Les chambres fédérales se sont prononcées l’an dernier pour protéger un taux d’approvisionnement indigène d’au moins 60%. Il appartient au monde politique de veiller à ce que cet engagement ne reste pas purement verbal, estime l’USP.
4 janvier - Le lombric, animal de l’année 2011
Pro Natura a placé l’année 2011 sous le signe du lombric. Elle entend ainsi sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur la qualité du sol, habitat du ver de terre.
Le sol est précieux, il représente une ressource limitée dont l’usage doit être raisonnable. Or, en Suisse, 1 m2 de sol disparaît chaque seconde sous de nouvelles constructions. Ce bétonnage est une grave menace pour le lombric qui assure la qualité du sol en creusant un réseau de galeries souterraines permettant à l’eau de pluie de pénétrer rapidement dans la terre et de l’aérer. Il produit en outre jusqu’à 100 tonnes d’engrais naturel par année et constitue une importante source de protéines pour de nombreuses espèces animales, comme les oiseaux. Plus d'info
17 décembre - Cycle de Doha
La Suisse organisera une nouvelle fois une rencontre informelle, en marge du Forum économique mondial (WEF) de Davos fin janvier, pour parler commerce international.
La réunion "mini-ministérielle" cherchera à faire avancer la discussion du cycle de Doha au sein de l'OMC. Johann Schneider-Ammann, conseiller fédéral en charge du dossier, profitera de la présence dans les Grisons d'une vingtaine de ministres du commerce. La rencontre durera une demi-journée, a indiqué vendredi le Secrétaire d'Etat à l'économie Jean-Daniel Gerber, dans une interview à la télévision publique alémanique. Mardi à Genève, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy a déjà fait connaître la tenue de la réunion davosienne, une sorte de tradition. Il a alors appelé les négociateurs à « sortir de leur zone de confort pour parvenir à un accord » sur le cycle de Doha à fin 2011. « Personne ne peut plus se fixer de ligne rouge a priori dans la négociation », a-t-il insisté. Les projets de textes révisés sur les différents dossiers (agriculture, produits industriels et services) devront être prêts à la fin du 1er trimestre, a précisé Pascal Lamy. Les négociateurs devront ensuite se mettre d'accord d'ici à fin juillet pour conclure fin 2011 le cycle de Doha, dix ans après son lancement.
13 décembre - Mesures d'entraide dans le secteur vitivinciole: extension aux non-membres
L’Interprofession de la vigne et des vins suisses (IVVS) souhaite que ses mesures d’entraide soient déclarées contraignantes par le Conseil fédéral pour les non-membres. L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) a publié le 13 décembre 2010 la demande y relative dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). Plus d'info
13 décembre - Développement de l'Accord agricole
Les chefs de délégation de la Suisse et de l’UE ont signé aujourd’hui deux décisions concernant le développement de l'Accord agricole de 1999 dans les domaines phytosanitaire et des semences. L’adaptation de l’accord permet notamment de faciliter le commerce de matériel de multiplication de la vigne et de variétés végétales supplémentaires. En outre, les entraves au commerce entre les deux Parties sont supprimées pour les palmiers. Les nouvelles dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2011. Plus d'info
6 décembre - Mieux connaître les sources agricoles des produits phytosanitaires dans l’environnement
Quels produits phytosanitaires sont utilisés dans quelle région de Suisse, sur quelles exploitations et dans quelles cultures agricoles? De telles informations étaient difficilement accessibles jusqu'à présent. Désormais, elles seront pré-levées dans des exploitations sélectionnées et utilisées par les stations de re-cherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW et Reckenholz-Tänikon ART pour établir des indicateurs environnementaux agricoles. Cet instrument doit permettre de mieux reconstituer le parcours des produits phytosanitaires pro-venant de l'agriculture dans l’environnement. Agroscope apportera ainsi une contribution importante à l'évaluation des systèmes de production en termes de durabilité. Communiqué de presse d'ACW
1er décembre - Paiements directs et libéralisation: L’Office fédéral de l’agriculture fait fausse route !
L’ASSAF-Suisse dit non à une diminution de la production agricole Suisse et à une écologisation supplémentaire. Pour mettre en oeuvre la souveraineté alimentaire et maintenir un taux d’auto- approvisionnement offrant une marge de sécurité, des conditions-cadres promouvant la production agricole doivent être mises en place. Malgré les nombreuses interventions parlementaires revendiquant un statut particulier de la production agricole dans le contexte de la libéralisation et globalisation croissante, le Conseil fédéral veut à tout prix conclure un accord de libre-échange avec l’Union européenne. Cette volonté est retracée par l’OFAG dans le concept de développement des paiements directs 2014-2017. Communiqué de presse de l'ASSAF-Suisse
30 novembre: Encourager la cohérence écologique de l'agriculture
La politique agricole de la Confédération doit favoriser davantage les exploitations qui fournissent des prestations environnementales cohérentes sur l'ensemble du domaine.
Cet encouragement des formes globales d'agriculture, comme la production agricole définie par Bio Suisse dans le Cahier des charges du Bourgeon, serait aussi une importante contribution à la défense des parts de marché à forte valeur ajoutée qui sont importantes pour toute l'agriculture suisse. Communiqué de presse de Bio Suisse
30 novembre - Rapport sur l’environnement en Europe: il faut mieux utiliser les ressources
Les conclusions du Rapport sur l’état de l’environnement en Europe, publiées le 30 novembre 2010 à Bruxelles, sont aussi applicables à la Suisse. La demande en ressources naturelles pèse toujours plus sur notre capital naturel: biodiversité, sol, air et eau. Une utilisation plus efficace des ressources par la mise en place d’une économie verte est essentielle pour améliorer notre environnement et renforcer notre économie. Plus d'info
30 novembre - Nouveau système de paiements directs: L’USP dénonce un coup de frein à l’esprit d’entreprise
Après une longue attente, l’Office fédéral de l’agriculture vient de présenter ses projets quant à la répartition des fonds dans le cadre du nouveau système de paiements directs. À la grande déception de l’USP, les propositions du secteur agricole n’ont pas été prises en compte. Le système prévu comporte trop d’incertitudes concernant la planification et les incitations sont mal conçues, car elles favorisent l’optimisation des contributions au détriment d’une agriculture productive, basée sur l’esprit d’entreprise.
30 novembre - OFAG: Développement du système des paiements directs
A l’avenir, les paiements directs versés à l’agriculture devront être orientés de manière conséquente sur les prestations d’intérêt public souhaitées par la population. Les mesures non liées à un objectif spécifique doivent être remplacées par des instruments ciblés sur les objectifs. L’efficacité et l’efficience du système des paiements directs s’en trouveront améliorées. Ce sont là les propositions faites par le Conseil fédéral dans le rapport publié il y a un an. Le Parlement a maintenant chargé le Conseil fédéral de concrétiser le projet proposé et de présenter un message d’ici la fin 2011. Plus d'info
29 novembre - L’Alliance Agraire pour une concrétisation de la Politique Agricole 2014-2017
La politique agricole 2014-17 n’est pas la réponse optimale aux défauts de la politique agricole. Les lacunes dans la réalisation des objectifs en matière d’utilisation des ressources et de biodiversité sont encore traitées de manière trop défensive au niveau politique.
Pour l’Alliance Agraire l’orientation de la PA 2014-17 va clairement dans la bonne direction. Grâce au développement du système des paiements directs prévus dans la PA 2014-17, le ciblage des prestations et la flexibilité des contributions sont améliorés, ceci dans l’intérêt des agricultrices et des agriculteurs suisses. Le soutien de la population et du monde politique envers les 2.7 milliards de francs de paiements directs versés aux agriculteurs chaque année peut être garanti de cette manière. Les lacunes dans la réalisation des objectifs en matière de biodiversité et de revenus dans les régions de montagnes peuvent être abordées de manière plus précise qu’avant. L’Alliance Agraire est convaincue que le nouveau système peut éliminer les incitations négatives (toutes les contributions versées aux animaux, contribution à la surface) dans l’intérêt de marchés agricoles qui fonctionnent. Par ailleurs, des meilleures incitations peuvent être développées pour l’agriculture. Plus d'info sous www.agrarallianz.ch
29 novembre - La cicadelle vectrice de la flavescence dorée se développe aussi sur la flore des vignes
La flavescence dorée est une maladie dangereuse de la vigne, provoquée par un phytoplasme et classée parmi les maladies de quarantaine. Présente en Suisse au Tessin depuis 2004 seulement, elle est soumise à lutte obligatoire. Cette lutte se focalise sur son vecteur, la cicadelle Scaphoideus titanus, considérée en Europe comme inféodée à la vigne.
Le Centre de recherche de Cadenazzo de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW a mis pour la première fois en évidence la présence de Scaphoideus titanus sur la flore du vignoble. Cet insecte semble en effet capable de se développer sur les espèces typiques de la flore de l’interligne des vignobles tessinois. Ces résultats apportent de nouvelles connaissances sur la biologie de Scaphoideus titanus qui sont toutefois sans conséquences sur la stratégie de lutte préconisée actuellement. Plus d'info
24 novembre - ALEA : le Conseil fédéral n'entend pas interrompre les négociations
Pas question de geler les négociations en vue d'un accord de libre-échange agricole avec l'Union européenne (UE). Le Conseil fédéral prône le rejet d'une motion de Christophe Darbellay (PDC/VS) exigeant une suspension des discussions. Mais il est prêt à offrir un coup de pouce aux paysans.
En mai, le parti démocrate-chrétien avait posé des conditions au gouvernement: si un accord au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) n'est pas en vue au 1er septembre, il faudra suspendre les pourparlers avec Bruxelles, la nécessité d'un accord de libre échange-agricole devenant caduque. Le Conseil fédéral ne partage pas cet avis. Une rupture ou un gel des négociations restreindrait inutilement la marge de manoeuvre de la Suisse, juge-t-il dans sa réponse à la motion. A la différence des résultats à attendre du cycle de Doha de l'OMC, une ouverture vis-à-vis de l'UE créerait de nouvelles possibilités d'exportation pour les paysans et la filière alimentaire, selon lui. La Suisse a engagé en novembre 2008 des discussions en vue d'un accord bilatéral portant sur l'agriculture et la sécurité des denrées alimentaires. "Celles-ci progressent plus lentement que prévu", les intérêts des deux parties ne se recouvrant pas dans certains domaines, reconnaît l'Office fédéral de l'agriculture.
24 novembre - Bilan écologique des exploitations agricoles suisses contrasté
Les analyses de cycles de vie de cent exploitations agricoles suisses montrent qu’il est possible de produire dans le respect de l’environnement tout en réalisant de bons revenus.
Le projet de dépouillement centralisé des bilans écologiques d'exploitations agricoles (DC-BE) a duré plusieurs années et a étudié l'impact environnemental de près de cent exploitations agricoles suisses. Aujourd'hui, les résultats ont été présentés dans le cadre d'une conférence. Ils montrent qu'il est possible de produire dans le respect de l'environnement et néanmoins d'obtenir un bon revenu. Il faut cependant savoir qu'il y a aussi des exploitations qui n'y parviennent pas. C'est ce qui ressort de la très grande variabilité entre les exploitations (Le potentiel d'effet de serre par hectare de surface agricole utile, par exemple, varie d'un facteur 20 entre les exploitations participantes). Parallèlement, cette variabilité traduit aussi un important potentiel d'optimisation. En revanche, il est difficile de déterminer quels sont les facteurs qui permettent de réussir sur les deux tableaux, du fait de la grande diversité. Ce point fera l'objet d'analyses ultérieures. Plus d'info
22 novembre - Le paysage suisse est sous pression
Le paysage suisse est sous pression du fait de la croissance démographique, de l’augmentation des besoins en surface habitable, du développement des transports et d’une urbanisation pas toujours maîtrisée.
Entre 1983 et 2007, la proportion de surface bâtie est passée de tout juste 6 % à près de 8 % de la superficie totale du pays. Les surfaces touchées par le mitage ont augmenté d’environ 15 % entre 1980 et 2002 et celles touchées par l’imperméabilisation du sol de près de 30 %. Depuis 1996, on ne trouve plus sur le Plateau un seul kilomètre carré de paysage plongé dans l’obscurité totale durant la nuit. Tels sont les résultats du premier rapport de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) sur l’état du paysage. Le projet « Observation du paysage suisse » (OPS), élaboré par l'OFEV dans le cadre de l'observation nationale de l'environnement, illustre les modifications du paysage, ses évolutions négatives ainsi que les mesures permettant d'inverser la tendance. Plus d'info
22 novembre - Dominique Barjolle quitte AGRIDEA
Dans le cadre de la réorganisation d'AGRIDEA, les centrales de vulgarisation sont placées sous une direction unique dès le 1er janvier 2011. Suite à la nomination d’Ulrich Ryser au poste de directeur pour les deux centrales, les postes des directeurs pour Lausanne et Lindau ont été supprimés.
Engagée le 1er mai 1996 comme collaboratrice scientifique au Service romand de vulgarisation agricole (SRVA), Dominique Barjolle a pris ses fonctions de directrice le 1er avril 2002. Sous son impulsion, la centrale de Lausanne a connu un développement très important. De nouveaux partenariats ont été instaurés. Les activités se sont élargies dans des domaines primordiaux pour l’avenir de l’agriculture, tels que la valorisation des produits, la protection des ressources et le développement de l’espace rural. Dominique Barjolle a été une collaboratrice et une directrice extrêmement appréciée, compétente et très engagée. Outre ses grandes capacités d’organisation et son excellente vision stratégique, le comité relève qu’elle a su saisir avec pertinence les enjeux et les challenges à relever, à la fois pour l’agriculture, l’espace rural et la vulgarisation agricole. Elle a apporté des solutions innovantes et créatives en mobilisant son capital d’expérience et de notoriété, en Suisse et à l’étranger. Dès le 1er janvier 2011, elle est engagée à l’Institut des décisions environnementales de l’Ecole polytechnique de Zurich, dans la chaire du Prof. Bernard Lehmann, où elle développera des activités de recherche dans le domaine des filières agroalimentaires et de la valorisation des produits de qualité.
19 novembre - Création du Forum vitivinicole suisse
C’est ce matin que plusieurs organisations vitivinicoles suisses ont porté sur les fronts baptismaux le Forum vitivinicole suisse (FVVS).
Le Forum vitivinicole suisse, créé ce matin, propose aux différents acteurs actifs dans la recherche, la formation continue ou encore la vulgarisation une plate-forme d’échange non seulement entre eux mais également avec les professionnels de la branche vitivinicole. Le Forum réunit la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil (ACW), Agridea, l’Ecole d’Ingénieurs de Changins, Bio-Suisse, l’Union Suisse des oenologues (USOE) ainsi que Vitiswiss. Les responsables cantonaux de la viticulture y ont un statut d’invités permanents. Communiqué de presse
18 novembre - Ambassades : la Suisse servira ses propres vins à l'étranger
La Suisse servira ses propres vins lors de réceptions et manifestations officielles à l'étranger. Le Conseil fédéral promet d'y veiller strictement après le couac de l'exposition universelle de Shanghai.
Le gouvernement "s'engage à agir par exemplarité dans la promotion des vins et des produits du terroir suisse à l'étranger", souligne-t-il dans sa réponse publiée jeudi à deux motions. Leurs auteurs, Christophe Darbellay (PDC/VS) et Thomas Hurter (UDC), s'indignaient que des vins italiens ou espagnols aient pu être servis par la Suisse aux visiteurs à Shanghai. M. Darbellay va même jusqu'à accuser certaines ambassades helvétiques de servir régulièrement du vin étranger "par pingrerie ou par snobisme".
15 novembre - France : les vendanges 2010 seront parmi les plus faibles de la décennie
Les vendanges 2010 devraient figurer parmi les plus petites récoltes de la décennie, avec celles de 2008 qui avaient été particulièrement mauvaises, selon les prévisions officielles établies au 1er novembre et publiées lundi.
L'estimation de la récolte pour 2010 s'élève à 45,7 millions d'hectolitres (hl), un chiffre inférieur de 6% à la moyenne de ces cinq dernières années et de 2% à celui de 2009. Seules les vendanges de 2008 avaient été pires (environ 43 millions d'hl). En 2010, toutes les catégories de vin devraient voir leur production diminuer. Parmi les baisses les plus fortes figurent les vins d'Alsace (-22% par rapport à 2009) et le champagne (-12%). Des conditions climatiques difficiles sont en grande partie responsables de ces résultats mitigés.
15 novembre - Rémy Cointreau met en vente sa branche champagne, en difficulté
Le producteur de spiritueux Rémy Cointreau a décidé de mettre en vente sa branche champagne, qui comprend les marques Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, après avoir tenté de la restructurer.
Le groupe a "donné mandat au Crédit Agricole-CIB, aux fins d'engager une procédure de mise en concurrence pour une cession éventuelle de sa branche Champagne", indique un communiqué du groupe lundi. "Aujourd'hui le champagne a beaucoup d'actifs et une possibilité de ventes de ces actifs nous permettrait d'accélérer notre croissance dans le haut de gamme et le très haut de gamme", a-t-on appris auprès du groupe. "Mais nous n'en sommes qu'au début de la procédure, l'affaire peut très bien ne pas se faire", a-t-on souligné de même source. "Nous avons une stratégie depuis plusieurs années d'ultra 'premiumisation'" sur un portefeuille de marques resserré comme pour le cognac avec Rémy Martin et les spiritueux avec Cointreau, a-t-on ajouté.
11 novembre - Des adaptations ciblées faute d'un accord global de libre-échange
La Suisse et l'UE poursuivent les préparatifs en vue de la suppression des contrôles frontaliers concernant les semences et la protection phytosanitaire. Le comité mixte de l'agriculture a approuvé mercredi plusieurs adaptations de l'accord agricole signé en 1999.
La Suisse et l'UE se sont déclarées satisfaites de l'application de l'accord, a communiqué jeudi l'Office fédéral de l'agriculture. Comme il se limite à des domaines particuliers, il ne saurait toutefois se substituer à la suppression totale des entraves au commerce - en clair à un accord de libre-échange agricole. Les négociations sur ce point patinent toutefois. En attendant, le matériel de multiplication de la vigne va être intégré à l'accord agricole. Le commerce de palmiers devrait également être facilité grâce à l'adaptation du texte sur les questions phytosanitaires. Les deux parties ont par ailleurs confirmé l'adaptation en cours sur le vin et souligné leur volonté de coopérer en matière d'importation de produits biologiques issus de pays tiers. En dépit de la crise économique, les exportations agricoles suisses se sont maintenues en 2009 à un niveau comparable à celui de l'année précédente. La balance commerciale agricole s'est même légèrement améliorée. L'an dernier, la Suisse a par exemple exporté vers l'UE 7% de fromage de plus qu'en 2008.
9 novembre - Les manifestations 2010/2011 de la branche maraîchère - Lancement d’un calendrier central des manifestations sur Internet
Afin d’éviter que d’importants événements soient fixés malencontreusement aux mêmes dates, la branche maraîchère a mis en place un calendrier central regroupant les activités de toute la branche. Consultable depuis le 8 novembre 2010 sous www.agriculture.ch, il permet à chacun d’y inscrire les manifestations prévues dans le secteur maraîcher. L'utilisation d'un calendrier pour l'ensemble de la branche est d’une grande utilité. Il offre désormais aux maraîchers, aux acteurs de la branche et aux médias la possibilité de consulter, en tout temps, l’offre des manifestations au niveau cantonal, régional et national. Par ailleurs, les services de conseil et les stations de recherche pourront organiser au mieux leurs manifestations interrégionales.
9 novembre - Agroscope au contact des visiteurs des grandes foires agricoles de Suisse !
Les stations de recherche Agroscope se placent sous le signe de l’analytique pour présenter leurs travaux de recherche agronomique. Elles seront présentes sur un stand commun à Berne, Lausanne et Saint-Gall.
Les stations de recherche Agroscope seront présentes sur un stand commun pendant l’exposition de machines agricoles, Agrama, à Berne, du 25 au 29 novembre 2010. Les trois stations se rendront ensuite du 13 au 16 janvier 2011 à Swiss’expo à Lausanne et du 24 au 27 février à Tier & Technik à Saint-Gall. Objectif: présenter aux visiteuses et aux visiteurs de ces trois expositions les différentes facettes de leur travail. «Des analyses pour des produits agricoles sains» est le thème choisi pour ce nouveau stand. Agroscope saisit ainsi l’occasion de montrer comment l’analytique soutient les activi-tés de recherche et de conseil des trois stations. Les visiteuses et visiteurs du stand pourront dialoguer avec les chercheuses et les chercheurs ou regarder dans des mi-croscopes pour apprendre à connaître le rôle joué par l’analytique pour la fertilité des sols, l’alimentation animale, les plantes aromatiques ou encore la fertilité des chevaux. Les autres sens ne seront pas en reste puisque des dégustations sont également prévues.
2 novembre - Les orties favorisent le bois noir de la vigne
Le bois noir est un sujet de préoccupation pour les vignerons. Les récents résultats des travaux de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW confirment que les orties peuvent héberger aussi bien l’agent infectieux que son vecteur. Les orties jouent donc un rôle important dans la propagation de la maladie. Rappelons que les orties sont également une source alimentaire précieuse pour de nombreux insectes. Aussi, la lutte doit-elle être réfléchie et ciblée. Communiqué de presse d'ACW
1er novembre - Les pêcheurs très fâchés contre les agriculteurs
La Fédération suisse de pêche (FSP) est furieuse contre les agriculteurs. Elle leur reproche de faire pression pour édulcorer la loi sur la protection des eaux, qui entrera en vigueur le 1er janvier. Lors de son assemblée des délégués samedi à Zurich, la FSP a adopté une résolution.
Dans ce texte, la FSP condamne "la tentative du lobby des agriculteurs de faire échec à la mise en application de la nouvelle loi sur la protection des eaux et ainsi de mettre en jeu la crédibilité du Parlement", a-t-elle indiqué. Le torchon a commencé à brûler lors de la procédure de consultation sur les ordonnances d'application de la loi. L'Union suisse des paysans (USP) estime que les chiffres concernant les terres perdues pour l'agriculture sont sous-évalués. Et l'ordonnance ne prévoit pas de compensation intégrale des surfaces d'assolement, soit les meilleures terres, avait-elle critiqué.
1er novembre - Accord de libre-échange agricole avec l'UE - Une initiative parlementaire et une motion sont déposées pour l’arrêt immédiat des négociations avec l’UE.
Depuis deux années, le Conseil fédéral et l'Office fédéral de l'agriculture s'efforcent à conclure un accord de libre- échange avec l'UE. Ceci en solo, sans pression ou demande particulière de la part de l'UE. La démarche du Conseil fédéral manque d'assise politique. Le Conseiller national Rudolf Joder (UDC Berne) a déposé deux interventions (initiative parlementaire 0.9.515, motion 10.3473). Le Parlement fédéral aura ainsi la possibilité de prendre une décision de planification, soumise au référendum, sur l'arrêt des négociations. Ceci est nécessaire car un accord ne fait pas de sens au niveau de l'économie nationale et ne serait pas supportable pour l'agriculture.
29 octobre - Le directeur de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) annonce son départ - Johann Schneider-Ammann devra se chercher un nouveau directeur de l'Office fédéral de l'agriculture.
Manfred Bötsch, directeur de l’Office fédéral de l’agriculture, a annoncé sa démission quelques jours avant que Johann Schneider-Ammann reprenne les rênes du Département fédéral de l'économie (DFE). Manfred Bötsch, 55 ans, quittera ses fonctions fin juin 2011. Il a remis sa démission jeudi à Doris Leuthard. « Il n'a pas encore décidé ce qu'il ferait après cette échéance », ont indiqué aujourd’hui ses services. C'est sous sa responsabilité que les différentes étapes des politiques agricoles 2007 et 2011 ont été élaborées et mises en œuvre. La publication de la stratégie ainsi que les éléments-clés de la future politique agricole 2014-17 rendent « la période propice à un changement de direction », indique le communiqué officiel. Manfred Bötsch avait pris la tête de l'OFAG en 2000, après avoir été pendant cinq ans sous-directeur. Malgré des opinions divergentes sur des questions importantes telles que le rythme soutenu de la libéralisation ou l’ouverture des frontières, l’Union Suisse des Paysans souligne dans un communiqué diffusé aujourd’hui la capacité de dialogue de Manfred Bötsch ainsi que son engagement pour le financement des mesures de politique agricole, en particulier la promotion des ventes
27 octobre - Prévention des accidents: Lancement de la campagne contre les accidents en milieu agricole
En dix ans, plus de 460 accidents mortels ont été enregistrés en milieu agricole, la plupart liés à des machines ou des véhicules. Afin d'enrayer cette hécatombe, une campagne de prévention est lancée en Suisse romande, quelques mois après la Suisse alémanique. "Il faut prendre le temps de rester en vie", a affirmé à l'ATS Etienne Junod, responsable du service de prévention des accidents dans l'agriculture (SPAA). Pour y parvenir, le coup d'envoi de la campagne "Les véhicules et les machines sortent les griffes" a été donné mardi à Moudon (VD). Avec des documents, des autocollants, une affichette sécurité, le but est de sensibiliser les agriculteurs aux gestes qui peuvent sauver et "faire évoluer les comportements", a souligné Etienne Junod. Aujourd'hui, la ceinture de sécurité est indispensable aussi sur un tracteur.
27 octobre - Swissness: Une grande proportion indigène est importante pour la branche
Actuellement, le Parlement discute de la part de matières premières suisses qui doit être présente dans les denrées alimentaires pour les commercialiser avec la désignation «Suisse». La question suscite le plus de discussion pour les produits hautement transformés. Le Conseil fédéral propose comme compromis une part indigène de 80 % pour que les produits transformés puissent encore être désignés comme produits suisses. L’Union suisse des paysans, apparemment sous la pression de personnalités de l’industrie agroalimentaire, a suggéré que dans certaines conditions, la proportion de matières premières suisses soit réduite à 60 %. Elle souhaiterait, par ailleurs, inclure la valeur ajoutée en tant que critère supplémentaire. La réglementation contiendrait ainsi de nombreuses exceptions et lacunes conduisant à des frais administratifs inutiles. Sans compter qu’avec une part suisse plus basse, la réglementation Swissness perdrait toute crédibilité. Cette position suscite l’incompréhension de Bio Suisse. Les concessions accordées à l’industrie se feraient au détriment de l’agriculture suisse.
26 octobre - Suisse tout seul n’est pas suffisant
Agro-Marketing Suisse souhaite élargir la notoriété de la marque Suisse Garantie au moyen d'un nouveau spot télévisé et du slogan «Suisse tout seul n’est pas suffisant». Il est en effet important de mettre à disposition des produits indigènes de qualité assortis d’un signe distinctif clair.
L’organisation Agro-Marketing Suisse a introduit en 2004 la marque d’origine Suisse Garantie qui garantit des denrées contenant une matière première 100% suisse et entièrement transformées dans notre pays. La marque est aujourd’hui utilisée par 814 entreprises, pour la certification des dix plus importants groupes de denrées alimentaires et plusieurs centaines d’autres produits. Tous ceux qui sont autorisés à porter le symbole Suisse Garantie ont préalablement été soumis à un système de certification et de contrôle. Avec sa nouvelle campagne lancée sous forme de spots télévisés à l’enseigne de «Suisse tout seul n’est pas suffisant», Agro-Marketing Suisse entend élargir la notoriété du signe d’origine et inciter les consommateurs à acheter des produits véritablement suisses
22 octobre - Herbicides: Les propriétaires de jardins privés ignorent fréquemment la loi
L'emploi d'herbicides est interdit sur les chemins et les places ainsi qu'à leurs abords afin de garantir la protection des eaux et de l'eau potable. Une étude de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) montre que la majorité des propriétaires de jardins n'en ont pas connaissance. Si les services d'entretien des communes observent de mieux en mieux ces dispositions, ce n'est pas le cas des privés, a indiqué vendredi l'OFEV dans un communiqué. L'enquête menée par la fondation sanu auprès des propriétaires de jardins révèle que la moitié n’est pas au courant de l'interdiction. Parmi les autres, un sur cinq continue à employer des herbicides au mépris de la loi.
20 octobre - ARVINIS 2011: Présentation de l’hôte d’honneur de la seizième édition
ARVINIS a profité de la vendange de la Vigne du Monde pour présenter à la presse l’hôte d’honneur de l’édition 2011. Après la Californie, ARVINIS accueille encore une fois une région chaleureuse. Pour la seizième édition du Salon des Vins du Monde, l’hôte d’honneur sera le Pays d’Oc IGP. Lové le long de la Méditerranée, le Pays d’Oc s’étend sur 4 départements français : Gard, Héraut, Aude et Pyrénées-Orientales. Dans cette région magnifique, près de 25'000 vignerons cultivent 88'000 hectares de vignes Pays d’Oc, qui sont vinifiés et commercialisés par 1'800 caves particulières, 270 caves coopératives et 600 négociants. Le programme des animations et diverses nouveautés sera dévoilé lors d’une conférence de presse qui se tiendra en mars de l’année prochaine.
19 octobre - Les levures influencent les arômes du vin
Les levures jouent un rôle important pendant la fermentation et pour la qualité du vin.
Jusqu'à présent, les professionnels étaient peu convaincus que les levures pouvaient conférer des arômes au vin ou doutaient de la persistance de ces arômes. Les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW ont pu démontrer pour la première fois que les levures produisent effectivement des arômes stables. Cette connaissance permet d’optimiser encore davantage la vinification. Une levure ne permettra jamais de transformer un moût de Chasselas en vin Müller-Thurgau. Mais avec différentes levures, il est tout à fait possible de créer des vins différents à partir du même moût: des vins neutres ou fruités en passant par une multitude de variations intermédiaires. Ainsi, l'arôme du vin dépend à la fois du moût et des levures. Le rôle du premier était déjà connu, mais celui des secondes, ce sont les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW qui viennent d'en apporter la preuve scientifique. Communiuqé de presse d'ACW
12 octobre - Conditions de production des denrées alimentaires importées - Cinq cantons romands refusent les "importations de la misère"
Cinq cantons ont transmis des initiatives auxquelles le Conseil des Etats n'a pas donné suite. Le National doit encore se prononcer. Ces cantons invitent l'Assemblée fédérale à dire "non aux importations de la misère". En clair, ils demandent que les autorités fédérales s'engagent dans les négociations avec l'OMC et l'UE. Il s'agit d'instaurer des conditions de travail justes et des méthodes de production durables pour tous les produits importés en Suisse. Elles demandent en outre que la Suisse interdise l'importation de denrées alimentaires produites dans des conditions sanitaires, sociales et écologiques en contradiction avec les standards de notre pays. Sont visées les importations de fruits et légumes. Le syndicat paysan Uniterre soutient ces initiatives cantonales mais veut aller plus loin. Dans un communiqué, il a annoncé mardi qu'il lancera une initiative populaire l'an prochain afin d'ancrer le concept de souveraineté alimentaire via un nouvel article constitutionnel.
11 octobre - Certains oiseaux souffrent d'une végétation trop dense
Il y a de moins en moins d'oiseaux insectivores en Suisse par manque d'espaces sans végétation dans les zones cultivées.
C'est le constat d'une étude de l'Université de Berne et de la Station ornithologique de Sempach (LU). Les chercheurs ont voulu savoir pourquoi des oiseaux typiques du paysage agricole comme le rouge-queue à front blanc, l'alouette lulu, le torcol fourmilier et la huppe fasciée se font toujours plus rares en Europe centrale. Résultat: le principal facteur influençant la recherche de nourriture est la structure de la végétation au sol, indique l'Université de Berne dans un communiqué. Dans toutes les cultures étudiées - vergers à basses tiges et hautes tiges, vignes -, les oiseaux préfèrent les lieux avec une végétation au sol lacunaire. Un sol ouvert leur permet de trouver les insectes dont ils se nourrissent et la végétation dense à proximité permet aux populations d'insectes de se développer. Les chercheurs suggèrent par conséquent d'encourager la création de zones en "mosaïque" avec et sans végétation, par exemple sous forme de surfaces de compensations écologiques. Les vergers à hautes tiges et les vignes présentent un important potentiel dans ce domaine.
11 octobre - CIVV: L’interprofession donne de l’élan au vin vaudois
Les milieux vitivinicoles vaudois se sont mis d’accord pour donner plus de
moyens financiers à la promotion du vin vaudois. Il est temps, car nos vins
sont soumis à une pression concurrentielle croissante de la part des vins
importés, qui bénéficient de moyens promotionnels considérables payés
en bonne partie par les contribuables européens ! Communiqué de presse
7 octobre - Réduire les fongicides en viticulture
Pour une viticulture orientée vers la qualité, l’usage de pesticides est incontournable. La Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW propose sur Internet deux outils permettant de réduire la quantité de produits utilisés: d’une part, une modélisation du mildiou de la vigne permet au viticulteur de mieux cibler ses traitements et, d’autre part, une méthode simple adapte la dose de produit à la surface de feuillage effective à protéger. Ensemble, ces deux outils permettent de réduire de plus de 30% la quantité de fongicides utilisés annuellement. Communiqué de presse d'ACW
5 octobre - INRA : Un ouvrage qui synthétise près de 40 années d'expérimentation en agronomie des terroirs viticoles
Cet ouvrage synthétise près de 40 années d'expérimentation en agronomie des terroirs viticoles et s'appuie sur de nombreuses références bibliographiques. Il a pour but, notamment, de fournir aux régions viticoles et aux exploitations une méthode pratique d'étude pour valoriser au mieux la production des vins AOC, dans une perspective de développement durable et de valorisation des terroirs.
Le Congrès mondial de la vigne et du vin de juin 2010 a défini le terroir vitivinicole comme « un concept qui se réfère à un espace sur lequel se développe un savoir collectif des inte-ractions entre un milieu physique et biologique identifiable et les pratiques vitivinicoles appliquées, qui confèrent des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace.
Le terroir inclut des caractéristiques spécifiques du sol, de la topographie, du cli-mat, du paysage et de la biodiversité. »
L'ouvrage étudie les facteurs du milieu et leurs effets, de la vigne jusqu'au vin : effets sur l'écophysiologie de la plante, caractéristiques biochimiques du raisin, propriétés sensoriel-les des vins. Les diverses pratiques qui sont à la base de la qualité et de la typicité des vins AOC sont également exposées en détail : préparation du terrain avant plantation, modes d'entretien du sol, fertilisation, méthodes de lutte contre certaines maladies phy-siologiques de la vigne,...
Afin d'analyser le poids des divers facteurs de la chaîne du terroir, l'itinéraire sociotechni-que de vins AOC médaillés a fait l'objet d'une enquête auprès des vignerons de divers vignobles du Val de Loire. Des pistes pour améliorer la gestion des AOC, en tenant compte de l'influence du réchauffement climatique, sont identifiées.
René Morlat
Directeur de recherche à l'INRA, René Morlat a animé l'une des équipes de recherche pionnières sur le plan international dans le domaine des terroirs viticoles. Géologue et ampélologue (science de la vigne), il a encadré plusieurs travaux de recherche en Val de Loire et en Alsace. Il a été co-organisateur du 1er Colloque international sur les terroirs viticoles en 1996, à Angers. René Morlat a été membre du comité scientifique du Groupe zonage viti-vinicole au sein de l'Office International de la Vigne et du Vin.
Traité de viticulture de terroir, René Morlat, Editions Tec & Doc - Lavoisier, 2010, 99 euros
4 octobre - Les paysans gagnent toujours moins
Les revenus de l'agriculture suisse continuent de baisser cette année, mais moins durement qu'en 2009, a indiqué lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Selon les premières estimations de l'OFS, le revenu de l'ensemble du secteur agricole devrait s'établir à 2,7 milliards de francs en 2010, soit 96 millions de moins (-3,4%) que l'année précédente. Comme le secteur continue à occuper de moins en moins de personnes, la baisse de la rémunération moyenne par paysan ou employé devrait être d'environ 1,1% cette année, selon l'OFS. Des récoltes moins bonnes, le prix du lait à la baisse et l'engorgement du marché porcin sont les principales causes. L'OFS constate toutefois avec satisfaction que dans la production végétale, les cultures spéciales (viticulture, légumes et fruits) ont désormais un poids économique supérieur à celui des grandes cultures (céréales, pommes de terre). "Ces cultures créent des emplois et répondent à une demande croissante de produits de proximité". Autre réjouissance: les agriculteurs ont réussi a diversifier leurs sources de revenus. Les services agricoles (651 millions de francs) et les autres activités secondaires (364 millions) forment désormais près de 10% de la valeur de production totale, et continuent de progresser, indique le communiqué de l'OFS.
1er octobre - Conférence sur la biodiversité de Nagoya: la Suisse veut des objectifs ambitieux
Les espèces et les milieux naturels continuent de disparaître à un rythme alarmant dans le monde entier. La politique internationale doit devenir plus efficace. Lors de la conférence mondiale sur la biodiversité, qui se tiendra à Nagoya (Japon) du 18 au 29 octobre prochains, la Suisse demandera que des objectifs ambitieux, réalistes, concrets et mesurables soient fixés pour les dix prochaines années. Le Conseil fédéral a approuvé le 1er octobre 2010 le mandat de négociation de la délégation suisse.
1er octobre - Ecole d'Ingénieurs de Changins - Présentation de la transformation de l’Ecole Spécialisée de Changins en Ecole Supérieure
Lors de la Table ronde du 1er septembre 2010, réunissant les organisations professionnelles vitivinicoles suisses et le Conseil de direction de l’Ecole de Changins, la transformation de l’actuelle Ecole Spécialisée de Changins en Ecole Supérieure de viticulteur encaveur, avec cours intégrés de préparation aux Brevets/Maîtrises, a été plébiscitée. Les organisations vitivinicoles faîtières suisses ont en effet soutenu le projet à l’unanimité. L’Ecole de Changins peut donc maintenant mener ce dossier à terme, en partenariat avec le Canton siège et AgriAliForm, l’Organisation du monde du travail du champ professionnel de l’agriculture et de ses métiers.
29 septembre - Une plante sur cinq menacée de disparition
Une espèce végétale sur cinq dans le monde est menacée de disparition, indique une étude scientifique publiée mercredi à Londres. Ce sont les activités humaines qui portent à hauteur de 80% la responsabilité de l'extinction en cours.
A un mois du sommet sur la biodiversité de Nagoya au Japon (18-20 octobre), les Jardins botaniques royaux de Kew Gardens, le Museum d'histoire naturelle britannique et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont publié la première évaluation des espèces végétales menacées. L'étude, qui a duré cinq ans, a examiné un échantillon représentatif des 380'000 plantes recensées dans le monde. Sur les 4000 végétaux étudiés, représentant toutes les grandes familles de plantes (des légumes aux conifères en passant par les orchidées), 22% sont classés comme "menacés". Sur ce total, 4% sont "en danger critique", 7% "en danger" et 11% "vulnérables". A noter que selon les chercheurs, 33% des espèces ne sont pas suffisamment connues pour que leur état de conservation puisse être établi. "Nous ne pouvons pas rester là les bras croisés à regarder les plantes disparaître. Elles sont la base de toute la vie, elles fournissent l'air sain, l'eau, la nourriture et l'énergie", a commenté le directeur des jardins botaniques Stephen Hopper.
28 septembre - OGM dans l'UE: La majorité des pays refusent un système à la carte
Les ministres européens de l'Agriculture ont recalé lundi à Bruxelles une proposition controversée de la Commission de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture de plantes OGM sur leur territoire afin de sortir du blocage actuel. La décision finale reviendra aux ministres de l'Environnement. La France et l'Italie ont mené la fronde, soutenues par la plupart des autres grands pays agricoles, notamment l'Allemagne et l'Espagne, préoccupés par un risque de "renationalisation" des politiques communes de l'Europe. "Non, l'Italie ne soutient pas la proposition de la Commission (...). Le chacun pour soi mine les fondements de la Politique agricole commune", a affirmé le ministre italien de l'Agriculture, Giancarlo Galan. Son homologue français Bruno Le Maire a fait preuve de la même fermeté. "La France souhaite que la décision (sur cette question en Europe) reste commune. Aller vers des décisions nationales serait (...) un mauvais signal pour la Politique agricole commune", a-t-il dit.
28 septembre - Vaud veut renforcer la protection de Lavaux - Nouvelle loi proposée
Maintes fois retardée, la mise à jour de la loi sur la protection de Lavaux est enfin prête. Le texte transmis mardi au Grand Conseil diminue légèrement les zones constructibles. Tous les projets d'aménagement seront examinés par une commission consultative.
La loi de protection du périmètre de Lavaux date de 1979. Le cadre légal fédéral et cantonal sur l'aménagement du territoire a notablement évolué depuis et la région figure depuis 2007 au patrimoine de l'Unesco. Une mise à jour de la loi devient absolument nécessaire, a souligné le conseiller d'Etat Jean- Claude Mermoud. "Nous n'avons fait aucune concession sur la protection du site", a souligné le chef du Département de l'économie. La possibilité de construire en zone viticole ou agricole est encore réduite. Il en va de même dans les villages comme entre les zones constructibles et les zones agricoles ou viticoles. "Cela doit permettre de préserver les jardins et les vergers", précise M. Mermoud.
24 septembre - Révision de la loi sur la protection des eaux - La loi révisée entrera en vigueur le 1er janvier 2011
La loi sur la protection des eaux entrera en vigueur le 1er janvier 2011, a décidé vendredi le Conseil fédéral. Adopté par le Parlement, ce contre- projet indirect à l'initiative "Eaux vivantes" prévoit que les cours d'eau et les rives des lacs retrouvent un état plus naturel. Cette révision est le résultat d'un savant compromis entre les intérêts des pêcheurs, des écologistes, de la branche hydroélectrique et même des agriculteurs. En plus du problème de renaturation des cours d'eau, elle répond au souci de la protection face aux crues. Pour appliquer la nouvelle loi, des ordonnances sont en cours de modification. Lors de la procédure de consultation, ces textes ont suscité un flot de critiques. Les paysans contestent les pertes en terres agricoles, les pêcheurs ne sont pas satisfaits tandis que les cantons divergent. La commission de l'environnement du Conseil national a elle-même demandé plusieurs corrections. L'Union suisse des paysans (USP) estime que les chiffres concernant les terres perdues pour l'agriculture sont sous-évalués. Et l'ordonnance sur la protection des eaux ne prévoit pas de compensation intégrale des surfaces d'assolement, soit les meilleures terres, critique également l'USP.
17 septembre - Politique agricole: Le Conseil fédéral fixe les grands axes de la future politique agricole
Lors de la séance du 17 septembre 2010, le Conseil fédéral a débattu, pour la première fois, de l'orientation de la Politique agricole 2014-2017, pour fixer les quatre grands axes suivants : production sûre des denrées alimentaires, gestion efficiente des ressources, vitalité de l’espace rural et esprit d’entreprise dans l'agriculture et la filière alimentaire. Il a chargé le Département fédéral de l'économie (DFE) de proposer des mesures permettant de les réaliser et de préparer une consultation à ce sujet durant le deuxième semestre 2011.
10 septembre - Vendanges: Le parlement propose de supprimer les contrôles de caves
Les députés au Grand conseil valaisan ont chargé jeudi le gouvernement d'étudier la possibilité de supprimer les contrôles cantonaux des caves lors des vendanges. Une suppression vue comme une économie financière et comme une marque de confiance vis-à-vis des encaveurs.
"En 2008, quatre vingt-huit contrôleurs cantonaux ont effectué 78'339 mesures pour contrôler la teneur en sucre et la quantité de raisins récoltés", a expliqué Bruno Perroud. Pour le député UDC, ces contrôles n'ont plus raison d'être dans un monde viticole qui a démontré son professionnalisme. Durant l'année, les caves valaisannes sont soumises à trois contrôles. En acceptant la motion UDC, le Grand Conseil demande de les limiter à deux. "Une réduction qui est déjà en vigueur auprès des petites caves", souligne Bruno Perroud, qui précise que "pour 2011, les coûts globaux des contrôles sont estimés à plus de 640'000 francs".
9 septembre - Disparition des terres cultivables : des chiffres alarmants
La statistique de la superficie publiée aujourd’hui par l’OFS confirme la disparition massive de terres cultivables au cours des dernières années.
L’Union suisse des paysans demande que le Parlement, à l’occasion des délibérations sur la loi sur l’aménagement du territoire, prenne des mesures visant à une meilleure protection du sol. 14,9 km2 de terres agricoles sont transformés chaque année en zones bâties, ce qui correspond à la surface du lac de Sempach. Au cours des 12 dernières années, la surface urbanisée s’est accrue d’une superficie de la taille du canton de Nidwald, de sorte que les terres agricoles exploitables ne représentent plus que 44 pour cent de la superficie de notre pays. Et la tendance est encore à la baisse. Ces chiffres figurent dans la statistique de la superficie publiée ce jour par l’Office fédéral de la statistique. Quand on sait que seuls 16 cantons ont été étudiés, lesquels couvrent seulement la moitié de la surface de la Suisse, cette évolution est encore plus inquiétante.
6 septembre - Succès pour le salon Vinea à Sierre (VS)
Le salon Vinea à Sierre (VS), a connu un grand succès avec quelque 10'000 visiteurs recensés en trois jours.
Pour cette 17e édition, la manifestation vinicole affichait pour la première fois une dimension nationale. Outre une centaine de producteurs valaisans, une cinquantaine de vignerons de toute la Suisse présentaient leurs crus dans la rue principale de Sierre transformée en atelier de dégustation géant. Autre nouveauté, Vinea s'est déjà ouvert le vendredi soir pour permettre aux visiteurs de déguster les vins lauréats du Concours mondial du pinot noir. Les séances d'initiation à la dégustation réservées aux moins de 25 ans affiché complet.
4 septembre - Biodiversité: la Suisse n'a pas atteint l'objectif international
La Suisse estime ne pas avoir atteint l'objectif fixé par la communauté internationale pour 2010, à savoir ralentir de manière importante les pertes subies par la biodiversité. Elle a fait des progrès dans la conservation des forêts et des zones agricoles.
Dans son rapport à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique envoyé ce lundi, la Suisse reconnait que les pertes subies par la biodiversité n'ont pas pu être suffisamment ralenties jusqu'en 2010. Comme la plupart des autres pays, elle n'a pas atteint l'objectif que s'était donné la communauté internationale.
3 septembre - Des ministres de l’environnement lancent à Genève un appel en faveur de la biodiversité
Moritz Leuenberger a lancé, avec les ministres et hauts représentants de onze Etats réunis le 3 septembre 2010 à Genève, un appel pour une nouvelle politique en matière de biodiversité.
L’appel, adressé aux dirigeants mondiaux, vise à encourager les Etats à s’engager davantage pour la biodiversité à la veille de la Conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya qui se tiendra en octobre au Japon. Dans son discours d'ouverture, Moritz Leuenberger a déploré que l'objectif que s'était fixé la communauté internationale pour 2010, à savoir stopper le recul de la biodiversité, n'a pas été atteint. Les écosystèmes et les espèces sont pourtant essentiels à l'existence humaine. Ils procurent l'eau potable et garantissent la fertilité des sols. L'agriculture, la foresterie et la pêche dépendent totalement de la biodiversité. Mais la société n'a pas encore pris vraiment conscience de l'importance de conserver la biodiversité. Le conseiller fédéral a relevé que, si les enjeux économiques de la protection de la faune et de la flore sont importants, il est essentiel de ne pas réduire la biodiversité du monde à des chiffres et des coûts. Il est des valeurs qui n'ont pas de prix, comme la vie elle-même ou le respect des animaux et de la nature.
2 septembre - Paiements directs: La Commission consultative pour l'agriculture (CCA) discute le nouveau système
Le 27 août 2010, la CCA, réunie sous la direction de Regina Fuhrer, vice-présidente, s'est penchée essentiellement sur la concrétisation du concept d'un système développé des paiements directs pour l'agriculture suisse. De l'avis de la CCA, l'état des travaux de concrétisation présenté par l'OFAG correspond à la volonté du Parlement, qui a chargé le Conseil fédéral de préciser la proposition de concept dans le rapport du 6 mai 2009 sur le développement du système des paiements directs, en tenant compte des multiples tâches de l'agriculture fixées à l'art. 104 de la Constitution fédérale et des objectifs définis dans le rapport. Hormis cette appréciation générale, la CCA a mis l'accent sur les points suivants : le sol agricole est un bien précieux ; il faut améliorer la compétitivité en favorisant la mobilité des surfaces ; il y a lieu de mieux cibler le système en fixant les points forts adéquats lors de la répartition des moyens financiers, notamment après la réalisation des évaluations pertinentes. A cet égard, le système doit être fiable pour les familles paysannes. Il convient donc d'accorder une grande importance à la stabilité lors de la mise en œuvre. Les conséquences pour diverses exploitations doivent être montrées à l'aide d'exemples.
31 août - Les revenus agricoles baissent en 2009
En 2009, la situation économique des exploitations agricoles est moins bonne qu’en 2008. Le revenu agricole par exploitation comme le revenu du travail par unité de main-d’œuvre familiale ont baissé. C’est ce que montrent les résultats définitifs du Dépouillement centralisé des données comptables de la station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART. En 2009, le revenu agricole se monte à 60 300 francs par exploitation contre 64 100 francs l’année précédente (- 6,0 %). Le revenu du travail moyen par unité de main-d’œuvre familiale baisse de 1,3 % par rapport à 2008 (il passe de 41 700 francs à 41 200 francs).
27 août - Soutenance des tavaux de bachelor
Les 14 et 15 septembre prochain, les étudiants terminant leur étude de Bahcelor en ornologie présenteront leurs travaux. Cette présnetation est publique. Le programme avec les titres des travaux proposés est disponible ici.
27 août - Politique agricole
Berne propose une nouvelle stratégie à l'horizon 2025. La politique agricole devra être plus globale à l'avenir. A l'horizon 2025, elle devra allier développement durable et compétitivité.
L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a dévoilé vendredi sa stratégie à long terme. Le document de travail va être débattu avec les milieux concernés. Les résultats de ces discussions seront pris en compte dans la préparation de la prochaine étape de la réforme (2014-2017) qui sera mise en consultation durant le premier semestre 2011. Selon l'OFAG, les principaux défis à relever seront de mieux protéger les terres arables fertiles et de réaliser des nouveaux progrès dans le domaine écologique tout en maintenant la production à son niveau actuel. La politique agricole devra aussi tenir compte de l'ensemble de la chaîne alimentaire, l'environnement, l'espace rural, la formation, la vulgarisation et la recherche. Pour le directeur de l'Union suisse des paysans (USP) Jacques Bourgeois, la remise en question de la stratégie agricole est juste. Il salue notamment la stratégie pour renforcer la qualité et préserver les sols fertiles dont la surface recule d'un mètre carré par seconde. Le chef de l'USP déplore en revanche que la stratégie ne cherche pas à améliorer le revenu des paysans qui reste de 40% inférieur à la moyenne des autres secteurs comparables ni à renforcer le poids des producteurs dans la chaîne alimentaire. Le débat sur la souveraineté alimentaire avec la lutte pour les parts de marché suisse à l'échelle mondiale reste également à mener. De son côté Bio Suisse souhaiterait voir la Confédération proposer un réel plan d’action pour l’agriculture biologique. Plus d'info
26 août - Cépages: Principales variétés de vigne cultivées en Suisse
Cet ouvrage, de 130 pages en couleur et enrichi de nombreuses photographies exclusives, présente la description de 57 cépages cultivés en Suisse selon les standards de description internationaux de l’OIV. Des tableaux récapitulatifs des caractéristiques des cépages blancs et rouges ainsi qu’une introduction à la sélection clonale pratiquée en Suisse viennent compléter ce catalogue unique en son genre.
Le livre est accompagné d’un glossaire ampélographique, facilitant la compréhension du vocabulaire de description. Le glossaire de 12 pages reprend 30 descripteurs de l’OIV, largement illustré de photographies claires et précises. Son papier laminé et robuste permet de l’emporter sur le terrain.
Le livre Cépages et son Glossaire sont des publications essentielles pour les professionnels du monde viticole ainsi que pour tous les amateurs passionnés par la vigne et le vin. Fruit d’une collaboration entre l’Ecole d'ingénieurs de Changins et la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW, ce livre est édité par l’AMTRA, CP 1006, 1260 Nyon. Plus d'info ou pour commander
25 août - Priorité absolue à la protection des terres cultivables
Le comité de l’Union Suisse des Paysans est scandalisé par le projet d’ordonnances sur la protection et l’utilisation des eaux proposé par le DETEC.
Chaque seconde, 1 m2 de sol fertile disparaît en Suisse, soit chaque année une surface équivalent environ à la superficie du lac de Morat. En Suisse, les terres cultivables sont une ressource rare et précieuse : il convient d’en prendre bien soin, car elles sont indispensables à l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires de proximité. Par conséquent, les ordonnances sur la protection et l’utilisation des eaux proposées par le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) inquiètent au plus haut point les familles paysannes, le comité de l’Union Suisse des Paysans et l’Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USPF) notamment parce que le DETEC fait totalement fi des décisions du Parlement comme des revendications du monde agricole. En outre, les chiffres avancés pour les surfaces concernées ne semblent pas réalistes.
25 août - Un Conservatoire mondial du chasselas à Rivaz
Un Conservatoire mondial du chasselas est né à Rivaz (VD). Le projet lancé par Louis-Philippe Bovard veut encourager les vignerons à planter différents types de ce cépage lémanique. Il espère aussi inciter les chercheurs à développer de nouvelles variétés.
Surplombant Rivaz, une parcelle de 3000 m2 a été plantée ce printemps: elle recense 19 variétés de chasselas, dont cinq ont joué un rôle important dans le développement du vignoble vaudois: Fendant roux, Vert de la Côte, Giclet, Blanchette et Bois rouges. Plusieurs de ces variétés ont quasiment disparu des vignobles. "Il n'y a pratiquement plus que du Fendant roux", explique mercredi Louis-Philippe Bovard. "J'ai réintroduit le Bois rouges sur mon domaine il y a quatre ans. Je ferai la première vinification cette année". La parcelle, située sur un site de promenade, est ouverte au grand public. Les visiteurs pourront se rendre compte des diversités de feuillage, couleur ou de forme de la grappe selon les différents types de chasselas. Mais, attention, "cette année, les plants ne porteront pas encore de fruits", avertit M. Bovard. Il faudra attendre 2012 pour voir les premières véritables grappes. La première récolte est prévue en octobre 2013.
24 août - Manque de vision d'ensemble dans la recherche agronomique
La echerche agronomique manque de vision d'ensemble. Il n'est pas possible d'avoir un aperçu global des moyens financiers dépensés. Le Contrôle fédéral des finances (CDF) recommande d'y mettre un peu d'ordre.
L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) et l'institut Agroscope dépensent environ 70 millions de francs par an pour la recherche. Mais ils ne sont pas les seuls acteurs dans ce domaine. Passé le cadre de ces deux organes, il est pas possible de connaître les points forts et les points faibles de la recherche suisse, note le CDF dans son rapport publié mardi. Pas facile non plus de savoir dans quels domaines la Suisse est compétitive et quels secteurs doivent être développés. Au final, le risque existe de ne pas dépenser l'argent à bon escient. Le Contrôle des finances demande donc de renforcer le rôle du Conseil de la recherche agronomique, qui devrait élaborer un concept global. Afin qu'il puisse formuler des priorités, l'OFAG devrait quant à lui établir un aperçu complet des moyens financiers disponibles. Agroscope est quant à lui appelé à distinguer la recherche commerciale de celle destinée à la prise de décision politique. L'institut se retrouve en effet pris entre les feux de la recherche académique et ceux des prestations économiques.
24 août - Nouveaux cépages plus résistants et bons pour la santé
Des nouveaux cépages qui résistent à certains champignons toxiques se révèlent en même temps bons pour la santé. Ils sont sélectionnés par la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil (ACW) et pourront être diffusés d'ici trois à quatre ans.
La pourriture du raisin ainsi que des champignons tels le mildiou ou l'oïdium, tous deux arrivés d'Amérique à la fin du 19e siècle, peuvent causer des dégâts importants et nécessitent des applications régulières de fongicides, rappelle mardi l'ACW dans un communiqué. C'est pourquoi, dès les années 1970, la station de recherche a sélectionné des cépages rouges résistants à la pourriture, comme le gamaret. Ce cépage a permis de réduire considérablement le risque de résidus de fongicides dans le vin et de développer des vins de bonne qualité (garanoir, diolinoir, carminoir, galotta ou mara). Depuis 2003, il est la variété la plus plantée en Suisse. Dès 1996, l'ACW a développé des cépages qui, outre la pourriture, résistent aussi au mildiou et à l'oïdium. Ils sont obtenus par des croisements entre des variétés porteuses de gènes de résistances issus de vignes sauvages américaines ou asiatiques. Les semis sélectionnés produisent des composants naturels, les stilbènes, qui sont à la fois extrêmement toxiques pour les champignons indésirables et bons pour la santé des amateurs de fins nectars. Ces composés sont en effet réputés être bénéfiques pour la prévention des maladies cardio-vasculaires ou du cancer. Communiqué de presse d'ACW
20 août - Arrivée "imminente" du redoutable frelon asiatique
L'arrivée du frelon asiatique est "imminente" en Suisse. Présent en Bourgogne (F), l'insecte est un redoutable prédateur d'abeilles, indique vendredi le Conseil d'Etat vaudois. Les collaborateurs et correspondants du Musée de zoologie ont été alertés.
Dans son interpellation, le député UDC Pierre Guignard s'inquiète de la progression du frelon asiatique (Vespa velutina) en France où plus de 20 départements sont touchés. L'insecte se répand sur le territoire à un rythme de 100 kilomètres par an, affirme-t-il. L'abeille domestique est une de ses cibles préférées. Elles sont tuées une à une et les proies sont emportées pour nourrir les larves. "C'est la diversité de l'entomofaune toute entière qui est mise en péril" par le frelon asiatique, affirme le député. Dans sa réponse, le Conseil d'Etat admet sa crainte de voir le frelon asiatique, détecté en France dès 2005, envahir peu à peu les parties les plus chaudes de l'Europe, "avec des conséquences néfastes". A l'automne, le frelon asiatique s'attaque aussi aux fruits mûrs et occasionne parfois de gros dégâts dans les vergers. Il est facile à reconnaître car il est la seule guêpe présente en Europe à posséder une livrée sombre. Les adultes sont d'un brun très noir, impossibles à confondre avec le frelon d'Europe au corps taché de roux, de noir et de jaune.
19 août - Protection du vignoble dans les règles
La protection du vignoble contre les dégâts d’oiseaux se pose chaque année avec la même acuité. Peu d’espèces posent réellement des problèmes aux vignerons mais elles peuvent provoquer des dégâts importants. Dans certains cas, il est indispensable de recourir à un moyen de protection.
Se pose alors la question du moyen à privilégier en tenant compte notamment des besoins de la faune qui utilise le vignoble comme habitat. L’ASPO/BirdLife Suisse et Vitiswiss encouragent les vignerons à privilégier d’autres méthodes de protection que les filets couvrants. Ces derniers occasionnent, s’ils sont mal posés, la mort d’oiseaux et de hérissons. Différents systèmes de protection peuvent être utilisés. Les installations acoustiques effraient les oiseaux en émettant à intervalles plus ou moins réguliers différents cris de détresse ou de rapaces prédateurs. Mais mal acceptées par le voisinage, ces installations font souvent l’objet d’acte de vandalisme. Une nouvelle génération d’appareils fait cette année son apparition sur le marché. Des essais seront menés durant cette saison. L’ASPO/Birdlife et Vitiswiss prient les riverains des parcelles viticoles d’accepter ces petits désagréments acoustiques limités à une très courte période et cela dans le but de limiter la pose de filets (voir : www.vinatura.ch et www.birdlife.ch).
14 août - Pieds de vigne transgénique saccagés par des anti-OGM
Une soixantaine de faucheurs venus de toute la France ont saccagé dans la nuit de samedi à dimanche 70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar (est) de l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Ils ont été arrêtés et une plaine a été déposée.
Les faucheurs se sont introduits dans le champ dans la nuit dimanche et ont saccagé les vignes avant d'avertir la presse. Policiers et gendarmes sont rapidement arrivés sur les lieux. Environ 50 hommes ont pris place autour du champ et ont arrêté tous les faucheurs. Ils les ont conduits au commissariat de Colmar où ils ont été entendus un par un avant d'être relâchés dans le courant de la matinée. "Nous avons agi dans la non-violence, à visage découvert. L'argent public finance les OGM, ces essais s'effectuent en plein champs et nous n'en voulons pas", avait dit à l'aube Olivier Florent, l'un des faucheurs volontaires.
11 août - Vignes romandes: Plutôt épargnée par le mildiou cette année
Selon l’institut de recherche Agrosocope de Wädenswil les vignes romandes ont cette année été plutôt épargnées par le mildiou, contrairement à celles de Suisse orientale et des Grisons. Les conditions météorologiques différentes entre l'est et l'ouest du pays au cours de l'hiver dernier expliquent en particulier ce contraste. Les régions viticoles situées à l'est de Zurich ont connu un hiver plus pluvieux et plus chaud que les autres. Or, le mildiou se développe particulièrement par un temps humide et chaud, explique mardi Werner Siegfried, spécialiste de la viticulture à l'institut de recherche Agrosocope de Wädenswil. De plus, le foehn, qui habituellement sèche les vignes dans les Grisons et le vallée du Rhin st-galloise, a soufflé moins fort cette année. Les conditions météorologiques ne constituent toutefois pas la seule explication et Werner Siegfried pense que la virulence et l'agressivité de la maladie étaient particulièrement élevées dans les régions touchées. Une thèse actuellement à l'étude. Responsable des vignes dans le canton de St-Gall, Markus Hardegger indique en tout cas n'avoir jamais constaté un champignon aussi agressif. Les dégâts sont néanmoins limités, selon lui. Dans les Grisons, ils s'avèrent par contre beaucoup plus importants, selon Hans Peter Ruffner, président de la fédération du vin cantonale.
11 août - L'UDC monte au créneau pour les paysans suisses
L'UDC exige un soutien accru aux agriculteurs suisses. Dénonçant une nouvelle fois la politique destructrice de la ministre de l'agriculture Doris Leuthard, le parti a appelé mercredi à l'arrêt immédiat des négociations avec l'UE sur le libre-échange agricole.
Pas question de se contenter comme le PDC de demander la suspension de ces travaux en attendant les résultats de négociations menées dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces dernières n'aboutiront peut-être jamais, a relevé devant la presse le président de l'UDC Toni Brunner, flanqué d'autres agriculteurs, tous conseillers nationaux. La Suisse présente déjà le taux d'auto-approvisionnement alimentaire le plus bas d'Europe (59%), a rappelé le Zurichois Ernst Schibli. Il faut porter cette part à au moins deux tiers. Dépendre entièrement des importations serait dangereux, comme le rappelle la crise russe avec le gel des exportations de céréales. Et le parti d'appeler à un soutien décidé des paysans suisses via une série de revendications. La Confédération doit ainsi accepter les demandes des producteurs de lait pour rendre obligatoires les accords limitant la quantité produite. Le marché laitier est dans une situation désolante et l'association de la branche IP Lait est incapable de faire appliquer les décisions, a critiqué au passage le Bernois Andreas Aebi.
5 août - Abeilles : la propagation rapide d'une maladie inquiète les apiculteurs
Une maladie bactérienne très contagieuse fait des ravages parmi les abeilles de Suisse. Appelée loque européenne, cette affection a fortement progressé ces dix dernières années. Les spécialistes essaient de freiner sa propagation, notamment grâce à un dépistage précoce.
La loque européenne est connue depuis plus de cent ans. Jusqu'en 1999, elle est pourtant restée marginale, avec environ 50 cas déclarés par an. Mais elle a depuis continuellement gagné du terrain pour atteindre 796 cas en 2009. Pour l'année en cours, plus de 400 cas ont déjà été signalés. Berne, Soleure, Zurich, l'Argovie, Appenzell et les Grisons sont les cantons les plus touchés, indique Jean-Daniel Charrière du Centre de recherches apicoles de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux. La Suisse romande est en revanche largement épargnée. La loque européenne, qui n'est pas dangereuse pour l'être humain, frappe les jeunes larves des abeilles. Ces dernières ne peuvent plus s'alimenter et meurent. Les abeilles adultes ne sont pas directement touchées mais peuvent être porteuses de la maladie et la transmettre. Les apiculteurs qui constatent la maladie chez leurs abeilles doivent obligatoirement la déclarer. Il existe une marche à suivre claire: les colonies contaminées doivent être complètement éliminées.
29 juillet - L’alcool en chiffres - La tendance à la baisse de la consommation se confirme
En 2009, la consommation globale d'alcool a passé de 8,7 à 8,6 litres d'alcool pur par personne, toutes boissons alcooliques confondues. Cela représente 2,5 décilitres de spiritueux, une bouteille de vin ou environ deux litres de bière. La consommation de vin a diminué de 0,7 litre par personne pour s'établir à 37,9 litres, celle de cidre a légèrement baissé, atteignant 1,5 litre par personne (1,6 litre en 2008), et celle de bière a également fléchi, passant de 58 litres par personne en 2008 à 57,3 litres en 2009. Concernant les spiritueux, la consommation est redescendue à son niveau de 2006, soit 3,9 litres effectifs à 40 % du volume d'alcool (4,0 litres en 2008). Ces chiffres confirment la tendance à la baisse de la consommation observée en Suisse depuis vingt ans. Depuis 1990, la population suisse a ainsi réduit sa consommation annuelle de 2,2 litres d'alcool pur par personne. Si la consommation globale diminue, de nouvelles formes de consommation problématique d’alcool apparaissent, à savoir le «binge drinking» ou l’alcoolisme du week-end. La révision totale de la loi sur l’alcool, actuellement en consultation, propose des mesures ciblées contre ces problèmes. Plus d'info
26 juillet - Changins-Californie : échanges vins & culture
L’Ecole d’ingénieurs de Changins (EIC) affiche un bilan étincelant pour sa troisième Université d’été organisée en partenariat avec deux écoles de Californie (Fresno State University et California Polytechnic State University à San Luis Obispo). D’autre part, l’EIC ouvre ses portes au grand public et annonce une journée découverte des formations samedi 28 août entre 9 et 14h30.
Du 28 juin au 23 juillet, l’EIC a organisé quatre semaines de cours, séminaires et visites. La première quinzaine s’est déroulée en Suisse et la seconde s’est partagée entre vignoble italien (région de Piacenza et de Toscane) et France (Alsace et Champagne). Au terme de leur périple studieux, les 40 étudiants nord-américains et suisses expriment leur satisfaction quant à l’enrichissement académique et humain dont ils ont pu profiter. Dans un cercle plus restreint que l’intercontinental, l’EIC souhaite faire connaître ses offres de d’enseignement. Elles se déclinent en trois volets. La « Haute école spécialisée » forme des ingénieurs et donne, après trois ans d’études, accès au titre de «Bachelor of science HES-SO en œnologie » : L’ « Ecole spécialisée » dispense des cours (deux ans à mi-temps) pour acquérir un brevet en arboriculture, viticulture ou œnologie (caviste). L’ « Ecole du vin », ouverte à tous, propose une formation continue sous forme modulaire à l’attention de l’amateur éclairé comme du restaurateur, sommelier, commerçant… Vous trouvez cette présentation trop succincte ?! L’EIC vous attend samedi pour des compléments… in vivo et in extenso ! Avec, à la clé, moult ateliers ; sur inscription au 022 363 40 50.
19 juillet - COMCO : les consommateurs face à l'euro
Le nouveau président de la Commission de la concurrence (COMCO) Vincent Martenet veut lutter contre les prix élevés en Suisse. Les consommateurs helvétiques doivent profiter davantage de l'euro faible, souligne- t-il dans une interview parue dans la "NZZ am Sonntag".
"Quand l'euro baisse, nous attendons que les différences de change se répercutent sur les prix". La COMCO intervient si elle trouve des indices de cloisonnement des marchés, souligne le Neuchâtelois, en poste depuis début juillet.Selon lui, il est inacceptable que les prix soient plus élevés en Suisse parce que le pouvoir d'achat y est plus fort. Vincent Martenet menace d'ouvrir une enquête: "Nous cherchons des cas exemplaires qui permettent d'orienter le marché", ajoute-t-il. Le principe du Cassis de Dijon va fournir des impulsions positives sur le long terme, considère le président de la COMCO. Depuis le 1er juillet, les biens importés de l'Union européenne ne doivent plus satisfaire au préalable aux prescriptions suisses, souvent plus strictes. Contrairement à son prédécesseur Walter Stoffel, Vincent Martenet ne se prononce pas en faveur d'une adhésion à l'UE. Il souhaite par contre que davantage de pouvoir soit accordé au régulateur afin de réduire la durée des procédures. Une autre préoccupation est l'accès correct des opérateurs aux réseaux de fibre optique.
14 juillet - OGM: Bruxelles propose la culture à la carte dans l'UE
Les États membres de l’UE pourront désormais décider librement et individuellement d’autoriser ou d’interdire les cultures transgéniques. Ainsi en a décidé la Commission européenne mardi dans le cadre de la promulgation d’un paquet de dispositions sur l’ingénierie génétique: les États membres de l’UE pourront dorénavant bénéficier de conditions simplifiées pour définir eux-mêmes des zones sans OGM, c.-à-d. qu’ils ne devront plus justifier scientifiquement leurs décisions. Bio Suisse salue la décision de la Commission européenne de laisser plus de marge de manœuvre aux États membres pour interdire les OGM sur leur territoire ou pour définir des zones sans OGM. Puisqu’elle diminue la pression actuellement exercée sur la Suisse pour qu’elle autorise sur son territoire les cultures transgéniques autorisées dans l’Espace européen, cette décision renforce le désir de la Suisse de continuer d’avoir une agriculture non transgénique. S’il veut pouvoir se maintenir dans les conditions qui se dessinent, le secteur agroalimentaire suisse à besoin d’une stratégie de qualité qui mérite vraiment ce nom, et la production agroalimentaire sans OGM représente déjà un des principaux piliers de cette stratégie. En effet, le fait d’avoir une agriculture sans OGM est, en plus de l’écologie, du bien-être des animaux et de la haute qualité de la production agricole et de la transformation agroalimentaire, une importante preuve de la crédibilité du secteur agroalimentaire suisse.
13 juillet - Agriculture et biodiversité font bon ménage
Pour cette étape estivale de son voyage virtuel à l’enseigne de l’Année internationale de la biodiversité, le canton de Vaud invite ses habitants à découvrir le Plateau. Il montre comment une région agricole oeuvre pour le maintien de sa biodiversité. Voir www.vd.ch/biodiversite-plateau.
Coquelicots, bleuets, bruants jaunes, pie-grièche écorcheurs, lièvres figurent ainsi parmi les espèces que vous pouvez observer en parcourant le Gros de Vaud. Si l'agriculture a tout intérêt à prendre soin de la biodiversité, c'est que celle-ci le lui rend bien, en lui fournissant aussi de précieux services: les milieux naturels proches des cultures abritent de nombreux auxiliaires de l’agriculture, tels les insectes pollinisateurs ou prédateursdes ravageurs. La diversité des plantes et les haies assurent également la stabilité des sols et limitent l’érosion. Et finalement, chacun profite de cette diversité biologique des campagnes, même si l'économie de marché peine encore à reconnaître à son juste prix cet élément qualitatif essentiel. Notre société accorde cependant une importance croissante à un paysage de qualité. Les plus curieux retrouvent même des saveurs gustatives végétales que l’on croyait oubliées, le long des haies ou des chemins, et jusque sur les meilleures tables de la région.
5 juillet - L'ambroisie va bientôt fleurir; il faut l'arracher maintenant
L'ambroisie peut pousser dans un jardin, au bord d'une route, dans un champ ou un pré. Bientôt, cette plante originaire d'Amérique du Nord va produire son pollen potentiellement allergène en Suisse. Afin d'enrayer la prolifération de l'ambroisie, les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW appellent à l'arrachage de cette plante exotique dans le cadre de la stratégie de lutte. Tous les détails se trouvent dans le document ci-joint.
2 juillet 2010 - Terrains agricoles genevois
Genève taxera de 15% les plus-values sur la vente de terrains agricoles.
Genève va taxer de 15% les plus-values foncières réalisées sur la vente de terrains agricoles déclassés en zone à bâtir. Le parlement a accepté jeudi soir de modifier dans ce sens la loi d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. Cette taxe vise à compenser la valorisation due au déclassement. A Genève, le mètre carré vaut 8 francs environ en zone agricole, passant à 150 francs en zone de développement. Or l'accord sur le logement, entré en vigueur en 2007, le porte à 450 francs afin d'inciter les propriétaires à vendre et de permettre la construction de logements, a rappelé le ministre des Constructions Mark Muller. Le produit de cette taxe sera versé aux communes pour la construction d'équipements importants - comme des écoles - dont les difficultés de financement les motivent à s'opposer à la densification de certaines zones. Il servira aussi à valoriser les produits agricoles genevois.
2 juillet 2010 - Les vins valaisans devraient atteindre les objectifs en 2015
La viticulture valaisanne devrait atteindre l'objectif d'un chiffre d'affaires de 440 millions de francs en 2015. Si le secteur se porte bien, une étude de la faculté des HEC de l'Université de Lausanne met en garde contre la banalisation de certaines spécialités comme l'arvine.
La 3e partie du rapport de la faculté des Hautes études commerciales (HEC) était présentée vendredi à Châteauneuf (VS). Parmi les recommandations, l'auteur de l'étude VITI 2015, le professeur Bernard Catry, appelle aussi l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV) à chapeauter les activités de la branche. Des objectifs communs doivent être décidés. L'IVV doit jouer un rôle de "phare" de la collectivité des producteurs de vins valaisans, a dit à l'ATS M. Catry. L'étude demandée par le Conseil d'Etat indique que la consommation de vins valaisans a progressé de 4,9% depuis 2005, dans un marché pourtant difficile pour les vins suisses. Le chiffre d'affaires de la filière augmente annuellement de 3,1% et a atteint 425 millions de francs en 2008. Une politique de contrôle à la vigne, de dégustation et qualitative a été mise en place. Depuis cinq à six ans, la part des spécialités de haute gamme valaisannes comme la petite arvine ou le cornalin a augmenté dans le chiffre d'affaires. M. Catry appelle à ne pas capitaliser sur cette notoriété pour "brader" ces produits de qualité. Le rapport recommande aussi un accueil et des structures en conséquence. "Le vin est une composante de l'intérêt du Valais comme destination touristique", insiste encore le professeur Catry. Des efforts peuvent être encore réalisés dans la professionnalisation des visites en cave ou de la politique de suivi des clients, notamment avec des bases de données informatisées.
1er juillet - Légère hausse en 2009 du soutien aux agriculteurs de l'OCDE
L'aide aux agriculteurs des pays parmi les plus riches de la planète a connu une légère hausse en 2009, selon une étude de l'OCDE publiée jeudi. C'est la première augmentation depuis 2004. Ces subventions visaient à contrer la chute des prix agricoles et du lait en particulier.
Dans son rapport, baptisé "Politiques agricoles des pays de l'OCDE" qui parait tous les deux ans, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prône un "meilleur ciblage" des aides. "Compte tenu des contraintes budgétaires qui découlent de la crise économique, les pouvoirs publics doivent réévaluer et adapter leurs politiques de soutien agricole" pour répondre à "certains impératifs", telles que la gestion des risques ou la protection de l'environnement, selon l'OCDE. En 2009, les aides accordées aux producteurs des pays membres de l'OCDE - une trentaine, dont la Suisse - se sont élevées à 182 milliards d'euros (242,7 milliards de francs, soit +1,4%). Ce soutien représente 22% de l'ensemble des recettes agricoles brutes des producteurs. La Suisse fait partie du peloton de tête. Le rapport de l'OCDE mentionne notamment que les paiements directs y ont augmenté pour compenser la poursuite de la réduction du soutien du marché. Il relève aussi l'abolition des contingentements laitiers à l'issue d'une période de transition de trois ans. La Suisse est parmi les pays qui apportent le plus fort soutien aux producteurs, avec un taux, en 2009, de 63% (exprimé en % des revenus des producteurs), contre 58% en moyenne pour la période 2007-2009. A titre de comparaison, en 2009, la Nouvelle-Zélande est à moins de 1% et l'Australie à moins de 3%. Les taux élevés en Suisse et en Norvège s'expliquent par le fait que dans ces deux pays, la mise en valeur du paysage façonné par l'agriculture, le développement rural et le bien-être des animaux sont des objectifs relativement important, analyse l'OCDE.
1er juillet - L'agriculture produit aussi de la biodiversité
Loin d'être inconciliables, productivité et biodiversité vont de pair dans l'agriculture.
L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a montré aujourd'hui que l'agriculture, qui représente un tiers de l'utilisation des surfaces en Suisse, influe sur la diversité biologique plus qu'aucune autre activité ; elle développe d'ailleurs également la biodiversité. Or, la production agricole et la biodiversité sont souvent perçues comme inconciliables. Cependant, l'agriculture a besoin de la biodiversité, qui est une ressource indispensable dans ce secteur. De même, la biodiversité a besoin de l'agriculture : les surfaces cultivées et les surfaces naturelles reliées entre elles préservent et favorisent la diversité de la nature. De nombreuses espèces, races et variétés ne peuvent survivre sans entretien de l'espace naturel; les prairies sèches fleuries sont envahies par la forêt si elles ne sont pas fauchées régulièrement. Les exemples d'Ulmiz ont montré comment concilier la production agricole et la biodiversité. Ainsi, un projet de mise en réseau a été réalisé en parallèle à une amélioration foncière intégrale, ce qui a permis d'améliorer les conditions pour la production tout en aménageant et élargissant délibérément les habitats nécessaires à la biodiversité.
30 juin - Vins de Genève
L’institut d’étude de marché MIS Trend remet à l’OPAGE son étude sur les vins genevois.
L'OPAGE (Office de Promotion des Produits agricoles de Genève) a mandaté l'institut MIS TREND à Lausanne pour une étude consommateurs sur l'image, la consommation, les prix et la diffusion des vins de Genève auprès d'un échantillon représentatif de la population genevoise. Cette étude, organisée au mois d'avril 2002, 2006 et 2010 en reprenant chaque fois les mêmes questions, montre une évolution positive et significative pour ces quatre indicateurs. Un exemple concernant l'image : l'essentiel des réponses porte sur le niveau de qualité, jugée bonne voire très bonne et même excellente par 66 % des répondants en 2010 (contre 50 % en 2006 et 48 % en 2002). L'étude est disponible sur l'Extranet pour les membres de Vitiswiss.
30 juin - Nouveau groupe de direction por AGRIDEA
La réorganisation interne d'AGRIDEA se poursuit. Après la nomination du directeur à fin janvier 2010, les autres membres du groupe de direction sont maintenant également désignés. Ils prendront, avec le directeur, la direction commune des sites de Lausanne et de Lindau dès le 1er janvier 2011. Communiqué de presse d'Agridea
30 juin - Baisse de 10% du soutien au marché agricole
L'agriculture bénéficiera de 6,73 milliards de francs en 2012 et 2013. Fixée mercredi par le Conseil fédéral, l'enveloppe prévoit une coupe de 10% dans les fonds affectés à l'amélioration des bases de production et aux mesures sociales, ainsi qu'au soutien du marché.
Selon le gouvernement, les moyens proposés permettent une évolution supportable au plan social, dans la mesure où les cessations d'exploitations continueront de s'effectuer principalement au moment du changement de génération. Pour les paiements directs, le gouvernement propose une enveloppe maintenue au niveau actuel. Le crédit de 5,61 milliards correspond à une baisse de 0,2%. Les autres réductions de crédit sont liées au programme de consolidation du budget de la Confédération 2012/2013. Les moyens affectés à l'amélioration des bases de production et mesures sociales seront rabotés de 9,8% à 351 millions de francs. Les aides à la production et la vente seront réduites de 10,6% à 763 millions de francs. Le Parlement doit encore se prononcer.
29 juin - Budget 2011: Déception et incompréhension de l’USP concernant le programme d’économie du Conseil fédéral.
L’Union suisse des paysans est déçue du budget 2011 et du plan financier adoptés le 24 juin par le Conseil fédéral. Les montants budgétés reprennent en grande partie les propositions du programme de consolidation de la Confédération en ne tenant que très partiellement compte des demandes formulées dans le cadre de la procédure de consultation. Le budget de l’économie agroalimentaire pour l’année 2011 est de 3621 millions de francs. Il est en baisse de 2,2 % par rapport au budget 2010. L’agriculture est le seul poste budgétaire à subir une diminution. Maigre consolation, le Conseil fédéral a toutefois décidé de reporter à 2012 la mise en œuvre des mesures liées au réexamen des tâches. Communiqué de presse de l'USP
25 juin - Le jardin aux deux cents plantes adventices
Pour son vingtième anniversaire, le jardin des plantes adventices de Wädenswil a été réaménagé et une nouvelle brochure descriptive a été fraîchement imprimée.
Le jardin de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW héberge deux cents espèces de plantes différentes. Outre les adventices, importantes en agriculture, le jardin recèle des plantes médicinales, des herbes importantes du point de vue écologique ainsi que des espèces exotiques. Cette collection vivante sert de terrain d'expérimentation aux étudiants et aux apprentis. Le jardin est accessible à tous et est ouvert toute l'année.
23 juin - Des mini émetteurs pour tout savoir sur les abeilles
Des scientifiques britanniques équipent des abeilles de mini émetteurs pour comprendre leur déclin.
Des abeilles vont être équipées de petits émetteurs radio pour étudier leurs déplacements et l'éventuel impact des pesticides sur leur comportement, ont annoncé mardi des scientifiques britanniques menant plusieurs études sur le déclin des insectes pollinisateurs. Ces mini émetteurs devraient permettre de déterminer si les pesticides perturbent le cerveau des insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, bourdons, etc.) au point d'altérer leur capacité à récolter de la nourriture, à se déplacer et à communiquer avec leurs congénères. Selon les experts, trois des 25 espèces de bourdons du Royaume-Uni ont totalement disparu tandis que la moitié a vu sa population décliner jusqu'à 70%. Une disparition qui a des conséquences écologiques mais également économiques, a relevé le professeur Andrew Watkinson, directeur du programme "Living with Environmental Change" qui finance les 10 million de livres sterling de l'étude.
18 juin - Importations de la misère
La Suisse ne va pas interdire l'importation d'aliments produits dans de très mauvaises conditions sociales et écologiques. Le Conseil des Etats a jugé cette mesure trop rigoureuse et contraire aux engagements internationaux de la Suisse. Par 22 voix contre 7, il a refusé jeudi de donner suite à cinq initiatives cantonales romandes.
Les demandes étaient formulées par le Jura, Neuchâtel, Genève, Fribourg et Vaud. Outre l'interdiction d'importation, trois cantons (JU, GE, FR) demandaient à la Confédération de s'engager, dans les négociations internationales, pour instaurer des conditions de travail équitables et une déclaration obligatoire concernant la durabilité de la production. Le problème est sérieux, a plaidé en vain Robert Cramer (Verts/GE). Il ne frappe plus seulement l'Espagne mais aussi l'Italie du Sud et l'Afrique du Nord. Ces fruits et légumes sont produits dans conditions de travail inhumaines, hors saison et sont de mauvaise qualité. Et le Vert de souligner qu'il s'agit d'une concurrence déloyale pour les maraîchers suisses. Mais les sénateurs ont préféré s'en tenir aux conclusions d'un rapport remis par l'administration. Ce document présente les prescriptions internationales et suisses ainsi que les initiatives de l'Etat et des acteurs privés dans ce domaine. Il en ressort qu'il existe déjà un appareil important auxquels les Etats se sont eux-mêmes soumis et qui les astreint à respecter des normes bien précises, a expliqué Helen Leumann (PLR/LU) au nom de la commission. La Suisse n'a pas la possibilité de contrôler que ces normes sont bien appliquées à l'étranger. Et si elle décrétait une interdiction d'importation, elle violerait ses engagements envers l'Union européenne et l'OMC. Mme Leumann a tenu a souligné que Berne s'engageait déjà à plusieurs niveaux en faveur de conditions de production durables.
17 juin - Les eurodéputés veulent plus d'origine géographique
Le Parlement européen a voté mercredi en faveur de la mention obligatoire, sur les étiquettes des aliments, de l'origine géographique de tous les types de viandes et des produits laitiers. Cette indication n'est pour l'heure obligatoire que pour le boeuf non transformé, le poisson, les fruits et légumes frais, les oeufs, le miel et le vin.
Un règlement inédit, qui va imposer un étiquetage nutritionnel unique pour les aliments et les boissons non alcoolisées vendus dans toute l'UE, a donné lieu à des discussions passionnées entre les eurodéputés. Après leur vote préliminaire en première lecture, la balle est toutefois dans le camp des gouvernements européens qui pousseront leurs propres amendements. Une fois la loi adoptée, l'industrie alimentaire aura trois à cinq ans pour s'y conformer. Les eurodéputés ont décidé d'allonger la liste actuelle à tous les types de viande et aux produits laitiers. Ce qui permet d'imaginer à l'avenir les mentions "beurre belge" ou "poulet français" dans les supermarchés. Les parlementaires européens veulent aussi que l'origine de la viande et du poisson soit indiquée pour des produits transformés, mais à l'issue d'une étude sur le coût économique de la mesure. Selon leurs voeux, l'étiquetage des viandes devra mentionner où l'animal est né, élevé et tué. La mise à mort d'animaux sans les étourdir au préalable (comme l'exigent les traditions religieuses musulmanes ou juives) devra également être signalé.
17 juin - Libre-échange: des réserves pour l’agriculture seront créées
Les paysans suisses bénéficieront d'un matelas financier pour les aider à adoucir le choc d'un éventuel accord de libre-échange avec l'UE ou l'OMC. Le Conseil des Etats a mis tacitement sous toit jeudi la révision partielle de la loi sur l'agriculture.
Selon la modification législative prévue, ce fonds spécial sera alimenté jusqu'en 2016 par les recettes découlant des droits de douane sur les importations de produits agricoles et de denrées alimentaires. L'enveloppe atteindra au total 3 à 4 milliards de francs. La révision législative a failli succomber au National, victime d'une alliance des deux ailes opposées de la Chambre. Réfractaire par principe à toute ouverture du secteur agricole, l'UDC jugeait que la création de cette réserve était un premier pas en direction d'un accord de libre-échange. Le camp rose- vert réclamait pour sa part que le financement d'une stratégie de qualité pour les produits suisses soit garanti. Il aura fallu trois essais à la Chambre du peuple, qui voulait d'abord enterrer le texte puis le renvoyer au Conseil fédéral, pour que le projet passe la rampe. Une partie des élus socialistes s'est laissée convaincre par les efforts déjà fournis par le Conseil fédéral en faveur de la biodiversité et de la durabilité des produits. Le Conseil des Etats a approuvé jeudi la précision apportée par le National sur l'affectation des fonds. Cet article stipule que les réserves seront bel et bien destinées à l'agriculture et non pas à des intermédiaires.
10 juin - Le National accepte finalement de créer des réserves
Le Conseil national a finalement accepté la création de réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un éventuel accord de libre-échange avec l'UE ou à l'OMC. Après avoir refusé l'entrée en matière puis souhaité renvoyer le projet, il l'a approuvé par 90 voix contre 87 et 8 abstentions. L’USP salue cette décision.
L’Union suisse des paysans (USP) est satisfaite de l’approbation par le Conseil national. Une décision qui va cependant à l’encontre des réserves formulées par certains milieux paysans, l'UDC et le conseiller national Josef Zisyadis (POP/VD), qui craignent que cette réserve au bilan ne soit interprétée comme un blanc-seing ou que la Suisse en ressorte affaiblie en vue des prochaines étapes de l’ouverture des frontières (OMC, libre-échange agroalimentaire). Un argument rejeté par Charles Favre (PLR/VD). Il s'agit de "donner un message politique à l'agriculture pour lui dire que nous sommes sensibles à sa situation en cas d'ouverture des frontières", a-t-il fait valoir. Pour l’USP, il s’agit plutôt d’un filet de sécurité pour d’éventuelles mesures d’atténuation des effets de ces accords. Au vu des mesures d’économies en cours, il est en effet important de traiter précocement les questions financières liées à de possibles scénarios. « Et si cet argent n’est pas utilisé, ce sera tant mieux ! », précise l’USP dans un communiqué diffusé jeudi. Toutefois, cette approbation ne change rien à la position de l’USP, qui continuera à se battre contre tout accord de libre-échange agroalimentaire avec l’UE et contre un accord de l’OMC de portée excessive.
10 juin - ALEA : un accord en perte de vitesse
La signature de l’Accord de libre-échange agricole (ALEA) semble de plus en plus compromise : sa conclusion est reportée à une date ultérieure dans le calendrier officiel des négociations et le PDC est dorénavant officiellement favorable à un arrêt des négociations.
L’objectif du Conseil fédéral d’une signature rapide d’un accord de libre-échange agricole (ALEA) avec l’Union européenne (UE) semble s’éloigner. Ainsi, le calendrier officiel des négociations qui prévoyait jusqu’à maintenant une conclusion de l’accord en 2010 déjà a été dernièrement modifié. Ceci est dû à deux facteurs importants. D’un côté, l’UE s’avère être un partenaire plus coriace que prévu alors que, d’un autre côté, le vent semble avoir tourné au sein des partis politiques. Le PDC est dorénavant officiellement favorable à un arrêt des négociations le 1er septembre prochain. L’ASSAF-Suisse qui a engrangé de nouvelles adhésions ces dernières semaines (fédération des moulins bernois ainsi que plusieurs membres individuels) ne peut que se féliciter de la tournure actuelle des événements.
10 juin - AOC Genève : aussi pour les vins issus de vignobles français voisins
Le vin élaboré dans le canton de Genève à partir de la récolte des vignes situées sur territoire français peut à nouveau prétendre à une appellation suisse. Le Conseil d'Etat a adopté le règlement permettant d'étendre l'aire géographique de l'AOC aux vignes françaises limitrophes.
Depuis de nombreuses années, des viticulteurs genevois exploitent des vignes en France voisine. En 2009, le Tribunal fédéral avait annulé la disposition transitoire octroyant à cette production le droit à une dénomination suisse, suite à un recours de vignerons genevois, rappelle le gouvernement mercredi dans un communiqué. Dès lors, l'accord bilatéral entre la Suisse et l'Union européenne sur les produits agricoles de même que divers textes fédéraux ont été adaptés. Ainsi le vin élaboré dans le canton à partir de la récolte provenant pour 140 hectares au maximum de communes françaises limitrophes pourra obtenir une désignation suisse dès la vendange 2010. Des exigences uniformes régiront l'AOC Genève de part et d'autre de la frontière. Il en est de même des contrôles, mais ils seront réalisés sur territoire français par un organisme agréé.
9 juin - Peut-être une caisse de retraite pour les agriculteurs
Le canton de Vaud songe à ouvrir la voie à une prévoyance professionnelle pour les paysans. Le Grand Conseil en a discuté mardi lors de l'examen de la loi sur l'agriculture. Il poursuivra le débat et votera la semaine prochaine.
Sur demande de la profession, le Conseil d'Etat pourrait obliger les agriculteurs indépendants à cotiser à une institution de prévoyance professionnelle. L'Etat participerait au financement à hauteur d'un tiers (environ 3,5 millions par an), les agriculteurs assumant le reste. "La profession gagnerait à une généralisation du principe de prévoyance, même si le projet ne fait pas l'unanimité chez les agriculteurs", a relevé l'UDC Pierre-André Pidoux. A ses yeux, l'importance croissante des prestations d'intérêt général assumées par l'agriculture justifierait cette aide de l'Etat. Auparavant, la gauche, les Verts et l'Alliance du centre avaient fait passer une disposition "politiquement symbolique" stipulant que l'Etat porte une attention particulière aux conditions de travail des ouvriers agricoles. La droite s'est insurgée contre une "tentative d'introduire une CCT". Les députés ont également inscrit dans la loi un article sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Celui-ci précise que les OGM sont exclus de la production des aliments et végétaux, dans la limite de la législation fédérale.
7 juin - Les variétés anciennes enrichissent la diversité
Les amateurs d'anciennes variétés de pommes de terre ou de spécialités rares peuvent se réjouir. A partir du 1er juillet, les paysans suisses pourront cultiver les variétés dites "de niche". Le Département fédéral de l'économie (DFE) a révisé l'ordonnance sur les semences et plants en ce sens.
"Des produits des champs aux couleurs, saveurs et formes nouvelles" vont enrichir les marchés helvétiques, indiquent les services de Doris Leuthard dans un communiqué diffusé lundi. L'obstacle "insurmontable" des prescriptions légales dans ce domaine a été levé, ajoutent-ils. A partir du 1er juillet, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) pourra autoriser la commercialisation de semences et plants pour les variétés "de niche". Les nouvelles patates et autres courges devront toutefois remplir les exigences en matière de protection de l'environnement et des consommateurs. Cette révision intervient à l'occasion de l'Année internationale de la biodiversité. Selon le DFE, la Suisse est le seul pays à avoir adopté une réglementation pour les variétés dites "de niche". Ainsi, ces variétés ne pourront pas être exportées pour le moment.
2 juin -Analyses de résidus dans les vins
Les membres intéessés par une telle analyse peuvent prendre contact avec Vitiswiss soit par mail soit par téléphone (031 385 26 36).
2 juin - Information: protection du vignoble contre les dégâts d'oiseaux avant les vendanges
La protection du vignoble contre les dégâts d’oiseaux se pose chaque année avec la même acuité. Peu d’espèces posent réellement des problèmes aux vignerons mais elles peuvent faire des dégâts considérables tant qualitativement que quantitativement. Il est souvent indispensable de recourir à un moyen de protection surtout lorsque les parcelles sont isolées ou située à proximité d’une lisière de forêt ou encore s’il s’agit de cépages précoces ou encore de vendanges tardives. Se pose alors la question du moyen de protection à privilégier.
Pour faire le point, Vitiswiss en collaboration avec la section PI 3 Lacs organise une demi-journée d'information le 23 juin prochain. Plus d'info
25 mai - Champignons pathogènes suisses recensés sur le net
Le groupe de mycologie de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW a constitué et entretenu, depuis plus de quarante ans, une importante collection de champignons, essentiellement patho-gènes des cultures. Cette mycothèque est un témoin de première importance de la pathologie des maladies fongiques en Suisse. Elle représente également un outil fondamental pour la recherche. Etant donné que l’importance de cette collection dépasse nos frontières, une base de données informatique va lui permettre de rejoindre le projet mondial du « Barcode of Life » et la rendre accessible aux chercheurs et au public à large échelle. Plus d'info
25 mai - Biodiversité : paysans bientôt mieux indemnisés
Les paysans devraient être mieux indemnisés au titre des compensations écologiques, considère Moritz Leuenberger. Le conseiller fédéral l'écrit dans un message à l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité de dimanche.
Il souligne que dans le domaine de la biodiversité "il n'y a pas de quoi pavoiser" en Suisse. Pour le conseiller fédéral, "il nous faut réparer les dégâts de notre négligence". Cette négigence a d'ailleurs été pointée du doigt par l'OCDE, rappelle-t-il dans un communiqué publié par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). "Les mesures concrètes devraient suivre après l'été", estime-t-il. "Nous entendons proposer des dédommagements lorsque cela s'avère nécessaire. Les paysans doivent être mieux indemnisés au titre des compensations écologiques, des paysages ouverts ou des vergers à haute tige". Davantage que la protection d'espèces et biotopes, le gouvernement suisse veut encourager la variété dans les zones urbaines et rurales. "En tant que pays disposant des meilleures infrastructures de transport de la planète, nous avons de bonnes raisons d'investir aussi davantage dans l'infrastructure qu'est la biodiversité", plaide M. Leuenberger, chef du DETEC.
19 mai - Baisse des investissements agricoles en Afrique (CNUCED)
Les investissements dans l'agriculture ont baissé de manière dramatique ces dernières années en Afrique, a affirmé mercredi la CNUCED.
L'agence de l'ONU appelle à renverser cette tendance en stimulant la recherche et l'innovation dans ce secteur sur le continent. L'Afrique dépend de plus en plus de ses importations alimentaires pour se nourrir, souligne un rapport de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) publié mercredi, le premier d'une série sur la technologie et l'innovation. Le déficit a dépassé les dix milliards de dollars (35 milliards d'exportations contre 25 milliards d'importations).Les agriculteurs de l'Afrique subsaharienne ont perdu 25% de leur pouvoir d'achat au cours des 25 dernières années et leur revenu moyen est tombé à moins de 200 dollars (231 francs) par an, indique le rapport. Pour la CNUCED, ces tendances négatives sont la conséquence d'un sous- investissement dans la production agricole, alors même que l'agriculture compte pour 16% du PNB de l'Afrique, contre 6% pour l'Asie et 10% l'Amérique latine. Ce secteur représente 60% des emplois en Afrique subsaharienne. Et parmi eux, 90% sont des petits paysans.
19 mai - Révision de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce : entrée en vigueur au 1er juillet 2010
Le 19 mai 2010, le Conseil fédéral a décidé de mettre en vigueur au 1er juillet 2010 la révision de la loi fédérale sur les entraves techniques au commerce (LETC) et a approuvé, parallèlement, une ordonnance d'exécution y relative qui entrera en vigueur en même temps. Plus d'info
18 mai - Vol de colonies d’abeilles
Entre le 12 et le 15 avril 2010, des abeilles de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP ont été volées sur un site proche de l’établissement pénitentiaire de Bellechasse.
Les chercheurs du Centre de recherches apicoles (CRA) de la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP se sont retrouvés face à des cadres vides le vendredi matin 16 avril 2010. Les voleurs n’ont pas hésité à desserrer les barres de pro-tection, ont ouvert les cadres et sont repartis avec les rayons et les abeilles. Treize colonies servant à des essais ont ainsi été perdues. Cela représente un revers amer pour la recherche. Il ne s’agit pas uniquement d’une perte de matériel et de miel mais aussi d’un préjudice pour les travaux de recherche et les résultats attendus. Les essais en champ s’étendent sur des années et sont naturellement compromis suite à une telle action. Un vol réduit à néant d’un coup le travail effectué pendant plusieurs années. Cette recherche est au service des apiculteurs, des consommateurs et de l’environnement.
18 mai - Genève se dote d'un cadastre en 3D
Le canton de Genève dispose désormais d'un cadastre en trois dimensions, une première en Suisse. Baptisé "GEO 3D", cet outil disponible gratuitement sur Internet doit permettre de mieux gérer le territoire grâce à une meilleure compréhension des projets d'aménagement.
Cette représentation a été réalisée à partir d'une carte en deux dimensions et de photographies aériennes. Après 18 mois de travaux, le système d'information du territoire genevois (SITG) a mis en ligne le nouveau cadastre qui comprend 72'000 bâtiments avec leur base, leurs façades et leur toit, ainsi que 20 ouvrages importants et des modèles numériques de terrain. GEO 3D donne à la fois des indications sur le bâti existant tout en permettant de mieux visualiser l'impact d'un projet dans son environnement, a déclaré mardi devant les médias Laurent Niggeler, directeur du Service de la mensuration officielle du canton de Genève. Il a déjà été utilisé dans le cadre des récentes votations relatives au CEVA et à la tranchée couverte de Vésenaz. "Cet outil permet de modéliser les interfaces de transports publics, comme à Bel-Air où il s'agira de gérer les flux de piétons, de bus et de voitures", a ajouté la conseillère d'Etat Michèle Künzler, à la tête du Département de l'intérieur et de la mobilité. Il donne aussi des indications sur les toits solarisables et sur la végétation du territoire.
17 mai - Nouvelles méthodes analytiques au service des exportateurs des vins
Le laboratoire d’Analyse des vins de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW élargit son offre d’analyses pour les exportateurs de vins avec le dosage d'une nouvelle substance: la natamycine. L’utilisation de ce fongicide et agent antimicrobien est interdite pour les producteurs de vin dans la plupart des pays, dont la Suisse. En décembre dernier, des traces de cette substance ont été détectées en Allemagne dans quelques vins provenant d’Argentine et d’Afrique du Sud; son dosage est dès lors exigé par les autorités japonaises sur tous les vins exportés dans le pays. Les experts d’ACW proposent désormais une méthode rapide utilisant la technique de la chromatographie pour la détection des traces de natamycine dans les vins. Plus d'info
12 mai - Plus de paiements directs
Le Conseil fédéral adopte le paquet agricole
Plus de paiements directs pour la région de montagne, pour l'agriculture de montagne et pour les grandes cultures : l'augmentation des contributions permettra d'assurer l'exploitation de terrains difficiles dans les régions de montagne et de prévenir la régression des terres assolées et de l'agriculture biologique. Le 12 mai 2010, le Conseil fédéral a adopté la modification de 13 ordonnances agricoles, dont la déclaration obligatoire de la viande de lapin produite selon un système d'élevage interdit en Suisse. Les produits phytosanitaires représentant un risque selon une analyse de l'UE seront examinés d'une manière ciblée.
11 mai - Rencontre des organisations paysannes de Suisse et d’Autriche
À l’occasion d’une visite en Suisse, le présidium de la Chambre autrichienne d’agriculture s’est entretenu avec le président et la direction de l’Union suisse des paysans. Les affaires internationales ont été au centre de la rencontre et des discussions.
À l’occasion d’une visite en Suisse de deux jours du présidium de la Chambre autrichienne d’agriculture, emmené par son président, Gerhard Wlodkowksi, les responsables de l’Union suisse des paysans ont abordé un certain nombre de questions internationales. S’agissant de l’accord de l’OMC, les deux organisations paysannes sont unanimes : la poursuite de la libéralisation menacerait l’existence des exploitations paysannes familiales et doit donc être combattue. Un accord qui ne profiterait qu’à quelques pays et aux grandes exploitations industrielles ne servirait pas les intérêts de nos deux pays. Les deux organisations paysannes exerceront donc leur influence sur leurs gouvernements respectifs et directement auprès de l’OMC. Les Autrichiens comprennent le rejet par l’Union suisse des paysans d’un accord de libre-échange agroalimentaire entre la Suisse et l’UE, en raison de la chute des revenus qu’il entraînerait. La situation de l’Autriche est différente, puisque ce pays est membre de l’UE. La Chambre autrichienne considère que l’appartenance de son pays à l’UE est positive, car l’agriculture est parvenue à maintenir ses parts du marché intérieur et augmenter ses exportations.
11 mai - À la découverte des saints de glace qui fondent
Mamert, Pancras, Servais et Boniface sont de retour. Redoutés des jardiniers et des paysans, ces "saints de glace" se fêtent du 11 au 14 mai. Scientifiquement, rien ne prouve qu'ils apportent le froid: MétéoSuisse a voulu en avoir le coeur net et donne un coup fatal à la légende.
Pour leur enquête, les météorologues ont dépouillé les données sur le gel récoltées à la station de Payerne (VD) depuis 1965. S'ils constatent qu'il gèle régulièrement jusqu'à la mi-avril, la fréquence des gelées s'atténue ensuite. Entre le premier et le 25 mai, les chercheurs relèvent la présence de gel sur environ 10% des jours. Cette proportion est toutefois légèrement plus élevée entre le 14 et le 16 mai, de même qu'entre le 22 et le 24 mai. Mais, en tant que tel, le phénomène des saints de glaces n'est pas détectable en Suisse, indique lundi MétéoSuisse. La croyance dans les saints de glace remonte au Moyen-Âge. Les quatre compères occupaient alors d'autres cases du calendrier: ils se fêtaient dix jours plus tard, entre le 21 et le 24 mai. La réforme du calendrier en 1582 par le pape Grégoire XIII, qui a écourté l'année de dix jours, les a déplacés à la mi-mai. Ce changement a contribué à semer la confusion dans les esprits des jardiniers.
10 mai - Néophytes envahissantes - des invitées indésirables
Les Nations Unies ont déclaré l'année 2010 comme étant celle de la biodiversité. Pourtant, la diversité biologique essuie chaque année des pertes considérables. La prolifération des plantes exotiques, aussi nommées néophytes envahissantes, en est une des raisons. Ces dernières refoulent la faune et la flore indigènes. C'est pourquoi, la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW se consacre à la recherche des néophytes envahissantes, afin d'éviter leur prolifération au préjudice de la biodiversité. Plus d'info
10 mai - Apiculture : hiver meurtrier
Les apiculteurs suisses tirent la sonnette d'alarme: 22% des abeilles de Suisse n'ont pas survécu à l'hiver 2009/2010. Et quelque 8% d'autres ont tant souffert qu'elles ne survivront pas longtemps. La perte estimée pour les apiculteurs est de 10 millions de francs.
Quant aux pertes écologiques liées à la disparition de ces abeilles, elles sont beaucoup plus lourdes, indique vendredi dans un communiqué l'Association alémanique et romanche des amis des abeilles. Celle-ci se base sur les chiffres fournis par les 18'000 apiculteurs de Suisse. La cause exacte de la mort des abeilles reste encore floue, malgré plusieurs recherches scientifiques. Selon les apiculteurs, le responsable principal serait un acarien, le Varroa destructor, originaire d'Asie, un parasite également porteur de maladies.Pour l'association des amis des abeilles, il est grand temps de mettre sur pied des structures professionnelles de prévention et de conseils. Une motion dans ce sens a été récemment acceptée au Parlement.
7 mai - Ouverture du Vinorama
Pour la première fois, un lieu présente l'ensemble des vins de Lavaux. Le Vinorama, érigé sur l'ancien emplacement des moulins de Rivaz (VD), ouvrira ses portes au public le 15 mai. Ses responsables espèrent attirer entre 20 et 30'000 visiteurs par an.
Didactique et convivial, le nouvel espace est dédié à la promotion de la vigne et du vin dans une région, Lavaux, classée depuis 2007 au patrimoine mondial de l'UNESCO. "C'est un espace un peu hybride: à la fois un centre de dégustation de vin et un lieu de découverte du vignoble", a expliqué jeudi à l'ATS Sandra Joye, sa gérante. Une salle présente quelque 170 crus de la région, dont on peut déguster une sélection de la semaine au bar. Les vins sont classés par ordre géographique, de Pully jusqu'à Veytaux-Chillon. Un espace de dégustation permet de découvrir les vins de son choix en toute liberté, selon une formule totalement automatisée. Deux machines, contenant huit blancs et quatre rouges, serviront aux intéressés un demi-déci ou un déci de vin. Elles pourront être utilisées avec une carte de crédit, chargée au bar. Une salle de projection montre un film qui raconte "une année vigneronne" dans le vignoble. Le film est diffusé en huit langues, dont le mandarin. Enfin, une salle de séminaires pourra accueillir diverses manifestations.
7 mai - UE : emplois agricoles en chute libre
L'UE a perdu un quart de ses emplois agricoles depuis 2000
L'emploi agricole dans l'Union européenne a baissé de 25% entre 2000 et 2009, correspondant à la perte de 3,7 millions d'emplois à temps plein, selon des données publiées vendredi par Eurostat. Hongrie, Luxembourg et Irlande sont les trois pays les plus touchés. L'office communautaire de la statistique a en outre confirmé une forte baisse du revenu agricole dans les 27 pays de l'UE l'an dernier, due à la baisse des cours de nombreux produits. Le revenu réel par actif dans le secteur agricole a reculé de 12%, à comparer à une estimation de 12,2% communiquée en décembre. En France, il a baissé de 19%, moins qu'en Hongrie (-32%), au Luxembourg (-25%) ou en Irlande (-24%), les trois pays les plus affectés.
5 mai - "Agri" contre La Poste Suisse : Le TAF devra revoir sa décision
Le Tribunal administratif fédéral (TAF) devra revoir sa décision de priver l'hebdomadaire "Agri" de l'aide à la presse. Son veto est annulé par le Tribunal fédéral (TF).
Mon Repos juge que la motivation du TAF est "erronée". Selon les juges fédéraux, ce n'est pas parce que ce journal est publié par une société à responsabilité limitée qu'il ne peut constituer une organisation à but non lucratif. Journal des agriculteurs, l'hebdomadaire revendique une "mission éditoriale foncièrement associative". Comme il est distribué par abonnement, il n'est pas nécessaire que ses destinataires précisent encore dans une déclaration séparée qu'ils souhaitent recevoir le journal que leur association publie à leur intention, indique le TF. Les frais de justice de 2000 francs sont mis à la charge de la Poste Suisse. Fixée auparavant à 80 millions de francs par année, l'enveloppe accordée aux éditeurs pour l'acheminement des journaux a été réduite à 30 millions. Une baisse qui a amené La Poste à revoir ses critères de sélection et à réserver l'aide aux titres régionaux et locaux ainsi qu'à la presse associative.
4 mai 2010 - Protéger les auxiliaires
Parmi les insectes et les arachnides, on trouve aussi bien des ravageurs que des auxiliaires. Ces derniers accomplissent gratuitement un travail valant plusieurs millions de francs. Les spécialistes de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW s'intéressent par conséquent à la protection des auxiliaires: ils évaluent le risque pour les auxiliaires lors des utilisations de produits phytosanitaires. Leur attention porte aussi dorénavant sur les zones limitrophes des surfaces agricoles, car celles-ci sont un réservoir pour les auxiliaires et un soutien pour la biodiversité. Plus d'info
3 mai 2010 -Les négociateurs dans le domaine de l'agriculture se préparent à reprendre les discussion après avoir fait le bilan.
Le Président David Walker a dit aux négociateurs le 3 mai 2010 qu’il adapterait ses plans concernant les négociations sur l’agriculture ultérieurement ce mois-ci, pour tenir compte de leurs suggestions. C’est à la réunion du 3 mai que les négociateurs se sont revus pour la première fois après les séances de la fin de mars consacrées au “bilan” dans le cadre du Cycle de Doha, réunion qui était censée permettre de discuter de la manière dont les pourparlers sur l’agriculture devraient se poursuivre. Plus d'info
3 mai 2010 - La Suisse élargit son réseau de libre-échange
La Suisse tisse un réseau toujours plus dense de traités de libre- échange. A l'heure actuelle, elle comptabilise 22 accords avec des Etats hors de l'Union européenne.
Très prochainement, des accords de libre-échange avec la Colombie, la Serbie, l'Albanie et plusieurs Etats du Golfe entreront en outre en vigueur. La majorité de ces traités ont été conclus par la Suisse dans le cadre de l'Association européenne de libre-échange (AELE), soit de concert avec la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. Les discussions avec la Chine au sujet d'un possible traité de libre-échange sont toutefois bilatérales. Et la Suisse prévoit de signer des accords similaires, en dehors de l'AELE, avec le Japon et les îles Féroé. Ces traités de libre-échange ont un contenu différencié: la plupart réduisent uniquement les barrières douanières et les entraves au commerce, tout en protégeant la propriété intellectuelle, tandis que d'autres ont un contenu beaucoup plus détaillé, régulant par exemple le commerce des services. Il y a vingt ans, la Suisse n'avait paraphé de traités de libre-échange qu'avec l'Union européenne et l'AELE. Depuis, elle a montré sa volonté d'élargir son réseau, en s'associant dans les années 90 aux pays du centre et de l'est de l'Europe ainsi qu'aux pays méditerranéens, puis, récemment, à plusieurs pays des continents et américain.
30 avril 2010 - Biodiversité: Vignobles "bio" et biodiversité accrue ne riment pas
Les vignobles respectant les normes de la production biologique n'abritent pas davantage d'espèces par rapport à ceux cultivés selon les critères de la production intégrée (IP). Telle est la principale conclusion d'une étude entreprise à l'Université de Fribourg et cofinancée par le Pôle de recherche national (NCCR) Survie des plantes. Ce réseau interdisciplinaire est piloté par l'Université de Neuchâtel. Elle vient d'être publiée dans la revue "Biological Conservation", a indiqué vendredi le service de presse de l'Alma Mater fribourgeoise.
Dans le cadre de son travail de master, Odile Bruggisser a comparé des cultures IP et biologiques de vignobles situés sur les rives du lac de Bienne. Elle avait pour objectif d'évaluer les conséquences écologiques d'une approche bio, ainsi que celles de différentes méthodes traditionnelles de la lutte contre les mauvaises herbes ou les ravageurs. La jeune biologiste a mesuré les impacts de ces méthodes de production sur les plantes, les sauterelles et les araignées. Aucune influence positive tant sur l'abondance que la diversité de ces trois groupes d'organismes n'a été constatée dans les vignobles bio lors de cette expérience. Concernant les sauterelles, leur diversité était même plus importante dans les vignobles IP. Plus d'info
29 avril 2010 - Engagement en faveur du système alimentaire mondial
Les sciences agronomiques et alimentaires bénéficient d'un regain d'intérêt à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich depuis que le département concerné se concentre sur la formation de la relève nécessaire au développement durable du système alimentaire mondial.
Cependant, il est prévu de dissoudre le Département d'agronomie et des sciences alimentaires à la fin 2011. Les collaborateurs et étudiants ont été informés qu'il ne s'agissait pas d'une suppression, mais d'un regroupement des forces. Les sciences alimentaires formeront dès 2012 avec celles des locomotions et d'autres disciplines le nouveau département „Santé et technologie“ et le département actuel des sciences environnementales devra se transformer avec les sciences agronomiques en un département Environnement et ressources naturelles. Les deux départements formeront dès 2012 un nouveau centre de compétences, qui sera chargé en premier lieu de renforcer l'engagement de l'EPF Zurich en faveur du système alimentaire mondial.
29 avril 2010 - Vins vaudois : faire connaître le label Terravin
Une campagne de promotion du label de qualité Terravin va être lancée outre-Sarine. Elle veut enrayer la baisse de consommation des vins vaudois. Le canton finance en partie la démarche.
La campagne de publicité se fera sur tous les supports, mais aussi via une présence sur place, lors de foires ou d'expositions dans les grandes villes. Le canton de Vaud apporte 688'000 francs sur trois ans (2010-2012). Mais d'autres partenaires financiers doivent encore être convaincus. Pour promouvoir Terravin, les responsables mettront l'accent sur le fait qu'il s'agit d'un label de qualité et non pas d'un concours. Les vins labellisés Terravin représentent 4,4% du volume des vendanges AOC vaudoises.
27 avril 2010 - Libre échange agricole: Vers un enterrement de la réserve pour aider les paysans
L'idée de constituer des réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un accord de libre-échange agricole avec l'UE ou à l'OMC semble vouée à l'échec. Par 13 voix contre 12, la commission de l'économie du National recommande au plénum de refuser le projet. Si la Chambre du peuple s'aligne sur cette position, le projet sera définitivement enterré, a souligné le président de la commission Hansruedi Wandfluh (UDC/BE) mardi devant la presse. Le National a en effet déjà refusé une fois d'entrer en matière avant d'opter pour un renvoi au Conseil fédéral. Par 12 voix contre 8 et 6 abstentions, la commission recommande de ne pas poursuivre cette dernière option. Lors de la dernière session, le Conseil des Etats a refusé le renvoi; il tient à mettre de côté 400 à 500 millions de francs par an pour assurer des mesures d'accompagnement aux agriculteurs. Pour leur part, les membres de la commission du National campent sur leurs positions, a dit M.Wandfluh. Les UDC et autres milieux agricoles refusent toute idée de libéralisation à travers des accords internationaux. Le camp rose-vert ne veut pas thésauriser des moyens tant qu'une stratégie de qualité n'est pas assurée dans la politique agricole. Seule une minorité soutient la révision partielle de la loi sur l'agriculture qui prévoit de réserver jusqu'en 2016 les recettes découlant des droits de douane à l'importation des produits agricoles et des denrées alimentaires pour un total de 3 à 4 milliards. Un catalogue de 80 mesures concrètes a été établi par le Département fédéral de l'économie.
21 avril 2010- La biodiversité régresse
Dans le cadre d'un vaste projet de recherche, plus de 80 scientifiques et spécialistes ont montré que la biodiversité continuait à être menacée en Suisse. L'objectif de stopper les pertes jusqu'en 2010 n'a manifestement pas été atteint.
La biodiversité continue à diminuer en Suisse, car trop peu d'efforts ont été entrepris pour la préserver et la promouvoir. Telle est la conclusion d'une vaste conférence organisée en conclusion d'un projet de recherche du Forum Biodiversité Suisse, dont les résultats ont été publiés dans un livre. La conférence s'est tenue à la station de recherche agricole Agroscope Reckenholz-Tänikon ART à Zurich. Plus d'info
20 avril 2010 - «Léger recul de la consommation de vin en 2009
Le recul de la consommation se fait au détriment des vins suisses
En 2009, les amateurs de vin ont bu 2,757 millions d'hectolitres de vin. Cela représente une baisse de 26'410 hectolitres (-0,9%) par rapport à l'année précédente selon le rapport « Année viticole 2009 » publié aujourd'hui par l'Office fédéral de l'agriculture. Le recul de la consommation se fait au détriment des vins suisses, dont la consommation diminue de 49'030 hectolitres. Après deux années d'augmentation, la consommation de vins suisses diminue à 1,030 million d'hectolitres (-4,5%). La consommation de vins étrangers augmente pour atteindre 1,726 million d’hectolitres. En 2009, les vins étrangers représentaient 63% de la consommation totale de vin en Suisse. Après une baisse en 2008, les importations de vins ont augmenté de 3,4% pour atteindre 1'908'197 hectolitres tous vins confondus. Cette hausse des importations concerne en particulier les vins rouges (+4,3%), les vins blancs en bouteilles (+5,9%) et les vins mousseux (+5,5%). L'Italie reste le plus grand exportateur de vins vers la Suisse puisque ce pays détient 37% du volume, devant la France (23%) et l'Espagne (20%). En terme de valeur, la France reste cependant aux avant-postes en raison de sa position de leader dans le marché des vins mousseux. Lire le communiqué de presse de l'OFAG et le rapport "Année viticole 2009"
20 avril 2010 - Le Musée de la vigne et du vin fait peau neuve
Le Musée de la vigne et du vin d'Aigle fait peau neuve 40 ans après sa création. Situé dans le Château entièrement rénové, il propose un parcours interactif autour de cinq thèmes. Des journées portes ouvertes samedi et dimanche marqueront la réouverture.
Le Musée de la vigne et du vin d'Aigle propose désormais de nouvelles thématiques centrées sur le "Triangle du chasselas", formé par les villes de Genève, Bienne (BE) et Sierre (VS), ont expliqué mardi les responsables du musée dans un communiqué. L'institution se veut désormais un lieu de référence en matière de culture et de mise en valeur de ce plant typique. Le nouveau parcours de visite s'ouvre sur le thème "Nature et paysage". Une maquette géante des vignobles et des projections audiovisuelles sur grands écrans plongent le visiteur au coeur de la problématique du paysage cultivé. Le deuxième espace est consacré aux "Visages du vin". Carte de visite du vigneron et de son vin, l'étiquette associe paysages, graphisme ou expression d'événements particuliers à des réglementations souvent très strictes. Le public découvre ainsi la riche collection du musée, présentée sous forme thématique.
20 avril 2010 - Arvinis: Fréquentation record à Morges (VD)
Quelque 22'000 amateurs de vin ont afflué dans les travées du 15e salon Arvinis qui a fermé ses portes lundi à Morges (VD). Il s'agit du record de fréquentation pour cette manifestation qui a duré six jours et était installée dans les halles des CFF de la localité. Les ventes ont été très bonnes, se réjouissent les organisateurs dans un communiqué publié lundi soir. Ceux-ci saluent en outre "le comportement exemplaire" des visiteurs. Le public a pu déguster quelque 2500 crus, notamment ceux produits en Californie qui était l'hôte d'honneur de ce salon des vins. La prochaine édition est prévue du 13 au 18 avril 2011.
16 avril 2010 - Vitiswiss adhére à l'agence d'information agricole Agir
L’Arboretum du Vallon de l’Aubonne a accueilli, ce matin, l’assemblée générale de l’Agence d’information agricole romande (AGIR). L’occasion pour AGIR d’évoquer devant ses membres et de nombreux invités les aléas d’un exercice 2009 à la fois mouvementé et positif et de présenter quelques points forts sur les projets 2010. Le travail de sensibilisation du grand public inlassablement effectué par l’Agence en faveur de la production de proximité par des articles, reportages, dossiers, organisation de conférences de presse et présence dans de nombreuses manifestations, porte ses fruits. Les consommateurs prennent en effet de plus en plus conscience des enjeux qui agitent notre agriculture et une part croissante d’entre eux en tiennent compte lors de leurs achats. Lire le communiqué de presse
16 avril 2010 - L'ASSAF enregistre trois adhéssion en provenance du secteur vitivinicole
Depuis 2001, en conséquence à la signature du Cycle d’Uruguay, la
Confédération libère chaque année un contingent à faible taxe douanière de
170 millions de litres de vins. La consommation intérieure ayant fortement
diminué depuis le début des années nonante, les importations se situent
généralement en-dessous du contingent à tarif réduit. Le marché vinicole
suisse est donc de fait déjà fortement libéralisé. Par ailleurs, les vignerons et
les encaveurs helvétiques ont effectué de grands efforts ces dernières années
en matière de qualité. La vitiviniculture représente donc, à plus petite échelle,
la vision des autorités fédérales couplant un accord de libre-échange agricole
(ALEA) et une « stratégie qualité ». Or, le monde de la vigne et du vin s’oppose
également à l’ALEA puisque l’ASSAF-Suisse a enregistré dernièrement trois
adhésions en provenance de ce secteur. Lire le communiqué de presse de l'ASSAF.
15 avril 2010 - Assemblée générale de la FSV
Le Valais fait son retour après 3 ans d'absence. Voir le compte rendu publié par 20 Minutes online ainsi que le communiqué de presse de la FSV
30 mars 2010 - Clôture des cours d’hiver 2009-2010 à Châteauneuf
« Année de nouveautés ! ». C’est ainsi que Guy Bianco, le directeur de l’Ecole d’agriculture du Valais a qualifié l’exercice écoulé dans son discours, ce matin à Châteauneuf-Conthey, lors de la cérémonie de clôture des cours d’hiver 2009/10. Avec cette dernière volée, la barre des 200 apprentis (toutes classes confondues) a été franchie pour la première fois depuis la création de l’école en 1923.
Au chapitre des nouveautés signalées par le directeur de Châteauneuf, on peut citer la reprise des cours de formation de paysagistes, l’ouverture d’une classe dite AFP (Attestation formelle professionnelle), sans oublier les nouveaux professeurs et la réorganisation des domaines en centre de compétence. Le nombre d’élèves inscrits – 205 apprentis – pour l’année 2009-2010 s’explique par le haut niveau de formation et par l’arrivée d’une nouvelle classe pour les paysagistes – 23 apprenants – en première année. La mise en place de la nouvelle ordonnance supprime le principe du tronc commun et exige l’ouverture des classes par formation : agriculture (17 élèves), arboriculture (5); viticulture (9), maraîchère (6) ; cave (4), paysagisme (23) et AFP (2). La recherche d’une synergie maximale entre les branches a donné par mal de fil à retordre. Quant au maintien de toutes les classes, il n’est pas garanti
29 mars 2010 - Une serre high-tech pour l'étude des pathogènes agricoles
La station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW vient de mettre en service une nouvelle serre à haute technologie afin d'étudier le feu bactérien, le flétrissement bactérien de la tomate, les nématodes et autres agents pathogènes des cultures agricoles. Dans ce bâtiment hermétiquement clos, les chercheurs peuvent étudier les pathogènes sur leurs plantes hôtes, une procédure qui leur est interdite en plein champ. Les spécialistes d'ACW acquièrent ainsi des connaissances qui permettront de lutter le plus efficacement et écologiquement possible contre les pathogènes agricoles. Plus d'info
24 mars 2010 - Gratuite et sympathique l’application météo de LANDI
Selon fenaco, avec la collaboration de Météo Suisse et MeteoNews les prévisions fiables de LANDI Météo sont maintenant aussi disponibles partout et à chaque heure sur iPhone. Téléchargez vos prévisions météo de poche maintenant sur l’App-Store.
Deborah Nizard, la présentatrice compétente et aussi très jolie de la MeteoNews Sarl est maintenant aussi sur l’iPhone. Ceci est rendu possible grâce aux agriculteurs suisses et leurs LANDI. En 2004 créé comme service pour ses membres, un service météo a été mis en place et il s’est répandu comme un feu de paille. Depuis des années près de 50'000 visiteurs par jour utilisent les prévisions de LANDI Météo. Même les images radar de ce service sont aussi utilisées dans de nombreuses tours de contrôle d’aéroports. Dès maintenant le service très apprécié LANDI Météo est adapté pour l’iPhone. Comme point fort, les prévisions seront commentées trois fois par jour (9, 13 et 20 heures).
22 mars 2010 - Vins : technique contre les millésimes bidons
Des chercheurs australiens ont mis au point un test de datation du vin au carbone 14 qui permet de définir à l'année près son millésime. Une menace pour les tricheurs habitués à vieillir abusivement leur produit.
Le test, inventé à l'Université d'Adelaide, joue sur la différence entre le carbone 12 et le carbone 14, deux isotopes présents dans le gaz carbonique absorbé par les végétaux, notamment le raisin. Le carbone 12 est stable tandis que le carbone 14 est radioactif et que sa quantité varie suivant les années. La présence du carbone 14 dans l'atmosphère a particulièrement augmenté à partir du milieu du XXe siècle avec la multiplication des essais nucléaires à la surface du globe, avant de diminuer à partir des années 1960, explique le chercheur Graham Jones, qui a présenté ses conclusions dimanche devant l'American Chemical Society.
22 mars 2010 - Azote assimilable et qualité des vins
Un vin de bonne qualité ne peut être issu que d'un processus fermentaire maîtrisé à partir d'une matière première équilibrée. Dans ce contexte, l'azote assimilable des moûts joue un rôle prépondérant. La Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW analyse les incidences des pratiques culturales sur la teneur en azote du raisin et des moûts. Plus d'info
22 mars 2010 - France - Produits phytosanitaires - Quels scénarios possibles pour arriver à leur diminution de 50% ?
Ecophyto 2018 a pour ambition de réduire l’usage des pesticides « de 50% en dix ans, si possible ». A la demande des pouvoirs publics, les chercheurs ont fait un état des lieux des pratiques d’utilisation des produits phytosanitaires et évalué les possibilités et les conséquences sur les exploitations. Une réduction de leur utilisation de 33% imposerait par exemple le passage de toutes les surfaces nationales en production intégrée. Plus d'info
15 mars 2010 - Le Conseil des Etats tient à thésauriser pour aider les paysans
La Suisse doit constituer dès maintenant des réserves pour aider les paysans à encaisser le choc d'un éventuel accord de libre-échange agricole avec l'UE. Le Conseil des Etats a confirmé lundi tacitement sa volonté de mettre de côté 400 à 500 millions de francs par an.
Le projet a toutefois du plomb dans l'aile. Après un refus d'entrer en matière, le Conseil national a décidé début mars de renvoyer le projet au gouvernement en le chargeant de présenter un message garantissant le financement d'une stratégie de qualité pour l'agriculture. Critiquant une décision "irresponsable", la ministre de l'économie Doris Leuthard a rappelé que le Conseil fédéral a déjà élaboré une stratégie de qualité pour l'agriculture. Si le projet retourne au gouvernement, il ne se passera rien durant les deux à trois ans à venir. Il serait plus honnête de dire que l'on ne veut pas de cette réserve financière, a-t-elle ajouté. La balle retourne dans le camp du National. Il suffit qu'il confirme son vote pour parvenir à ses fins.
15 mars 2010 - Alliance entre agriculture et secteur alimentaire
Le secteur agroalimentaire, désireux de booster sa valeur ajoutée, mise sur une stratégie qualité. Dans le cadre d'un atelier qualité réunissant tous les partenaires contribuant à la valeur ajoutée, ceux-ci ont discuté aujourd'hui de questions concrètes liées aux éléments clé de cette stratégie : le leadership de qualité, l'offensive sur le marché et le partenariat pour la qualité.
Les représentants des organisations de producteurs, de transformateurs et de détaillants, ainsi que de la restauration et du tourisme, des consommateurs et des associations environnementales se sont rencontrés aujourd'hui, sur invitation de l'Office fédéral de l'agriculture, pour participer au premier atelier qualité. Cet atelier constitue la première étape d'un processus qui doit permettre de développer en commun la stratégie qualité du secteur agroalimentaire suisse. Jean-Claude Biver, président de l'entreprise horlogère Hublot et producteur de fromage, a présenté dans son exposé introductif les enseignements que le secteur agroalimentaire peut tirer en matière de qualité de l'industrie horlogère suisse. Il a rappelé que le swissness comporte en plus de la qualité un élément d'innovation et qu'il faut intégrer l'émotion et la passion dans la communication. Les groupes poursuivront leurs travaux ces prochaines semaines. Un deuxième atelier qualité, consacré à la compilation des résultats, est prévu avant les vacances d'été.
12 mars 2010 - Conseil de saison
Le premier conseil de saison est paru cette semaine dans l'Agri. Vous retrouverez ces informations sur la page "Conseil de saison" durant toute l'année 2010.
11 mars 2010 - Décisions agricoles du Conseil des Etats
Auto-approvisionnement, agriculture bio, protection des abeilles et pâturages boisés… Autant de sujets débattus et tranchés lors de la session de printemps du Conseil des Etats ce jeudi à Berne.
Comme le National, le Conseil des Etats veut que la Confédération couvre les besoins alimentaires de la population en privilégiant une production agricole indigène de qualité, durable et diversifiée. Il tient en outre à garantir un certain taux d'auto-approvisionnement. La Chambre des cantons a donné suite jeudi, par 27 voix contre 13, à une initiative parlementaire du conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR), qui demande de compléter la loi sur l'agriculture. Le texte du directeur de l'Union suisse des paysans prévoit notamment d'y inclure le principe de la souveraineté alimentaire comme but de la politique agricole.
Par 23 voix contre 11, le Conseil des Etats a enterré une motion du National réclamant un plan d'actions pour l'agriculture biologique. Le but était de porter à au moins 20% - contre 11% aujourd'hui - les surfaces agricoles consacrées au bio. La Suisse fait déjà partie des pays à la pointe dans le domaine, a estimé la majorité.
Il a également modifié et tacitement transmis une motion du National s'inquiétant de l'impact d'un pesticide sur la disparition de colonies d'abeilles. Le Conseil fédéral est chargé d'examiner l'autorisation de la clothianidine et de son application, mais pas de suspendre son utilisation d'ici là comme l'aurait voulu la conseillère nationale Maya Graf (PS/BL), auteur de la motion.
La Chambre des cantons a enterré une autre motion du National réclamant une meilleure prise en compte des pâturages boisés dans la surface agricole utile. Un accès élargi aux paiements directs de l'agriculture permettrait de sauver ces pâturages essentiels à la biodiversité, a argumenté en vain une minorité issue des cantons de l'arc jurassien et du Valais.
10 mars 2010 - Paiements directs
Le National soutient une réforme du système, au dam de l'UDC
Le système des paiements directs doit être réformé et devenir plus efficace. Par 115 voix contre 49, le Conseil national a transmis mercredi une motion du Conseil des Etats. Seule l'UDC et quelques radicaux ont combattu la réforme qui touchera le monde agricole. La motion demande au gouvernement de concrétiser son récent concept sur le développement des paiements directs d'ici fin 2011. L'aile agricole traditionnaliste, UDC en tête, a plaidé en vain pour l'enterrement de la motion. Il faut cesser d'exiger toujours plus d'écologie et l'extension des surfaces, a fait valoir Ernst Schibli (UDC/ZH). Le président de l'Union des paysans Hansjörg Walter (UDC/TG) a tempéré ces propos. La branche soutient l'adaptation des paiements directs; il vaut mieux procéder aux retouches maintenant plutôt que d'attendre la pression d'un accord international, selon M. Walter. Pour lui, la marge d'interprétation qui subsiste inquiète pourtant une partie des agriculteurs. Doris Leuthard a assuré que le système actuel, qui est bon, ne serait pas révolutionné. Des corrections sont toutefois nécessaires. Le Conseil fédéral présentera son message sur le nouveau système de paiements directs en 2011 au Parlement, en même temps que le cadre financier dont bénéficier l'agriculture pour 2014 à 2017.
5 mars 2010 - Un expert de l'ONU défend les petits agriculteurs
L'expert de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, a appelé vendredi les Etats à prendre d'urgence des mesures d'aide aux petits producteurs agricoles.
Dans son rapport sur le droit à l'alimentation présenté au Conseil des droits de l'homme, l'expert belge Olivier De Schutter affirme que "la concentration de la chaîne agro-alimentaire" ne cesse de croître autour de grands acheteurs de matières premières agricoles et de grands distributeurs. Face à cette concentration, les petits producteurs se trouvent en position d'infériorité pour fixer leurs prix. Ils doivent subir les exigences posées par les acheteurs contre lesquels ils ne sont pas suffisamment protégés. Cette situation les relègue à une "agriculture de subsistance", a-t-il affirmé. Les petits producteurs des pays en développement représentent le groupe le plus important de personnes souffrant de la faim dans le monde, a souligné le rapporteur. Il a demandé aux Etats de soutenir davantage leurs petits producteurs, d'inciter les grands groupes à changer leur politique dans un sens plus équitable et de mieux réguler le comportement des acteurs de la chaîne alimentaire.
5 mars 2010 - Toujours plus d’intoxications alimentaires aux États-Unis
Environ 5000 personnes meurent chaque année d'intoxication alimentaire aux Etats-Unis. Et ce phénomène coûte quelque 152 milliards de dollars par an à la collectivité, selon un rapport publié jeudi.
Selon les Centres de contrôle des maladies (CDC), il se déclare chaque année aux Etats-Unis 76 millions de cas d'intoxications alimentaires graves. Elles provoquent 325.000 hospitalisations et 5000 décès. Les Etats-Unis ont connu récemment plusieurs épisodes de contaminations aux salmonelles et à la bactérie E.Coli. Les fruits et les légumes, frais, en conserve ou congelés, comptent pour 19,7 millions des cas de maladies et sont responsables à eux seuls de 39 milliards de dollars de pertes économiques. Dans ces coûts, le rapport prend en compte les soins médicaux mais évalue aussi la perte économique associée à la maladie (décès, souffrance, incapacité). La publication de ce rapport intervient alors que l'autorité fédérale des médicaments (FDA) et le ministère américain de l'Agriculture doivent édicter de nouvelles règles sanitaires pour la production de produits frais.
4 mars 2010 - Le séisme au Chili a touché la production viticole: La production de vin chilien 2009 amputée de 12,5% par le séisme
Le vignoble du Chili, cinquième exportateur mondial de vin, devrait voir sa production 2009 amputée de 12,5% à la suite du séisme qui a affecté le centre du pays, qui concentre 70% des domaines. Mais cela n'aura aucun impact à l'exportation. "Nous avons pu quantifier la perte à 125 millions de litres, ce qui équivaut à 250 millions de dollars, mais si l'on se reporte à la récolte abondante de 2009 (1 milliard de litres), la perte représente 12,5%", a déclaré mercredi Rene Merino, le président de Vinos de Chile, entité privée qui regroupe 92% des viticulteurs du pays. Les dégâts sont très inégalement répartis entre les propriétés, et aucune n'a été détruite totalement, a-t-il ajouté. Le séisme au Chili est survenu à l'orée des vendanges, qui avaient déjà commencé dans certains domaines. Le cycle de production a déjà repris par endroits, quatre jours après le séisme, les lignes de mises en bouteille sont d'une manière générale en état opérationnel. Le directeur général de la Corporation chilienne du Vin, Antonio Larrain, a écarté un problème d'approvisionnement pour les exportations. Le Chili était en 2008 le neuvième producteur mondial de vin, et le cinquième exportateur au monde, selon les données de l'Organisation internationale de la Vigne et du Vin.
26 février 2010 - Un livre blanc d'experts propose une nouvelle politique agricole
La réforme de la politique agricole suisse menée depuis une vingtaine d'années est nettement moins efficace que ne l'affirment régulièrement les sources officielles et les milieux paysans. Fort de ce constat, des experts proposent une nouvelle voie dans un livre blanc.
Cet ouvrage analyse les réussites et les carences de l'actuelle politique agricole et propose des solutions concrètes. Il est le fruit du travail de plusieurs experts réunis dans l'atelier de réflexion indépendant baptisé "Vision Landwirtschaft" (Vision pour l'agriculture), créé en 2007. Ce livre blanc est édité en allemand, avec un résumé en français. Un des rares Romands parmi ces experts n'est autre que Philippe Roch, ancien chef de l'Office fédéral de l'environnement. Le livre blanc auquel il a participé, s'il met en avant le rôle environnemental de l'agriculture, ne néglige pas pour autant les notions de revenu et d'approvisionnement.
26 février 2010 - Produits agricoles : informer les consommateurs sur les prix
Les consommateurs doivent mieux être informés des prix agricoles. Ayant remarqué qu'ils ne bénéficiaient que peu des prix à la baisse sur les marchés agricoles, l'Office fédéral de l'agriculture va leur mettre à disposition sur internet l'évolution des prix payés aux producteurs.
Le site Internet publiera régulièrement des données sur les prix du lait, de la viande, des fruits, des légumes, des pommes de terre et des céréales, indique l'OFAG vendredi dans un communiqué. Il est en effet apparu que les consommateurs n'ont de loin pas profité des baisses de prix versés aux producteurs pour le lait ou le porc l'an dernier, note par exemple l'OFAG. Le nouveau site a aussi pour objectif de faciliter le choix de produits suisses de haute qualité et produits dans le respect de l'écologie. Il présentera un tableau saisonnier des fruits et légumes le plus souvent achetés, précise l'OFAG dans son communiqué.
25 février 2010 - Le climat stresse la vigne
Communiqué de presse d'ACW
Les facteurs environnementaux - eau et température - ont une influence décisive sur le développement de la vigne. La station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW étudie le rôle joué par les conditions du sol et du climat telles la réserve en eau des sols, la répartition des précipitations et l'évolution climatique (hausse des températures). Ces facteurs peuvent largement déterminer les stress environnementaux chez la vigne et influencer la qualité des raisins et des vins.
Pour plus d'info lire le communiqué de presse
23 février 2010 - Vinea se dote d'une directrice et d'un nouveau président
L'assemblée générale de Vinea a élu mardi Elisabeth Pasquier au poste de directrice et François Murisier à la présidence.
Une nouvelle structure est mise en place pour s’adapter au mieux aux missions de l'association Vinea : la mise en valeur de la vigne et des vins de toute la Suisse. François Murisier, ancien chef de la viticulture et de l'œnologie à Agroscope Changins-Wädenswil, est expert à l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) et président du comité scientifique du Centre de recherches, études et valorisation pour la viticulture de montagne (Cervim), communique Vinea mercredi. Il remplace les co-présidents Vincent Bonvin et Dominique Rouvinez. Elisabeth Pasquier occupait jusqu'ici le poste de secrétaire générale. Avec cette nouvelle structure, Vinea passe pleinement d'une manifestation régionale en faveur des vins du Valais a un centre de compétences pour la vigne et les vins suisses, précise encore le communiqué.
Ambroisie à feuille d'armo
- Quelle est la situation dans les cantons ?
- Comment reconnaître la plante ?
- Où et comment annoncer un foyer ?
- Quelles sont les stratégies de lutte?
Sur ce site, vous trouverez également des informations sur la biologie et l'écologie de cette plante envahissante ainsi que sur les problèmes sanitaires liés à son pollen.
www.aAmbrosia.ch a été conçu par AGRIDEA, sur mandat de l'OFAG, avec le soutien d'un groupe d'experts constitué de représentants d'Agroscope, de MétéoSuisse et des services phytosanitaires cantonaux.
De moins en moins de colonies d'abeilles
En Europe centrale, le nombre de colonies d'abeilles a fortement diminué au cours des dernières décennies. Quant au nombre d'apicultrices et d'apiculteurs, il a chuté dans toute l'Europe.
Pour la première fois, on dispose d'une vue d'ensemble à l'échelle européenne du problème du recul du nombre de colonies. D'autres insectes pollinisateurs comme les abeilles sauvages et les syrphes étant aussi touchés par ce problème, la pollinisation, dont dépend un grand nombre de plantes cultivées, risque de ne plus être assurée. Tel est le résultat auquel est parvenu l'IBRA (International Bee Research Association - Association internationale pour la recherche apicole) lors d'une étude menée en étroite collaboration avec le Centre de recherches apicoles d'Agroscope Liebefeld-Posieux ALP. Côté apiculteurs, les scientifiques supposent que la cause de ce recul se trouve dans les changements sociaux et économiques survenus ces dernières décennies. Des revenus plus élevés ont fait perdre aux populations rurales l'attrait envers l'apiculture pratiquée comme hobby. Par ailleurs, les coûts pour lutter contre les maladies des abeilles comme l'acarien Varroa peuvent rapidement engloutir le revenu apicole d'une année entière. Il devient donc peu intéressant économiquement de détenir des abeilles à petite échelle. L'étude de l'IBRA et d'ALP apporte certes une pièce de plus au puzzle, mais elle ne résout pas l'énigme du recul du nombre d'abeilles.
Nouveau logo pour les produits biologiques européen
La Commission européenne a présenté lundi le nouveau "logo biologique" qui figurera sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l'Union européenne (UE) dès le 1er juillet. Quelque 130'000 personnes ont voté en ligne pour choisir le nouveau symbole parmi les projets de trois finalistes.
A compter du 1er juillet 2010, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée. Pour Urs Niggli, directeur de l'Institut de recherche pour l'agriculture biologique en Suisse qui a participé au choix du lauréat, le logo comprend deux messages clairs: la nature et l'Europe. Autre avantage, il n'est pas "dominant", et ne concurrence donc pas des labels additionnels, se bornant à leur adjoindre "une composante européenne verte". En Suisse, il n'existe aucun label bio étatique. Le label du "bourgeon", issu de l'économie privée, fait toutefois office de marque bio depuis près de 30 ans, a relevé Jacqueline Forster-Zigerli, porte-parole de Bio-Suisse, interrogée par l'ATS. Il est si bien implanté que le nouveau label européen ne fournit pas plus de transparence pour les clients, estime-t-elle. "De plus, il est parfois moins sévère que le bourgeon".
Un nouveau parasite débarque dans nos vignobles
Un nouveau parasite menace les vignes suisses. Venue d'Amérique du Nord via l'Italie, "Phyllocnistis vitegenella" a été observée l'an passé dans les vignobles tessinois du Mendrisiotto. Les chenilles de ce minuscule papillon attaquent les feuilles, en y creusant des mines.
La station fédérale Agroscope Changins-Wädenswil (ACW) suivra l'évolution de ce ravageur "pour évaluer sa réelle nuisibilité dans les conditions tessinoises", précise-t-elle lundi. "La mineuse américaine de la vigne" est apparue pour la première fois en Europe, en Vénétie, en 1994. Elle colonise aujourd'hui plusieurs régions du nord-est de l'Italie. Le parasite a été trouvé également dans le sud de la péninsule il y a deux ans, de même qu'en Slovénie en 2008, selon Agroscope. Plus d'info et photo
Assemblée générale de l'Union suisse des oenologues (USOE)
C'est dans le cadre d'Agrovina que s'est tenue l'assemblée générale de l'USOE. Le point phare de cette réunion est incontestablement la nomination de Daniel Dufaux, oenologue chez Badoux SA à Aigle à la présidence. Il succède à Mike Favre de Chamoson qui aura ainsi passé plus de 17 ans au comité dont 2 à la présidence. Plus d'info
Biodiversité dans l’agriculture
AGRIDEA, HESA et l’USP lancent un concours de projets « biodiversité dans l’agriculture » pour les paysans en activité et les personnes en formation.
La diversité biologique n’est pas seulement une ressource indispensable : c’est aussi un produit à multiples facettes de l'agriculture, qui revêt une importance croissante en Suisse. Ensemble, la centrale de vulgarisation agricole AGRIDEA, la Haute école suisse d’agronomie (HESA) et l’Union suisse des paysans lancent un concours de projets « biodiversité dans l’agriculture » pour les paysans en activité et les personnes en formation. On découvrira en 2010 les meilleures idées en matière de promotion de la biodiversité dans le cadre d’une exploitation agricole suisse ou pour la commercialisation des produits qui en sont issus. Le concours est soutenu par les offices fédéraux de l’agriculture et de l’environnement ainsi que par la Fondation Sur-La-Croix. Vous trouverez des formulaires de participation et de plus amples informations à l’adresse www.agrigate.ch.
Nouveau directeur nommé à Agridea
Le comité de l’Association AGRIDEA a élu hier Ulrich Ryser au poste de nouveau directeur d'AGRIDEA.
M. Ryser va commencer son activité le 1er juillet 2010. Le poste de directeur unique pour les deux sites de Lausanne et de Lindau est nouveau. Il émane du processus de réorganisation interne qui sera effectif au 1er janvier 2011. Ulrich Ryser, né le 10 mars 1968, domicilié à Unterbözberg (AG) est ingénieur agronome HES et au bénéfice d’un MBA de la Haute Ecole de St-Gall. Il est actuellement chef de la division « Fiduciaire et Estimation » à l’Union Suisse des Paysans (USP), à Brugg, suppléant du chef de département et membre de la direction élargie de l’USP. M. Ryser est convaincu de la nécessité d’avoir une vulgarisation forte, à même de répondre aux défis de l’agriculture et de l’espace rural.
En viticulture, l'entretien du sol et le désherbage se pratiquent aujourd'hui avec de nouveaux enjeux: la nécessité de mieux protéger le sol (érosion, portance, fertilité), la pression exercée sur les herbicides (retrait d'homologation, contamination des eux, développement de mauvaises herbes résistantes), la prise en compte et la promotion de la biodiversité. Pour relerver ces défis, une meilleure connaissance de la flore des vignobles s'impose. En effet, c'est en identifiant les espèces présentes et en tenant compte du véritable impact qu'elles ont sur la culture qu'il est possible d'intervenir à bon escient. | |
De paysans à paysans: Expériences réussies pour ménager les sols. | ||
Dans 9 courts métrages, des agriculteurs et viticulteurs de toute la Suisse racontent leurs expériences avec des techniques culturales ménageant les sols :
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Classeur des fiches techniques édité par Agridea:
Deux nouvelles fiches viennent d'être éditées avec l'appui de Vitiswiss. L'une d'elles est consacrée aux interceps, alternatives intéressantes pour diminuer voire éviter l'utilisation des herbicides alors que la seconde est consacrée à l'utilisation des buses anti-dérive. Le classeur peut être directement commandé chez Agridea.
Agriadress 2010
Edité par l’Agence d’information agricole romande (AGIR), l’Agriadress 2010 répertorie les adresses actuelles des organisations et associations liées à l’agriculture suisse. Un document indispensable régulièrement remis à jour, au vu de la rapide évolution qui prévaut dans le secteur primaire. Il peut être commandé auprès d'AGIR pour le prix de Fr. 12.--
La coccinelle asiatique boude le millésime 2009
Communiqué de presse d'ACW - 15 décembre 2009
La présence dans le vignoble suisse de la coccinelle asiatique Harmonia axyridis agent de faux-goûts potentiels dans les vins a été suivie en 2009 par la Station de recherche Agroscope Changins Wädenswil ACW. Les parcelles viticoles contrôlées de Bâle Campagne à La Côte vaudoise n'ont pas permis l'observation de l'insecte sur les grappes avant les vendanges.
Conditions climatiques et vendanges 2009
Communiqué de presse d'ACW - 11 décembre 2009
Quelle quantité de produits phytosanitaires y-a-t-il dans les cours d'eau?
Communiqué de presse d'ACW du 16 novembre 2009
Améliorer les analyses œnologiques
Communiqué de presse d'ACW du 12 novembre 2009
Mêmes les bonnes bouteilles sont soumises à des lois : l’analyse des vins permet d’en mesurer la qualité et de vérifier que ses composants correspondent véritablement à ce qui est déclaré. Mais quelle est la précision de ces analyses? Depuis 1995, divers laboratoires œnologiques cantonaux et privés se soumettent volontairement à une évaluation comparative. Les spécialistes en analyses de la station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW évaluent les résultats recueillis par la Haute École Valaisanne. Les laboratoires œnologiques suisses progressent ainsi dans l’excellence d’une démarche tout en faveur des consommateurs.
113 ans dans une bouteille de vin
Communiqué de presse d'ACW du 26 octobre 2009
C'est à peine croyable, mais vrai: les microbiologistes de la station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW ont réanimé une levure de vinification découverte dans une bouteille de vin, millésime 1895. Cette levure a été pour la première fois utilisée pour fabriquer du vin à l'automne 2008 après un sommeil long de 113 ans. Cette vieille levure présente de remarquables propriétés de fermentation, les vins qu'elle produit sont d'excellente qualité et ont été récompensés par des médailles d'or lors de dégustations reconnues.
Une nouvelle plante exotique s'installe dans les vignobles: la vergerette de Buenos Aires
Communiqué de presse d'ACW du 3 septembre 2009
84 ans d'observations du développement de la vigne
Communiqué de presse du 1er septembre 2009
Varier les produits phytosanitaires permet de prévenir les résistances
Les agriculteurs observent de plus en plus fréquemment que ravageurs, maladies et adventices développent des résistances aux produits phytosanitaires qu'ils utilisent fréquemment. Afin de réduire ce risque, la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW recommande de pratiquer des stratégies de lutte durable contre les ravageurs et, notamment de varier régulièrement les différents groupes de matières acitves utilisées. Test de résitance chez une larve de carpocapse (Phot ACW)
Utilisation du carbendazime en viticulture: suite à l'interdiction du carbendazime dans l'Union Européenne pour des raisons de toxicologie humaine, l'utilisation de produits contenant cette matière active n'est plus autorisée avec effet immédiat pour le Certificat Vitiswiss. Pour les PER, l'usage reste autorisé dans les limites des autorisations en vigueur.
Les spécialités commerciales concernées sont les suivantes: Ramag C, Sumico.
Mara, le dernier né des cépages d'Agroscope ACW: Le "C41", issu du croisement Gamay x Reichensteiner sélectionné à la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW vient d'être baptisé du nom de "Mara". Suite aux expériences positives obtenues avec ce cépage de la même lignée que le Gamaret et le Garanoir, du matériel de multiplication standard a été distribué en 2008 et 2009 aux pépiniéristes viticoles suisses. Plus d'info
| Le Nouveau guide viti 2009-2010 est disponible! Comme à l'accoutumée, la partie phytosanitaire est consacrée à l'entretien des sols, à la nutrition de la vigne et à la protection phytosanitaire. L'application des produits phytosanitaires revient en détail sur le dosage des produits phytosanitaires adapté aux surfaces foliaires. Les actualités viticoles sont consacrées à la cocinelle asiatique, à de nouvelles espèces botaniques potentiellement peu concurentielles pour l'engazonnement de la vigne, à la flavescence dorée ou encore à la protection des eaux superficielles. Enfin, il comprend la liste jaune soit l'index phytosanitaire, document indispensable à chacun. Ce guide peut être commandé auprès d'ACW à Changins |
Journée d'information viticole du 15 janvier 2008: Résumé des conférences. Cette journée a été organisée par Vitipus, ACW, l'Ecole d'Ingénieurs de Changins et Prométerre.
L'année viticole 2007, Document publié par l'Office fédéral de l'agriculture
15 avril 2008


